Jacques Julliard, la politique et l’histoire politique
- Par Marc Lazar
Pages 87 à 95
Citer cet article
- LAZAR, Marc,
- Lazar, Marc.
- Lazar, M.
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- Lazar, M.
- Lazar, Marc.
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Notes
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[1]
J. Julliard, Le génie de la liberté, Paris, Le Seuil, 1990, p. 167.
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[2]
J. Julliard, Les gauches françaises, 1762-2012. Histoire, politique et imaginaire, Paris, Flammarion, 2012, p. 847.
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[3]
J. Julliard, La faute aux élites, Paris, Gallimard, 1997, p. 232.
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[4]
Pierre-André Taguieff, « Populismes et antipopulismes : le choc des argumentaires », Mots, 55, juin 1998, p. 5-26.
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[5]
Bernard Manin, Principes du gouvernement représentatif, Paris, Calmann-Lévy, 1995.
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[6]
J. Julliard, La reine du monde, Paris, Flammarion, 2008, p. 122-123.
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[7]
J. Julliard, Les gauches françaises, op. cit., p. 884.
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[8]
Ibid., p. 885.
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[9]
Ibid., p. 744-745.
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[10]
Ce point est bien mis en lumière dans le compte rendu du livre de Julliard par Pascal René dans Esprit, 2, février 1969, p. 349-351.
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[11]
J. Julliard, Les gauches françaises, op. cit., p. 569, note 1.
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[12]
Ibid., p. 855.
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[13]
J. Julliard, Autonomie ouvrière. Études sur le syndicalisme d’action directe, Paris, Gallimard-Le Seuil, coll. « Hautes Études », 1986, p. 31.
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[14]
Ibid., p. 26-27.
On voudra bien excuser que je commence ce texte d’hommage par un témoignage personnel. Mais je ne peux m’en empêcher tant Jacques Julliard a compté dans mon itinéraire personnel.
Je l’ai rencontré en 1979. Venant d’obtenir l’agrégation d’histoire, j’avais été nommé professeur au collège et au lycée de Honfleur où je passerai une année fort agréable en m’initiant au métier d’enseignant dans une ville au charme irrésistible. Je pris contact avec lui car je voulais réaliser ce que l’on appelait un DEA sous sa direction à l’EHESS. De Julliard, je connaissais très peu de choses, mais j’avais dévoré avec bonheur son Clemenceau, briseur de grèves dans la si belle collection « Archives », lu le savant Fernand Pelloutier et les origines du syndicalisme d’action directe et apprécié le souffle de son Histoire de la Quatrième République. Quant à l’École, elle m’apparaissait une institution brillant de tous ses feux. En vérité, j’étais fort ignorant en matière académique. Cela peut surprendre. Déjà à l’époque, nombre de ceux qui se lançaient dans la recherche possédaient les clés permettant de se mouvoir dans les arcanes de l’université et, en conséquence, élaboraient de redoutables stratégies de carrière. Cette tendance, on le sait, n’a fait que s’amplifier dans un environnement hautement compétitif : elle laisse sur le côté de manière impitoyable les non-initiés. Pour ma part, ces subtilités m’étaient étrangères, ce qui appelle une explication. En fait, des années durant, j’avais milité activement, d’abord à la Ligue communiste puis dans un peti…
Date de mise en ligne : 04/10/2024