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Article de revue

Chronique bibliographique

Pages 111 à 120

Citer cet article


(2013). Chronique bibliographique. Lumen Vitae, LXVIII(1), 111-120. https://doi.org/10.3917/lv.681.0111.

« Chronique bibliographique ». Lumen Vitae, 2013/1 Volume LXVIII, 2013. p.111-120. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/revue-lumen-vitae-2013-1-page-111?lang=fr.

2013. Chronique bibliographique. Lumen Vitae, 2013/1 Volume LXVIII, p.111-120. DOI : 10.3917/lv.681.0111. URL : https://shs.cairn.info/revue-lumen-vitae-2013-1-page-111?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/lv.681.0111


Notes

  • [1]
    Collaborateurs de cette chronique bibliographique : A. Fossion, s.j. – B. Malvaux, s.j. – H. Thomas, o.s.b. – É. Vandeputte, s.j.

Catéchèse [1]

SIMON, Maurice.– La prière dans le Catéchisme de Jean-Paul II. Coll. Bibliotheca ephemeridum theologicarum Lovaniensium CCXLV, Louvain, Peeters, 2012, 290 p., 70,00 €

1 Le Catéchisme de l’Église catholique, promulgué par Jean-Paul II en 1992, a repris l’ordre du Catéchisme de Pie V, en traitant successivement de la profession de foi, de la célébration du mystère chrétien, de la vie dans le Christ et de la prière chrétienne. Cette dernière partie fait l’objet de l’ouvrage ici recensé.

2 L’A., professeur émérite à l’Université catholique de Louvain, auteur de plusieurs ouvrages sur le Catéchisme de Jean-Paul II, retrace d’abord brièvement l’historique de cette quatrième partie du Catéchisme. À l’origine, les allusions à la prière étaient disséminées dans les développements relatifs au credo, au culte et à la vie morale. Ce n’est qu’en 1990, soit deux ans avant sa promulgation, qu’il apparut nécessaire de consacrer dans le Catéchisme un développement spécifique à la prière chrétienne.

3 L’A. se livre ensuite à une analyse détaillée, paragraphe par paragraphe, des deux grandes sections du Catéchisme sur la prière, qui traitent respectivement de la prière dans la vie chrétienne et de la prière chrétienne fondamentale que constitue le Notre Père.

4 Dans ce commentaire fouillé, en dialogue incessant avec l’Écriture, les Pères, le Catéchisme tridentin, le concile Vatican II, mais aussi avec ce que pense le chrétien d’aujourd’hui, l’A. met bien en évidence les richesses du Catéchisme de Jean-Paul II dans sa présentation de la prière : ainsi, il rappelle heureusement que la prière est d’abord un don de Dieu, qui trouve sa source dans la Parole de Dieu et dans la liturgie sacramentelle, mais aussi dans l’aujourd’hui des événements quotidiens, que l’Esprit Saint nous offre pour faire jaillir la prière ; il manifeste bien également la dimension de combat qui peut caractériser la prière, face aux tentations de doute ou de découragement ; il se révèle souvent en progrès par rapport au Catéchisme tridentin, comme dans son explication du début du Notre Père.

5 Mais l’A. se montre aussi critique, n’hésitant pas à dénoncer les faiblesses du Catéchisme, particulièrement lorsque ce dernier manque de pédagogie, au risque de ne pas être compris ou d’induire le fidèle en erreur : ainsi, l’absence de commentaire historico-critique des textes de l’Écriture, particulièrement de l’Ancien Testament, pourrait parfois susciter une lecture fondamentaliste de l’Écriture. Pour l’A., ces faiblesses s’expliquent notamment par le fait que le Catéchisme s’adresse à la fois aux évêques et aux rédacteurs de catéchismes nationaux mais aussi au plus grand nombre possible de fidèles chrétiens et à tous ceux qui désirent connaître la foi de l’Église. À certains endroits, il satisfera pleinement ceux qui ont reçu une formation théologique et spirituelle poussée, mais il déconcertera les personnes peu initiées au vocabulaire et au symbolisme biblique et théologique.

