Article de revue

L'éloquence des cartes.De la défense du territoire national à la bataille de Bagdad

Page 6

Citer cet article


  • Bonerandi, E.
  • et Houssay-Holzschuch, M.
(2004). L'éloquence des cartes.De la défense du territoire national à la bataille de Bagdad. Mots. Les langages du politique, 73(1), 6-6. https://doi.org/10.4000/mots.16162.

  • Bonerandi, Emmanuelle.
  • et al.
« L'éloquence des cartes.De la défense du territoire national à la bataille de Bagdad ». Mots. Les langages du politique, 2004/1 n° 73, 2004. p.6-6. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/revue-mots-2004-1-page-6?lang=fr.

  • BONERANDI, Emmanuelle
  • et HOUSSAY-HOLZSCHUCH, Myriam,
2004. L'éloquence des cartes.De la défense du territoire national à la bataille de Bagdad. Mots. Les langages du politique, 2004/1 n° 73, p.6-6. DOI : 10.4000/mots.16162. URL : https://shs.cairn.info/revue-mots-2004-1-page-6?lang=fr.

https://doi.org/10.4000/mots.16162


Notes

  • [1]
    L’expression est empruntée à Carl Sauer, géographe culturel américain.
  • [2]
    « Par la sélectivité de leur contenu et par leurs symboles et leurs styles de représentation, les cartes sont un moyen d’imaginer, d’articuler et de structurer le monde des hommes » (B. Harley, 1988, « Maps, knowledge and power » dans The Iconography of Landscape : Essays on the Symbolic Representation, Design and Use of Past Environnements, publié sous la direction de Denis Cosgrove et Stephen Daniels, New York, Cambridge University Press, traduit en français dans Gould P., Bailly A., [ed.], 1995, Le pouvoir des cartes – Brian Harley et la cartographie, Paris, Anthropos).
  • [3]
    M. Monmonier, 1993, chap. 7 : « Les cartes au service de la propagande politique », p. 133-176.
  • [4]
    Voir M. Pelletier, 1990.
  • [5]
    Parfois même assimilée à un « Paris-Dakar bis ».
  • [6]
    Il est assez difficile d’établir une distinction nationale claire entre médias, tant les cartes, notamment celles de l’avancée des troupes coalisées, sont semblables de part et d’autre de l’Atlantique. Même si la démonstration s’appuie sur l’utilisation de cartes établies par des médias américains, on ne peut véritablement distinguer dans le discours cartographique un camp de la paix d’un camp de la guerre dans les quotidiens et les hebdomadaires.
  • [7]
    http://www.usatoday.com/news/world/iraq/front.htm#; http://www.cnn.com/SPECIALS/2003/iraq/maps/
  • [8]
    « L’Irak, avec 168 927 miles carrés (437 521 kilomètres carrés) est légèrement plus grande que la Californie. Le pays est principalement constitué de plaines désertiques mais présente également de grandes roselières et zones inondées le long de la frontière méridionale avec l’Iran. Une chaine de montagnes borde la frontière septentrionale avec l’Iran et la Turquie. Il possède 36 miles de côtes ».
  • [9]
    Rappelons que les médias, et le gouvernement américain, ont largement diffusé l’idée que l’Irak possédait la « quatrième armée du monde » lors de la première guerre du Golfe en 1991.
  • [10]
    B. Harley, ouvr. cit., p. 29.
Français

La carte est une forme de savoir socialement construite et chargée du jugement de valeur de ses producteurs (État, armée, médias…). Elle peut être assimilée à une forme de langage. À ce titre, l’analyse de cartes de conflits permet d’apporter un éclairage aux enjeux de la guerre au sens large. Après avoir considéré l’apport des géographes à l’interprétation des cartes, cet article propose une réflexion sur les enjeux de sécurité nationale tels qu’ils s’expriment dans la production, l’usage et l’accès aux cartes. Il analyse enfin, dans une perspective de sémiologie graphique, les cartes de la guerre en Irak de mars 2003 diffusées par deux médias américains (CNN et USA Today).

  • cartes
  • guerre
  • sécurité nationale
  • sémiologie graphique
  • Irak

Mots-clés éditeurs : cartes, guerre, Irak, sécurité nationale, sémiologie graphique


English

Maps are socially constructed forms of knowledge and thus betray the values and judgements of its producers (the State, the armed forces, the medias…). They can be seen and read as text. Hence, analysing maps of conflicts allows a better understanding of war (in the brood sense of the term) and its stakes. Firstly, we consider geographers’ contribution to map interpretation. We then investigate how map production, use and access are a matter of national security. Using graphic semiology tools, we finally examine CNN and USA Today maps of the March 2003 War in Iraq.

  • maps
  • war
  • graphic semiology
  • national security
  • Iraq

Mots-clés éditeurs : graphic semiology, Iraq, maps, national security, war


Español

El mapa es una forma de saber socialmente contruida y está cargado de los prejuicios de sus productores (el Estado, fas fuerzas armadas, los mass-media…). Puede ser asimilado a una forma de lenguaje. El análisis de los mapas relativos a conflictos permite enfocar lo que está en juego en la guerra en el sentido lato. Tras la comprensión de las interpretaciones de los mapas por los geográfos, este artículo propone una reflexión sobre los dilemas relativos a la seguridad nacional articulados a la producción, el uso y el acceso a los mapas. Analiza también, dentro de una perspectiva de semiología gráfica, los mapas de la guerra en Iraq de marzo 2003 difundidos por dos mass-media norteamericanos (CNN y USA Today).

  • mapas
  • guerra
  • seguridad nacional
  • semiología gráfica
  • Iraq

Mots-clés éditeurs : guerra, Iraq, mapas, seguridad nacional, semiología gráfica


Date de mise en ligne : 01/02/2009

https://doi.org/10.4000/mots.16162

Cet article est en accès conditionnel