Charles Mériaux, Gallia irradiata. Saints et sanctuaires dans le nord de la Gaule du haut Moyen Âge, Stuttgart, Franz Steiner Verlag (Beiträge zur Hagiographie, 4), 2006, 428 p.
- Par Alban Gautier
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Citer cet article
- GAUTIER, Alban,
- Gautier, Alban.
- Gautier, A.
https://doi.org/10.4000/medievales.4282
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Notes
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[1]
R. Meens, « A background to Augustine’s Mission to Anglo-Saxon England », Anglo-Saxon England, 23, 1994, p. 5-17 ; I. Wood, « The Mission of Augustine of Canterbury to the English », Speculum, 69, 1994, p. 1-17.
Une fois n’est pas coutume, peut-être faut-il ouvrir le livre de Charles Mériaux en commençant par la fin – en l’occurrence, par les deux riches annexes (respectivement 104 et 27 pages) qui résument l’essentiel du travail de collecte réalisé par l’auteur à l’occasion de sa thèse sur la formation des diocèses septentrionaux de la Gaule entre le vie et le xe siècle, et dont cet ouvrage représente l’aboutissement. Couvrant les régions situées dans la moitié nord de la province de Belgique IIe, à savoir les anciennes cités des Atrébates (Arras), des Ménapiens (Cassel/Tournai), des Morins (Boulogne et Thérouanne) et des Nerviens (Bavay/Cambrai), le livre décrit les évolutions qui ont permis, au cours du haut Moyen Âge, l’intégration de ces régions au royaume franc et à son mode d’organisation ecclésiastique. Le processus débouche en effet à l’époque carolingienne sur la formation de quatre diocèses aux physionomies bien différentes. Le diocèse de Thérouanne, pour commencer, a absorbé la cité de Boulogne et vu se développer la double communauté monastique et canoniale de Sithiu (Saint-Bertin/Saint-Omer). Celui de Cambrai, le seul à se trouver en terre d’Empire à la suite des partages du ixe siècle, connaît un épiscopat puissant ; les évêques de Cambrai administrent par ailleurs le diocèse d’Arras, qui n’a donc pas d’évêque propre. Le même cas de figure se présente dans le diocèse de Tournai, placé sous la responsabilité des évêques de Noyon – que l’auteur maintient hors de son étude : un choix qui peut se discuter mais qu’il justifie par des considérations géographiques, Noyon se rapprochant plus des diocèses picards comme celui d’Amiens…