6 Par sa précision et son caractère technique, cet ouvrage intéressera avant tout les théologiens et les responsables de la catéchèse. Il constituera pour eux un outil précieux pour mieux comprendre l’enseignement du Catéchisme de Jean-Paul II sur la prière, avec ses richesses et ses limites, et pour le transmettre de manière appropriée aux chrétiens désireux de vivre davantage cette dimension essentielle de la vie chrétienne. B.M.

DOWLEY, Tim.– La Bible des 3-6 ans, Namur/Paris, Fidélité/Salvator, 2011, 136 p., 12,00 €

Bible

BACQ, Philippe – RIBAUDEAU DUMAS, Odile.– Puissance de la Parole. Luc, un évangile en pastorale. Tome II. Coll. Écriture en pastorale n° 3, Bruxelles, Lumen Vitae, 2012, 420 p., 29,00 €

7 Comprends-tu ce que tu lis ? Comment le pourrais-je si je n’ai pas de guide ?

8 Ce sont là, sans doute, des questions qui viennent chez le lecteur ou l’auditeur qui, le plus souvent, lit ou entend le récit évangélique par épisodes, par découpages. Puissance de la Parole, le nouveau livre de Philippe Bacq et Odile Ribadeau Dumas, peut répondre à ces attentes. Venant après leur commentaire des quatre premiers chapitres de Luc, il nous conduit pas à pas à la découverte de l’identité de Jésus et de sa pratique libératrice. Si dans le récit cette découverte est ponctuelle, liée à des rencontres, à des événements, elle est en même temps un trajet, un chemin, pour reprendre un mot-clé de l’évangéliste. Nos deux auteurs font en effet bien sentir qu’un récit évangélique est autre chose qu’une mosaïque de textes disparates ; c’est une composition faite de grands ensembles construits restituant un parcours et mettant en lumière la parole de Jésus : parole d’autorité, parole incisive et parole insaisissable.

9 L’ouvrage ici proposé n’est pas un commentaire de plus de l’évangile de Luc. Fidèle à leur projet de lecture et d’écriture, les auteurs se soucient de donner un goût d’Évangile et de livrer un Évangile en pastorale.

10 Un goût d’Évangile à trouver par une lecture écoutante et, chemin faisant grâce aux questions jointes à la traduction, découvrir que l’on n’a pas encore bien lu, que l’on est guetté par le piège de lire et d’entendre à partir de ce que l’on sait déjà (voir par ex. la parabole dite de l’enfant prodigue).

11 Un Évangile en pastorale parce qu’un récit évangélique n’est pas un simple « texte fondateur » ; c’est une mise en présence de quelqu’un qui vient à nous, vers la vie de tout un chacun.

12 Ainsi aménagé, avec sa traduction fidèle au grec, ses questions pour la lecture, ses notes, ses encadrés et toute sa plage pastorale, cet ouvrage restitue un travail de grande qualité de la part des auteurs. On le recommande chaleureusement : le livre est ouvert à tout un chacun qui désire découvrir l’évangile de Luc (spécialement en cette année liturgique) aussi bien qu’aux groupes bibliques.

13 La Parole est puissance. Comment cela nous est-il raconté ? N’y a-t-il de quoi s’étonner encore : la bonne nouvelle n’est pas un petit tas de sentences générales sur la vie réussie, c’est une narration, une histoire racontée et qui se raconte encore. Place au lecteur ! H.T.

THAYSE, André.– Sur les traces du prophète de Nazareth. Données historiques, vérité symbolique. Coll. Religions et Spiritualité, Paris, L’Harmattan, 2011, 188 p., 19,80 €

