Dominique Casajus, L'Aède et le Troubadour. Essai sur la tradition orale
Paris, CNRS Éditions, 2012, 208 p.
- Par Alban Gautier
Pages 201 à 203
Citer cet article
- GAUTIER, Alban,
- Gautier, Alban.
- Gautier, A.
https://doi.org/10.4000/medievales.7151
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- Gautier, A.
- Gautier, Alban.
- GAUTIER, Alban,
https://doi.org/10.4000/medievales.7151
Voilà un livre important qui surprendra et ravira plus d’un lecteur. Son auteur, ethnologue et spécialiste de la poésie orale des Touaregs principalement recueillie au cours du xxe siècle, y expose ses réflexions sur les littératures orales en général, et sur certaines traditions littéraires marquées par l’oralité en particulier. Pour donner à comprendre ce que sont ces «?objets verbaux plus précieux que les paroles éparses qui naissent tous les jours de nos interactions langagières?» (p. 9-10), ces compositions marquées à la fois par des traits formels et par le primat de l’oralité, l’auteur n’a pas choisi de formuler d’abord des théories mais d’observer ce que sont ces littératures dans lesquelles l’improvisation, la mémoire et la performance jouent un rôle central. C’est ainsi qu’après une brève introduction proposant quelques définitions, il se penche successivement, dans les six chapitres de ce livre, sur quatre corpus poétiques bien délimités – quatre univers, pourrait-on dire – qui, paradoxalement, nous sont surtout parvenus sous des formes écrites?: les poèmes homériques (chapitres 1 et 2), la poésie contemporaine des Touaregs (chapitre 3), la poésie arabe préislamique (chapitre 4) et les compositions des troubadours (chapitres 5 et 6). Ces six chapitres sont pour la plupart repris de publications antérieures, mais réunis ici dans un même volume, ils prennent sens et s’éclairent les uns les autres.
Le médiéviste, historien ou littéraire, occidentaliste ou orientaliste, trouvera donc à maints égards son profit à lire ce livre…