Article de revue

Gouvernance et territoires dans les pays arabes méditerranéens

Pages 91 à 106

Citer cet article


  • Beckouche, P.
(2011). Gouvernance et territoires dans les pays arabes méditerranéens. Maghreb - Machrek, 208(2), 91-106. https://doi.org/10.3917/machr.208.0091.

  • Beckouche, Pierre.
« Gouvernance et territoires dans les pays arabes méditerranéens ». Maghreb - Machrek, 2011/2 N° 208, 2011. p.91-106. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/revue-maghreb-machrek-2011-2-page-91?lang=fr.

  • BECKOUCHE, Pierre,
2011. Gouvernance et territoires dans les pays arabes méditerranéens. Maghreb - Machrek, 2011/2 N° 208, p.91-106. DOI : 10.3917/machr.208.0091. URL : https://shs.cairn.info/revue-maghreb-machrek-2011-2-page-91?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/machr.208.0091


Notes

  • [*]
    Pierre Beckouche est chercheur à l’UMR Ladyss, directeur du GIS « CIST », conseiller scientifique d’IPEMED.
  • [1]
    Intervention lors du colloque de l’Association des économistes tunisiens (ASECTU) des 2 et 3 mai 2011 à Tunis sur les transitions à l’est et au sud de l’Europe.
  • [2]
    Voir le dossier que le Collège international des sciences du territoire a consacré sur la question : http://www.gis-cist.fr/index.php/main-sections/axes-de-recherche/geomedia/dossiers-du-cist/
  • [3]
    E. Denis, « La financiarisation du foncier observée à partir des métropoles égyptiennes et indiennes », Revue Tiers-monde, n° 206, 2011, pp. 139-158.
  • [4]
    F. Hatem (dir.), « Les investissements étrangers en transports dans la région Meda », Anima, notes et études, n° 18, 2006, p.10.
  • [5]
    Chiffre inférieur aux estimations de l’Observatoire méditerranéen de l’énergie qui estime qu’il faudra 120 milliards d’euros d’ici 2030 uniquement pour la production et le transport d’électricité.
  • [6]
    La BEI avait consacré à ce thème la 7e conférence FEMIP tenue à Tunis en 2010. Voir le « Guidebook » des technopoles en Méditerranée édité en 2010 par le Centre de Marseille pour l’intégration en Méditerranée (CIM) créée en 2009 par la BEI, la Banque mondiale, les gouvernements égyptien, français, jordanien, libanais, marocain, tunisien et la ville de Marseille.
  • [7]
    Dans l’économie de la connaissance et de la circulation, la ville est par excellence le territoire qui assure ces deux fonctions. Voir P. Veltz, Mondialisation, villes et territoires. L’économie d’archipel, Paris, PUF, 2005, 288 p.
  • [8]
    Les municipalités sont des institutions relativement anciennes puisqu’elles ont été introduites au milieu du XIXe siècle au moment de la modernisation de l’État ottoman (« Tanzimat »). Cet échelon fut renforcé par l’administration des puissances coloniales ou mandataires, sur un modèle britannique ou français. Dans la quasi-totalité des cas, il fut repris par les États issus des indépendances (J.-C. Tourret (dir.), « Les autorités locales et régionales dans la nouvelle gouvernance méditerranéenne », Rapport pour le Forum des Autorités locales et régionales de la Méditerranée, 22 et 23 juin 2008, Marseille, Institut de la Méditerranée, 2008, 108 p.). Depuis une décennie, les PSEM ont relancé leurs projets de décentralisation : révision en 2008 de la Charte communale adoptée en 2002 au Maroc pour renforcer l’autonomie des autorités locales, annonce en 2005 par le roi jordanien de la création de plusieurs assemblées régionales, les villes marocaines et tunisiennes ont l’autorisation d’emprunter pour financer leurs dépenses d’investissement, etc.
  • [9]
    J.-C. Tourret (dir.), op. cit., 2008, 108 p.
  • [10]
    La décision peut même être prise au niveau gouvernemental lui-même, notamment pour la passation des marchés (dans le bureau même de l’ancien président Ben Ali pour les marchés les plus importants).
  • [11]
    J.-C. Tourret (dir.), op. cit., 2008.
  • [12]
    E. Verdeil, « Les services urbains en réseau dans les pays arabes : diversité des réformes libérales et de leurs effets territoriaux », Géocarrefour, n° 85/2, 2010, p. 99.
  • [13]
    Le statut de la fonction publique territoriale marocaine n’est toujours pas au point et souffre de son manque d’attractivité.
  • [14]
    A. Sedjari, « La réforme régionale ou les sept péchés capitaux du Maroc », L’Économiste, n° 3224, 3 mars 2010.
  • [15]
    R. Prud’homme, “The Danger of decentralization”, The World Bank Research Observer, vol. 10, n° 2, 1995, pp. 201-220.
  • [16]
    J.-C. Tourret, V. Wallaert (dir.), « La gouvernance des services urbains essentiels au Sud de la Méditerranée », Rapport d’IPEMED et de l’Institut de la Méditerranée pour l’AFD, 2008, 141 p.
  • [17]
    Voir E. Verdeil, « Électricité et territoires : un regard sur la crise libanaise », Revue Tiers-monde, n° 198, 2009, p. 421-436 dans le cas de l’électricité dans les villes libanaises.
  • [18]
    F. Awada (dir.), Schéma directeur d’aménagement du territoire libanais, Conseil du développement et de la reconstruction (Liban), Dar-al-Handasah, Iaurif, Beyrouth, CDR, 2004, 233 p.
  • [19]
    Tunisie où le passage au PPP sert de moyen pour l’indispensable augmentation du tarif de l’eau qu’une gestion purement publique n’aurait pas les moyens politiques d’assumer.
  • [20]
    C. Martinand (dir.), « Eau et assainissement des villes et pays riverains de la Méditerranée », Rapport pour IPEMED, Paris, 2007, 62 p.
  • [21]
    J.-C. Tourret, op. cit., 2008.
  • [22]
    Voir le compte rendu du séminaire du monde méditerranéen d’IPEMED consacré aux enjeux de l’eau en Méditerranée : http://www.IPEMED.coop/spip.php?rubrique98
  • [23]
    Pour les PPP dans les pays en développement dans le domaine de l’eau, on pourra se reporter au large bilan fait pour la Banque mondiale par P. Marin, « Partenariats public-privé pour les services d’eau urbains. Bilan des expériences dans les pays en développement », PPIAF, coll. « Tendances et orientations », n° 8, 2009, 195 p.
  • [24]
    Si A. Ferroukhi, « Séminaire du monde méditerranéen de l’IPEMED consacré aux enjeux agricoles », 17-19 décembre 2009. Compte rendu disponible sur http://www.IPEMED.coop/spip.php?rubrique100
  • [25]
    G. Corm (« Coopération et mobilisation des ressources financières pour le développement durable en Méditerranée », PNUE, plan bleu, Sophia-Antipolis, 2005, 122 p.) insiste sur la gigantesque amélioration du système fiscal dont ces pays ont besoin.
  • [26]
    J.-C. Tourret, « Les villes méditerranéennes dix ans après Barcelone », Rapport pour la mairie de Barcelone, Marseille, Institut de la Méditerranée, 2005, 77 p.
  • [27]
    C. Martinand, op. cit., 2007.
  • [28]
    J.-L. Guigou, « La Méditerranée des territoires, des villes et des régions », IPEMED, Paris, 2010, 4 p.
Français