Théologie

BOURGINE, Benoît – FAMERÉE, Joseph – SCOLAS, Paul (Dir.).– La transgression chrétienne des identités, Paris/Louvain, Cerf/Université catholique de Louvain, Faculté de théologie, 2012, 200 p., 16,00 €. MARCOVITS, Paul-Dominique.– L’Esprit se joint à notre esprit. Coll. Épiphanie, Paris, Cerf, 2011, 192 p., 15,00 €. ROCHETTE, Marie-Laure – SOULETIE, Jean-Louis.– Jésus- Christ, conçu du Saint-Esprit, né de la Vierge Marie. Coll. Credo, Paris, Le Sénevé/ISPC, 2011, 136 p., 11,00 €. TEILHARD DE CHARDIN, Pierre.- Lettres d’Égypte 1905-1908. Avant-propos du RP Henri de Lubac membre de l’Institut. Sous la direction de Michel Fédou, s.j. Coll. Œuvres complètes. Dixième section : Correspondance, T. XLIII, Paris, Cerf, 2012, 224 p., 19,00 €. VETÖ, Étienne.– Du Christ à la Trinité. Penser les Mystères du Christ après Thomas d’Aquin et Balthasar. Coll. Cogitatio fidei, Paris, Cerf, 2012, 480 p., 45,00 €

Théologie pastorale

GIFFARD, Pierre-Alain,– La croissance de l’Église. Outils et réflexions pour dynamiser nos paroisses. Préface de Mgr Lacroix, Nouan le Fuselier, Éd. des Béatitudes, 2012, 224 p., 15,50 €

14 Dans un contexte occidental de recul quantitatif de l’Église, l’A., théologien laïc provenant d’une région fortement sécularisée, le Québec, se situe résolument à contre-courant : « Osons croire à la croissance de l’Église ! ».

15 Pour développer sa perspective, il présente d’abord plusieurs exemples d’Églises en croissance : trois proviennent du monde évangélique (Corée et États-Unis), deux du monde catholique (France et Italie). Outre des chiffres impressionnants (la communauté coréenne, par exemple, est passée en trois ans de cinq cents à trois mille membres), on relèvera quelques points communs à ces Églises : la multiplication des petites cellules ecclésiales, attentives à créer des liens avec le milieu dans lequel elles se situent, avec une attention privilégiée aux personnes en difficulté ; l’importance de déléguer des responsabilités aux acteurs de terrain ; la nécessité que le pasteur ait une vision et qu’il la communique à sa communauté.

16 La suite de l’ouvrage développe les facteurs de croissance des Églises. Pour l’A., « le but principal de l’Église est de trouver les hommes et les femmes perdus en les réconciliant avec Dieu pour qu’ils soient sauvés, ce qui suppose que l’Église se donne comme priorité de concevoir des actions efficaces permettant d’amener ces hommes et ces femmes à faire une profession de foi envers le Christ sauveur et à s’engager comme membres responsables de la communauté chrétienne ». Plusieurs éléments sont susceptibles de favoriser cette croissance : l’adoption d’une philosophie de croissance par la communauté chrétienne, un leadership capable de proposer une vision, la mobilisation et l’implication de l’ensemble des membres de la communauté dans la mission d’évangélisation. Pour ce faire, il est bon que l’Église s’inspire des principes de développement valables pour toute organisation, sans oublier que, fondamentalement, c’est Dieu qui donne la croissance.

17 On l’aura compris : cet ouvrage, tout en ayant été rédigé par un auteur catholique, s’inspire fortement des Églises évangéliques. Il a par ailleurs une tonalité « nord-américaine », soucieuse d’efficacité et d’organisation. Cela se traduit notamment par de longues énumérations susceptibles de fatiguer le lecteur : trente-cinq facteurs de croissance des Églises, quatorze étapes de planification, cinq étapes pour formuler un énoncé de mission, six valeurs organisationnelles pour la croissance, quinze caractéristiques des leaders susceptibles d’améliorer leur capacité de diriger leurs Églises vers la croissance, etc. On regrettera aussi que tout soit centré sur les petites communautés, sans prendre en considération l’Église dans sa dimension universelle. Positivement, on relèvera l’invitation aux Églises à sortir d’une mentalité défaitiste et d’intéressantes réflexions sur l’articulation entre leadership et délégation. B.M.

