Article de revue

Pèlerins et missionnaires : les militants itinérants

Pages 12 à 17

Citer cet article


  • Paris, R.
  • et Weill, C.
(2006). Pèlerins et missionnaires : les militants itinérants. Matériaux pour l’histoire de notre temps, 84(4), 12-17. https://doi.org/10.3917/mate.084.0003.

  • Paris, Robert.
  • et al.
« Pèlerins et missionnaires : les militants itinérants ». Matériaux pour l’histoire de notre temps, 2006/4 N° 84, 2006. p.12-17. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/revue-materiaux-pour-l-histoire-de-notre-temps-2006-4-page-12?lang=fr.

  • PARIS, Robert
  • et WEILL, Claudie,
2006. Pèlerins et missionnaires : les militants itinérants. Matériaux pour l’histoire de notre temps, 2006/4 N° 84, p.12-17. DOI : 10.3917/mate.084.0003. URL : https://shs.cairn.info/revue-materiaux-pour-l-histoire-de-notre-temps-2006-4-page-12?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/mate.084.0003


Notes

  • [1]
    Voir par exemple l’ouvrage que Diego Abad de Santillán a consacré à l’apôtre et martyr de la révolution mexicaine Ricardo Flores Magón : Ricardo Flores Magón, el apostol de la Revolución social mexicana, Mexico, Grupo cultural Ricardo Flores Magón, 1925 [réédité à Mexico par les éditions Antorcha en 1988
  • [2]
    Selon la définition du Littré, Dictionnaire de la langue française.
  • [3]
    Sur la dimension souvent méconnue de l’action de Ricardo Flores Magón, voir aussi Javier Torres Parés, La Revolución sin frontera, Mexico, Unam, Ediciones Hispánicas, 1990.
  • [4]
    Voir la thèse de Natalia Tikhonov, La quête du savoir : étudiantes de l’Empire russe dans les universités suisses (1864-1920), Université de Genève/EHESS, 2004. Voir aussi Claudie Weill, Étudiants russes en Allemagne 1900-1914. Quand la Russie frappait aux portes de l’Europe, Paris, L’Harmattan, 1996.
  • [5]
    Leurs biographies figurent dans les Dictionnaires biographiques du mouvement ouvrier international, Autriche et Allemagne, série internationale du « Maitron ».
  • [6]
    Voir Robert Paris, Préface à J. C. Mariátegui, Sept essais d’interprétation de la réalité péruvienne, Paris, Maspero, 1969, pp. 7-30 et, surtout, La formación ideológica de José Carlos Mariátegui, Mexico, Siglo XXI, 1981.
  • [7]
    Voir Conférence des trois Internationales, tenue à Berlin les 2, 4 et 5 avril 1922, (Édition du Comité des Neuf), Bruxelles, Librairie du Peuple, 1922, p. 122.
  • [8]
    Voir Une vie révolutionnaire 1883-1940. Les mémoires de Charles Rappoport, texte établi et annoté par Harvey Goldberg et Georges Haupt, édition achevée et présentée par Marc Lagana, Paris, Éditions de la MSH, 1991.
  • [9]
    Angelica Balabanoff, Ma vie de rebelle, Paris, Balland, 1981, pp. 24-25.
  • [10]
    Voir Daniela Neumann, Studentinnen aus dem Russischen Reich in der Schweiz (1867-1914), Zurich, Verlag Hans Rohr, 1987.
  • [11]
    Voir Rosa Luxemburg, Lettres à Sophie 1916-1918, Paris, Berg International, 2003.
  • [12]
    Voir Antonio Gramsci, Lettres de prison, Paris, Gallimard, 1971.
  • [13]
    Voir Ottokar Luban, « Fanny Thomas Jezierska (1887-1945) — Von Rosa Luxemburg zu Gramsci, Stalin und August Thalheimer — Stationen einer internationalen Sozialistin », in Jahrbuch für historische Kommunismusforschung, 2003.
  • [14]
    Voir Franco Andreucci, et Tomaso Detti, Il Movimento operaio italiano. Dizionario biografico, Rome, Editori riuniti, 1975 et sq., volume 3, pp. 6-20. Pour Angelica Balabanova, voir dans le volume 1 les pages 136-140. Fanny Jezierska ne figure pas dans ce dictionnaire biographique
  • [15]
    Lettres reproduites en annexe de l’ouvrage d’Elzbieta Ettinger, Rosa Luxemburg. Ein Leben, Bonn, Dietz, 1990, pp. 314-352.
  • [16]
    Selon les expressions de Denys Cuche parlant de Flora Tristan : « Une étrangère au Pérou ou le Pérou de Flora Tristan : du rêve à la réalité », in Flora Tristan, Nécessité de faire bon accueil aux femmes étrangères, Paris, L’Harmattan, 1988, p. 21.
  • [17]
    Lettre du 4 mars 1899, reproduite dans Lettres à Léon Jogichès (réunies, annotées et préparées par Félix Tych, présentées et choisies pour l’édition française par Victor Fay), Paris, Denoël-Gonthier, 1971, volume I, pp. 273-274.
  • [18]
    Voir Georges Haupt, « Emigration et diffusion des idées socialistes : l’exemple d’Anna Kuliscioff », in Pluriel-débat, n° 14, 1978, p. 4, ainsi que du même auteur « Rôle de l’exil dans la diffusion de l’image de l’intelligentsia révolutionnaire », in Cahiers du Monde russe et soviétique, XIX (3), juillet-septembre 1978, pp. 239-249.
  • [19]
    Bureau socialiste international. Comptesrendus des réunions, manifestes, circulaires, volume I, 1900-1907 (Documents réunis et présentés par Georges Haupt), Paris/La Haye, Mouton, 1969, 438 p.
  • [20]
    Selon Jivka Damianova, qui rédige actuellement une biographie de Rakovski, celui-ci aurait proposé son mandat à Rosa Luxemburg qui en avait été privée au Congrès de Zurich de l’Internationale.
  • [21]
    Les autobiographies de Radek et de Rakovski figurent dans Georges Haupt & Jean-Jacques Marie, Les bolcheviks par eux-mêmes, Paris, Maspero, 1969, pp. 321-361.
  • [22]
    Voir son autobiographie dans « Dejateli SSSR i Oktrjabskoj Revoljucii », in Enciklopeditch eskij slovar’ Russkogo biografi eskogo Instituta Granat, Moscou, 1927-1929, reprint complété en 1989.
  • [23]
    Voir Marcello Segall, « En Amérique latine. Développement du mouvement ouvrier et proscription », in International Review of Social History, vol. XVII (1972), numéro spécial 1871, Jalons pour une histoire de la Commune de Paris, pp. 325-369.
  • [24]
    Voir William J. Fishman, « Rudolf Rocker: Anarchist missionary », in History Today, XVI (1966), pp. 45-52 et, du même auteur, East End Jewish Radicals, 1875-1914, Londres, Duckworth, 1975. voir aussi la notice de Rocker dans le Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier allemand, Jacques Droz (éd.), 1990.
  • [25]
    Voir Robert Paris, « Biographies et « profils » du mouvement ouvrier : quelques réflexions autour d’un dictionnaire », in Babylone, n° 4 (1985), pp. 86-109, « [Le dictionnaire international]. L’Amérique latine », in Le Mouvement social, n° spécial « Avec Jean Maitron », octobre-décembre 1988, pp. 142-143, et « Les dictionnaires d’Amérique latine : entre mouvement ouvrier et classes subalternes », in Matériaux pour l’histoire de notre temps, n° 34, janvier-juin 1994, pp. 36-38.
  • [26]
    Voir Georges Haupt, « Militants sociaux-démocrates allemands au Brésil (1893-1896) »,
  • [27]
    Voir J. Godio, El Movimiento obrero venezolano, 1850-1944, Caracas, Ateneo de Caracas, 1980, p. 20, et Georges Haupt, La Deuxième Internationale, 1889-1914, Paris-La Haye, Mouton, 1964, p. 148.
  • [28]
    Voir Robert Paris, « Un rapport sur Malatesta dans les archives de la police française », in La Trace, n° 4, octobre 1990, pp. 14-27.
  • [29]
    Voir Carl Levy, « Malatesta in exile », in Annali della Fondazione Luigi Einaudi, 1981, pp. 245-280.
  • [30]
    Voir Gonzalo Zaragoza Ruvira, « Errico Malatesta y el Anarquismo argentino », in Historiografia y Bibliografia Americanistas, 1972, pp. 401-424.
  • [31]
    Voir Claudie Weill, « Deutschsprachige und russische Sozialisten im Pariser Exil », in Anne Saint Sauveur-Henn (ed), Fluchtziel Paris. Die deutschsprachige Emigration 1933-1940, Berlin, Metropol Verlag, 2 002, pp. 129-136.
Français

