Article de revue

Quelques considérations sur la musique populaire et son influence sur l'art des sons

Pages 181 à 188

Citer cet article


  • Sibelius, J.
(2008). Quelques considérations sur la musique populaire et son influence sur l'art des sons. Musurgia, XV(1), 181-188. https://doi.org/10.3917/musur.081.0181.

  • Sibelius, Jean.
« Quelques considérations sur la musique populaire et son influence sur l'art des sons ». Musurgia, 2008/1 Volume XV, 2008. p.181-188. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/revue-musurgia-2008-1-page-181?lang=fr.

  • SIBELIUS, Jean,
2008. Quelques considérations sur la musique populaire et son influence sur l'art des sons. Musurgia, 2008/1 Volume XV, p.181-188. DOI : 10.3917/musur.081.0181. URL : https://shs.cairn.info/revue-musurgia-2008-1-page-181?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/musur.081.0181


Notes

  • [*]
    Traduit du suédois par Anja Fantapié. Toutes les notes sont de la traductrice.
  • [1]
    La conférence a été partiellement improvisée et, surtout vers la fin, des propositions sont effacées et remplacées par une nouvelle formulation et, parfois, il s’y trouve des phrases bancales. L’éditeur du texte suédois a conservé tout ce qui était dans le manuscrit et j’ai essayé, autant que possible, de noter les changements entre crochets.
  • [2]
    La proposition inachevée est reprise par la suite.
  • [3]
    En allemand dans le manuscrit (« étranger »)
  • [4]
    Pluriel de rekiviisu
  • [5]
    La poésie populaire carélienne qui a donné la naissance au Kalévala, épopée nationale, a été chantée.
  • [6]
    Velisurmaaja, « fratricide ».
  • [7]
    « Dors, petit Charles ».

Dans la conférence qui suit, j’ai l’intention de présenter quelques considérations sur la musique populaire et son influence sur l’art des sons.
Si on observe le développement de la musique religieuse chrétienne, on note d’une part quel travail gigantesque a été fait pour maîtriser artistiquement son matériau et, d’autre part, que ce matériau a été principalement nourri par la mélodie populaire. La naissance du chant populaire a été le sujet de nombreuses études. On peut sans doute considérer comme vraisemblable que son origine se situe, pour une grande partie, dans l’improvisation, surtout si celle-ci a jailli d’une forte ardeur. Par la suite, cet état musical improvisé a abouti, après de nombreuses répétitions et modifications, à une forme universelle. Très souvent, c’est tout un peuple qui a contribué à ce remaniement. C’est là qu’on doit chercher les raisons pour lesquelles ces mélodies reflètent, souvent d’une façon particulièrement pertinente, le caractère et la vie émotionnelle du peuple.
Si on compare les mélodies populaires de différents peuples – telles qu’elles ont été publiées dans diverses collections – on peut aboutir à plusieurs résultats notables. D’une part, les mélodies populaires s’appuient sur différents systèmes de sons (dépendant surtout de l’époque de leur origine) et, d’autre part, en ce qui concerne leur structure, elle est plus raffinée dans les pays dont la culture est plus ancienne.
Aux Indes et en Chine on chante, encore aujourd’hui, des chansons populaires qui représentent ce qu’on appelle la forme lied en trois parties – qui est, comme on le sait, une forme musicale assez développée…


Date de mise en ligne : 18/10/2013

https://doi.org/10.3917/musur.081.0181

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