Éducation religieuse

BOZZOLO, Andrea – CARELLI, Roberto (Dir.).– Evangelizzazione e educazione. Coll. Nuova Biblioteca di Scienze religiose n° 32, Roma, Libreria Ateneo Salesiano, 2011, 492 p., 30,00 €

Ecclésiologie

FAMERÉE, Joseph (Dir.).– Vatican II comme style. L’herméneutique théologique du Concile. Coll. Unam Sanctam, nouvelle série, Paris, Cerf, 2012, 320 p., 25,00 €

18 Cinquante ans après Vatican II, la question de l’interprétation du concile reste ouverte. On sait que Benoît XVI a en quelque sorte relancé le débat, dès 2005, par sa mise en évidence des herméneutiques conciliaires de la réforme et de la discontinuité. Le troisième colloque du groupe international de recherches sur l’herméneutique du concile Vatican II, dont l’ouvrage ici recensé publie les actes, aborde cette question sous l’angle du style propre à Vatican II.

19 John O’Malley, l’historien jésuite américain bien connu, a été le premier à parler de style à propos de Vatican II, en présentant le concile comme un « événement de parole », qui a renoncé aux anathèmes chers aux conciles antérieurs, pour adopter un discours caractérisé par l’éloge et par l’effort de persuasion. Parallèlement, Giuseppe Alberigo et son « équipe de Bologne » ont souligné la « pastoralité » du concile Vatican II. Plus récemment, Christoph Theobald a élargi la réflexion, en développant une réflexion phénoménologique sur le christianisme comme style, où ce dernier est compris comme manière originale d’habiter le monde. Vu sous cet angle, on peut reconnaître que Vatican II a une manière propre d’interpréter les Écritures et la tradition chrétienne et de se rapporter au Christ à partir du monde contemporain.

20 L’ouvrage reprend une quinzaine de contributions, qui abordent le style de Vatican II en éthique, en ecclésiologie et en théologie fondamentale. Ces contributions émanent principalement de professeurs de Louvain-la-Neuve et de l’université Laval, de Québec. Certaines traitent explicitement du style de Vatican II, d’autres se penchent davantage sur l’après-concile. Les développements consacrés à l’ecclésiologie constituent la majeure partie de l’ouvrage.

21 Même s’il est trop court de parler d’un seul style valable pour l’ensemble du concile, on peut dire globalement que Vatican II invite à une pleine reconnaissance du monde profane et promeut une implication accrue de l’ensemble des chrétiens dans l’agir ecclésial. Dans cet esprit, on peut par exemple parler d’un style propre de « l’évêque de Vatican II », caractérisé par une manière d’annoncer l’Évangile attentive aux destinataires, par un gouvernement pastoral fondé sur la collaboration et le dialogue et par un style de vie simple et dépouillé. Dans le domaine paroissial, le style de Vatican II invite à développer une appropriation de la paroisse par les paroissiens eux-mêmes, de manière à ce qu’elle devienne leur bien propre. Les actes synodaux, par leur large diffusion parmi les fidèles et par leur ancrage local, sont aussi une traduction du style du concile.

22 Par ailleurs, on doit également constater un écart stylistique entre les énonciations conciliaires et certaines énonciations post-conciliaires, plus impératives et plus réprobatrices vis-à-vis du monde. Les documents Communionis notio et Dominus Jesus constituent des exemples éclairants de cet autre style, qui caractérise de plus en plus l’après-concile.

23 Cet ouvrage collectif, qui comporte inévitablement des contributions inégales, certaines fort techniques, d’autres davantage accessibles à un lectorat plus large, brosse donc un tableau en demi-teinte, qui met bien en évidence l’ambivalence persistante du discours et de l’agir ecclésial, après cinquante ans de mise en œuvre du concile. B.M.