Résumé

L’internationalisme s’incarne dans deux figures complémentaires de militants itinérants exilés : les pèlerins et les missionnaires. Les premiers sont attirés vers l’épicentre du socialisme international, principalement l’Allemagne à l’époque de la IIe Internationale, puis la Russie au lendemain de la Révolution, où ils sont souvent amenés à jouer un rôle de tout premier plan. Les seconds importent et adaptent l’anarchisme, le socialisme ou le syndicalisme européens dans le Nouveau monde où ils rencontrent les immigrés du travail formant l’embryon des mouvements ouvriers émergents. L’étude de leurs itinéraires permet de souligner l’importance de l’exil et de la migration dans la diffusion de l’internationalisme « prolétarien ».


English

Abstract

Two complementary figures of the militant in exile embody the concept of internationalism: the pilgrim and the missionary. The former was drawn towards the epicentre of international socialism, principally Germany at the time of the Second International, then to Russia after the Revolution, where he often came to play a leading role. The latter took European anarchism, socialism and trade-unionism with him to the New World. There, he encountered immigrant workers and together they formed the embryo of the emerging local labour movement. A study of these journeys highlights the importance of exile and migration in the diffusion of “proletarian” internationalism.


Logo Souscrire pour ouvrir

Cet article est accessible en accès ouvert dans le cadre de notre modèle Souscrire Pour Ouvrir.

Date de mise en ligne : 01/11/2011

https://doi.org/10.3917/mate.084.0003