Dans les pays du sud et de l’est de la Méditerranée, le sous-équipement et l’efficacité territoriale sous optimale placent l’aménagement du territoire devant un redoutable dilemme entre efficacité économique et équité régionale réclamée par le printemps arabe. Marquée par une puissante tradition d’étatisme et de centralisation, la gouvernance des territoires commence à s’améliorer, ce qui pourrait avoir un rôle important dans la modernisation de la gouvernance générale de ces pays.


English

Governance and Territories in the Arab Mediterranean Countries

Governance and Territories in the Arab Mediterranean Countries

Territories of South and East Mediterranean countries are under-developed and under-promoted. The regional planning can hardly find a good balance between economical efficiency and the spatial equity demanded by the Arab spring. Territorial governance there is influenced by a strong tradition of state control and centralization, but it is improving nowadays. This could foster the modernization of these countries’ governance as a whole.


Date de mise en ligne : 18/10/2013

https://doi.org/10.3917/machr.208.0091

Cet article est en accès conditionnel

Cairn Pro Gestion - Revues

À partir de 25€ par mois

300 revues en texte intégral au cœur de votre métier

Acheter cet article

15,00 €

16 pages format électronique (HTML et PDF)
Déjà abonné(e) à Cairn Pro ? Membre d'une institution cliente ?