VERMEYLEN, Jacques. – Vatican II. Coll. Que penser de… ?, Namur, Fidélité, 2012, 144 p., 10,00 €

24 À l’occasion du cinquantième anniversaire de l’ouverture du concile Vatican II, les ouvrages sur le sujet fleurissent de toutes parts. Certains se livrent à des analyses fouillées de « l’événement conciliaire », d’autres sont davantage des présentations générales destinées à faire mieux connaître Vatican II dans le grand public. L’ouvrage ici recensé appartient sans conteste à la deuxième catégorie. En une bonne centaine de pages, l’A. répond à sept questions fondamentales : Qu’est-ce qu’un concile ? Pourquoi un nouveau concile était-il nécessaire ? Quel a été le déroulement du concile ? Comment a-t-il été reçu ? Où en sommes-nous aujourd’hui ? Vatican II n’est-il pas dépassé ? Le langage est clair, le style agréable. L’A. s’attarde particulièrement sur l’après-concile et ne cache pas son « application minimale » depuis le milieu des années 1970. Il formule également plusieurs propositions pour aller plus loin, telle la création de « patriarcats » au sein de l’Église latine, qui permettraient de réformer l’Église de manière différenciée selon les contextes. B.M.

Spiritualité

AUMONT, Michèle.– Dieu à volonté. Ultime confidence d’Ignace de Loyola dans le Récit. Coll. Ouverture philosophique, Paris, L’Harmattan, 2010, 218 p., 20,50 €

25 Ce livre est dû à une auteure dont l’itinéraire personnel – professionnel, intellectuel et spirituel – est particulièrement riche. Michèle Aumont, de formation littéraire et philosophique, a été successivement enseignante, ouvrière en usine et Conseiller de Synthèse. Après avoir travaillé durant quatorze ans l’œuvre du P. Gaston Fessard, elle a précédemment déjà publié trois études importantes sur Ignace de Loyola. Le modeste quatrième volume que nous présentons constitue sans doute le couronnement d’une recherche originale et intéressante. Au dire de l’auteur elle-même, ce travail d’écriture a été sous-tendu par un cheminement de cinquante années nourries par la spiritualité des Exercices spirituels.

26 Le titre et le sous-titre de la présente étude annoncent clairement – peut-être de manière étonnante – le propos développé. L’auteur explicite toute la portée d’un des derniers paragraphes du texte d’Ignace de Loyola communément connu sous le titre de Récit du pèlerin dans lequel ce dernier s’exprimant à la troisième personne fait la déclaration suivante : « […] il croissait toujours en dévotion, c’est-à-dire dans la facilité à trouver Dieu, et maintenant plus que jamais durant toute sa vie. Toutes les fois et à toute heure où il voulait trouver Dieu, il le trouvait ». Au terme de son itinéraire spirituel – le 20 octobre 1555 – Ignace confie donc discrètement combien la grâce divine lui a donné de trouver Dieu en toute chose. Et Michèle Aumont met cette « continuité d’union » (p. 39) en lien avec « l’illumination » reçue et acceptée en 1521-1522 lors de la convalescence à Loyola, avec le Journal des motions intérieures – du 2 février 1544 au 27 février 1545 –, témoin de la gestation d’une décision, et, encore mais plus brièvement, avec la rédaction des Exercices spirituels, des Constitutions ou de l’abondante correspondance.

27 Certes, la technicité de certaines notions suppose la lecture des essais précédents. Certaines répétitions alourdissent inutilement l’exposé. Enfin, telle erreur – l’insertion de la contemplation Ad amorem en troisième semaine des Exercices spirituels (cf. pp. 145 et 166) – serait à corriger. Ces réserves admises, cet ouvrage, ainsi que l’ensemble des essais consacrés à Ignace de Loyola, constituent un réel apport à la recherche ignatienne. É.V.

DALCQ, Pascale.– Et votre joie sera parfaite. Itinéraire d’une résurrection, Namur, Fidélité, 2012, 136 p., 12,95 €

28 Ce récit, à la première personne, fait passer le lecteur d’une enfance sans références religieuses, d’une éducation dans un climat de laïcité philosophique, à l’expérience lumineuse d’une « présence bien réelle, à la fois forte, douce et aimante » (p. 25) reçue lors d’une visite des ruines de l’église médiévale de l’abbaye d’Orval ; du carmel d’Argenteuil à la communauté de l’Arche à Winnipeg (Canada), ou au service en paroisse et auprès d’aînés, en passant par un monastère de Cyangugu au Rwanda où Pascale Dalcq est « le témoin impuissant des terribles événements de 1994, où elle faillit perdre la vie » (p. iv) et suite auxquels la racine du désir de vivre est blessée au point de la plonger dans l’épreuve de la longue traversée de la dépression et du désespoir.

