À travers champs
- Par Damien Bouchat
Pages 72 à 79
Citer cet article
- BOUCHAT, Damien,
- Bouchat, Damien.
- Bouchat, D.
https://doi.org/10.3917/rn.264.0072
Citer cet article
- Bouchat, D.
- Bouchat, Damien.
- BOUCHAT, Damien,
https://doi.org/10.3917/rn.264.0072
Si le champ désigne une étendue de terre cultivée, la notion de champ est aussi centrale dans la théorie de Pierre Bourdieu (2022) en tant que microcosme social relativement autonome à l’intérieur du macrocosme social. Chacun de ceux-ci est régi par des règles qui lui sont propres et se caractérise par la poursuite d’une fin spécifique. Ainsi en est-il du champ de « l’agriculture » et du champ du « travail social » dont il sera question dans cet article, et surtout d’expérimentations qui sont autant de tentatives de jeter des ponts entre « ces mondes » différents qui, en dépassant leurs propres limites, cherchent à s’enrichir l’un de l’autre pour construire des réponses communes. Et, au-delà de ces microcosmes, n’est-ce pas la société dans son ensemble qui a à y gagner ? Ces initiatives visent en effet à expérimenter, en réseau, des solutions originales et des besoins sociaux insuffisamment rencontrés via des réponses institutionnelles. Deux dispositifs feront l’objet de notre analyse : d’une part, la réflexion et l’action de la coopérative Paysans-Artisans pour rendre plus accessible une alimentation de proximité et de qualité à un public précarisé. D’autre part, l’agriculture sociale, mise en pratique notamment par l’ASBL Nos Oignons qui, au travers du contact avec le vivant, développe une forme de (green) care. Deux initiatives différentes, tant dans leur finalité que dans leurs pratiques mais qui recouvrent pourtant quelques similitudes.
Le philosophe Patrick Viveret (2015), dans ce qu’il appelle le trépied du REV, propose d’articuler la pratique de Résistance créatrice avec celles d’Expérimentation anticipatrice et de Vision transformatrice…
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