Noëlle DEFLOU-LECA, Saint-Germain d'Auxerre et ses dépendances (Ve-XIIIe siècle). Un monastère dans
Saint-Étienne, Publications de l'Université de Saint-Étienne, 2010, 750 p. (Collection « Congrégations, ordres religieux et sociétés », CERCOR)
- Par Aurélien Le Coq
Pages 210 à 212
Citer cet article
- LE COQ, Aurélien,
- Le Coq, Aurélien.
- Le Coq, A.
https://doi.org/10.4000/medievales.6584
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- Le Coq, A.
- Le Coq, Aurélien.
- LE COQ, Aurélien,
https://doi.org/10.4000/medievales.6584
L’ouvrage que Noëlle Deflou-Leca consacre à l’abbaye de Saint-Germain d’Auxerre est la version remaniée de sa thèse de doctorat soutenue à l’Université de Bourgogne en 2000, sous la direction d’Alain Saint-Denis. Le propos de l’auteur est d’étudier l’insertion de l’abbaye dans la société à travers un double réseau?: celui des dépendances et celui des donateurs. L’ouvrage représente une vaste étude allant de l’époque de la fondation, du temps de l’évêque Germain (418-448), à la fin du xiiie siècle, quand l’abbaye se détache de la tutelle clunisienne et entreprend la rédaction de deux cartulaires?: le Grand Cartulaire, composé dans la seconde moitié du xiiie, et le cartulaire de la Pitancerie, ou Petit Cartulaire. Noëlle Deflou-Leca s’appuie aussi sur les Gesta pontificum autissiodorensium, commencées vers 873, et les Gesta abbatum sancti Germani, rédigées vers 1290, auxquelles s’ajoutent les nombreux documents d’archives, l’archéologie et les sources de seconde main, notamment les travaux des mauristes.
Du ve au xe siècle, Saint-Germain se développe, essaime et rayonne sur le monde carolingien (Ire partie). Il s’agit initialement d’un oratoire fondé par l’évêque Germain et dédié à saint Maurice, qui devient une basilique funéraire quand Germain choisit d’y être enterré. Peut-être lors de la réforme de Bathilde, vers 657-666, l’abbaye voit l’installation d’un ordo regularis. La formation du patrimoine foncier de l’établissement se fait alors progressivement. À la suite de saint Germain, plusieurs évêques, notamment Aunaire (561-604) et Didier (605-623), puisent dans leurs biens personnels au bénéfice de l’abbaye mais l’avènement des Pippinides, et en particulier de Charles le Chauve, marque véritablement la période d’extension du patrimoine…