29 « Il [lui faudra] du temps pour réapprendre la confiance… confiance en la vie d’abord, confiance en Dieu, confiance dans les autres et en soi-même… car tout se tient ! Il [lui faudra] du temps pour se déshabituer de vivre “dans la mort” et pour consentir à ce que la joie prenne toute sa place » (p. 115). Dix ans plus tard, un retour à Cyangugu lui permet de se réconcilier avec son passé et lui redonne vie. Ce retour au lieu même de la cassure est source d’une véritable résurrection ! Aujourd’hui, elle peut écrire : « Car les récits de la résurrection, qui tiennent en quelques pages des évangiles, se déclinent dans nos vies au fil des années et des méandres de nos chemins, et cela de façon bien plus lumineuse que nous n’en avons habituellement conscience » (p. 120).

30 Cet itinéraire de résurrection est, par ailleurs, nourri successivement par différentes figures spirituelles : Thérèse de l’Enfant-Jésus, Jean de la Croix et Thérèse d’Avila ; saint Bernard et les pères cisterciens ; saint François-Xavier et Marie de l’Incarnation ou, encore, saint Ignace de Loyola.

31 « Témoignage », est-il écrit sur la couverture de ce petit ouvrage. « Témoigner, comme on partage le pain reçu en surabondance, pour donner à d’autres le goût de la vie », nous dit Pascale Dalcq dans son introduction (p. 10). La préface de Mgr Yvon Joseph Moreau dit, avec finesse, que ces pages portent le fruit espéré : « Cet itinéraire personnel et unique, accueilli avec amour et respect, peut devenir dialogue avec chacun et chacune de nous, avec nos propres itinéraires de résurrection, ceux que nous avons déjà identifiés et ceux que nous parviendrons à reconnaître afin de mieux entrer dans leur élan de vie » (p. 7). É.V.

HUOT de LONGCHAMP, Max.– Questions de vie spirituelle, Mers-sur-Indre, Centre Saint-Jean-de-la-Croix, Éd. Paroisse et famille, 2012, 318 p., 19,00 €

Morale

LÉONARD, André-Joseph Mgr.- Agir en chrétien dans sa vie et dans le monde, Namur, Fidélité, 2011, 120 p., 9,00 €

32 Le propos de ce petit ouvrage est explicité dès les premières lignes : « présenter de manière succincte et pédagogique les principaux fondements et les inspirations majeures du comportement chrétien, tant dans la vie personnelle que dans la vie en société » (p. 3). La clarté de pensée et d’écriture de Mgr A.-J. Léonard, archevêque de Malines-Bruxelles, n’est plus à souligner. La manière de mener cette brève présentation de l’agir en chrétien est également intéressante et stimulante : l’examen des fondements philosophiques et théologiques de la morale met, de manière très heureuse, l’accent sur les vertus théologales – qui constituent « le contenu le plus spécifique de la morale chrétienne » (p. 30) – et, en particulier, sur l’espérance considérée comme « la remise confiante et active de notre volonté aux promesses divines de bonheur et de béatitude » (p. 42). Onze thèmes permettent, ensuite, de parcourir une palette d’enjeux allant de la sauvegarde de la création, la politique, l’économie ou la paix, à la sexualité, la fécondité, la famille et la prière.

33 Pour cette seconde partie, l’ascèse méthodologique de limiter chaque chapitre à « deux pages d’ordinateur » (p. 4) a certainement l’avantage de favoriser la concision et la clarté de l’exposé. Elle court cependant le risque que certains passages soient mal compris et donc mal reçus par manque de nuances ou d’explicitation. Tel est, par exemple, le cas des quelques lignes qui évoquent le suicide et l’anorexie (cf. p. 58). La brièveté choisie est également parfois mal servie par des propos apologétiques étonnamment longs. En ce sens, on ne perçoit guère en quoi les pages louant « l’immense travail réalisé par l’Église catholique en faveur de la paix » (cf. pp. 75-77) éclairent le discernement de l’agir en chrétien au service de la paix.

34 Pour revenir à la première partie de cet essai, notons que la prise en compte de la charité – autre vertu théologale –, considérée comme l’accueil de l’amour divin lui-même et le consentement à son action transfigurante, aurait sans doute permis d’enrichir la conception de la morale vue comme une « réponse » (cf. pp. 26 et 28) qui risque toujours d’en rester à un rapport d’extériorité entre Dieu et l’humanité.

35 Ces quelques remarques n’enlèvent rien à l’intérêt de ce livre qui soutiendra « l’espérance et la lucidité » (p. 116) tant du lecteur individuel que des groupes qui seront sans doute aidés par les sept questionnaires qui rythment le parcours proposé. É.V.

Histoire

LAVOUÉ, Jean.- La prophétie de Féli. « Aux sources de l’évangile social de Lamennais ». Villeurbanne, Éd. Golias, 2011, 206 p., 15,00 €

36 L’auteur nous livre ici un ouvrage original sur la figure, sans doute trop méconnue, d’un prêtre passionné par l’Évangile, dont les idées furent condamnées par l’Église de son temps que finalement il se résolut à quitter. Ce prêtre, Félicité de Lamennais, frère de Jean-Marie de Lamennais, fondateur des frères de l’instruction chrétienne de Ploërmel, fut tout d’abord un génial défenseur de la puissance spirituelle de l’Église de Rome. Son Essai sur l’indifférence en matière de religion lui vaudra l’estime de la part de l’Église. Mais très vite, avec un cercle d’intellectuels, fondant à Paris le journal L’Avenir, Félicité de Lamennais acquit la conviction que l’Église, dans son projet de régénérer la société, devait faire de la liberté son principal atout : liberté de l’enseignement, liberté de la presse, liberté de conscience, séparation de l’Église et de l’État. Ces idées furent condamnées par le pape Grégoire XVI ainsi que son livre Paroles d’un croyant qui dénonçait avec force l’alliance de Rome avec les puissants, en l’occurrence, l’appel que le pape adressait aux Polonais leur enjoignant de se soumettre au tsar envahisseur. Félicité de Lamennais continuera son œuvre d’écrivain et d’acteur politique se référant toujours à l’Évangile, mais sans plus de lien avec l’institution ecclésiale.

37 Jean Lavoué présente alors un portrait plus intime de Félicité de Lamennais à partir du roman familial où sa vie s’est inscrite. Son histoire familiale est marquée, souligne l’auteur, par le décès de plusieurs femmes qui sont mortes en couches. Sa propre mère est décédée alors qu’il n’avait que cinq ans. « Je coûtai la vie à la mère et ma naissance fut le premier de mes malheurs » aurait pu ainsi écrire lui-même Lamennais, en écho à la plainte de Jean-Jacques Rousseau dans ses Confessions. « Nous faisons l’hypothèse, écrit Jean Lavoué, que Félicité de Lamennais est fondamentalement hanté par le drame de cette maternité incertaine où la mort côtoie la vie ; où la vie de l’un risque, à tout moments, de se payer de la vie de l’autre » (p. 30). De là, sans doute, dans sa vie, pour expier la faute d’exister, ce besoin de consécration sacrificielle de soi, pour autrui, pour épouser la cause des pauvres et de l’humanité. C’est pour lui l’Évangile du Christ qu’il faut annoncer, même sans l’Église, voire contre elle, à tous les peuples, à tous les pauvres de la terre. En quelque sorte, Félicité de Lamennais suit le destin de son maître crucifié, persuadé qu’il emprunte ainsi, à sa suite, la voie du salut, le sien comme celui des peuples et de l’Église elle-même « enfin purifiée de l’enveloppe aride qui la voile aujourd’hui à presque tous les regards ».

38 Mais l’intérêt de l’ouvrage de Jean Lavoué est non seulement de nous dresser le portrait de Félicité de Lamennais à son époque mais encore de relire son destin en nous plongeant dans l’actualité. Lamennais, de ce point de vue, est un prophète des défis et des tensions qui touchent le monde et l’Église d’aujourd’hui. Le destin de Félicité de Lamennais reste une plaie ouverte dans l’histoire de l’Église ; a-t-elle suffisamment entendu la voix de tous ceux et celles qui ont décidé d’en franchir l’enclos parce qu’elle ne paraissait plus à la mesure du Salut à annoncer au monde ? En guise d’épilogue, Jean Lavoué nous livre sa méditation, ses inquiétudes et ses appels pour un christianisme d’avenir. Être avec tous les humains est le seul chemin qui ouvre à la chose chrétienne un avenir. S’appuyant sur des auteurs de renom (Bellet, de Certeau, Theobald, Vattimo, Moingt, Tihon, etc.), Jean Lavoué appelle de ses vœux un souci de l’homme au nom de l’Évangile que Lamennais, injustement désavoué, aurait pu pleinement assumer aujourd’hui. A.F.

Histoire de l’Église

GARRIGUES, Jean-Miguel.- Deux martyres de l’Église indivise saint Maxime le Confesseur et le pape saint Martin. Le récit de leurs procès et de leur mort par des témoins oculaires. Coll. Sagesses chrétiennes, Paris, Cerf, 2011, 176 p., 16,00 €. TRANVOUEZ, Yvon.- Catholicisme et société dans la France du xx e siècle. Apostolat, progression et tradition. Coll. Signes des Temps, Paris, Karthala, 2011, 336 p., 25,00 €

Sacrements

BASIA, Christian – DELHEZ, Charles – DELVAUX, Marie-Claire.– Initier les enfants aux sept sacrements, Paris/Namur, Salvator/Fidélité, 2011, 72 p, 8,00 €

39 Voilà un petit livre qui sera bien utile aux catéchistes ayant à présenter les différents sacrements à des enfants. Rédigé en termes simples, il parcourt les sept sacrements selon un schéma identique : une première partie présente l’essentiel du sens du sacrement ; est suggérée ensuite une manière simplifiée et souvent imagée de faire comprendre le sacrement à l’enfant ; suivent une présentation des gestes et paroles de la célébration sacramentelle, un lexique du vocabulaire spécifique utilisé à cette occasion, quelques témoignages d’adultes ou d’enfants ayant vécu le sacrement, une prière adaptée au sacrement et un jeu aidant à tester les connaissance de l’enfant. Sans se substituer aux parcours catéchétiques existant sur le marché, cet ouvrage peut apporter un complément intéressant pour aider les enfants – et les adultes ! – à entrer dans la richesse des sacrements offerts par l’Église. B.M.

HUOT de LONGCHAMP, Max.– Se confesser. Coll. À l’école des saints, Mers-sur-Indre, Centre Saint-Jean-de-la-Croix, Éd. Paroisse et famille, 2012, 168 p., 10,00 €

40 Le sacrement de la pénitence et de la réconciliation connaît aujourd’hui un certain renouveau, auprès d’une petite minorité de chrétiens engagés. L’A., fondateur d’une association de fidèles qui pratiquent particulièrement l’oraison et la lecture spirituelle, entend répondre ici aux multiples questions susceptibles de se poser à propos de ce sacrement, à la lumière de la tradition spirituelle catholique.

41 Après un bref développement historique, qui situe le sacrement dans le cadre de la dimension pénitentielle de la liturgie et de la vie chrétiennes, l’A. présente les grands traits de la pénitence sacramentelle comme l’Église la comprend aujourd’hui, en répondant notamment aux questions de la fréquence du recours au sacrement, de la manière d’examiner sa conscience, et de la distinction entre péché mortel et péché véniel. La troisième partie de l’ouvrage, la plus longue, est un recueil de nombreux textes de saints et de maîtres spirituels (Bernard de Clairvaux, Jean-Pierre de Caussade, Jean Eudes, Thérèse de Lisieux, Marie Noël…) qui éclairent différentes facettes du sacrement de la pénitence et de la vie morale.

42 Cet ouvrage s’adresse à des chrétiens déjà bien avancés dans la vie sacramentelle. Ses deux premières parties se centrent fortement sur l’aveu des péchés et l’examen de conscience. Elles sont heureusement équilibrées par la troisième, qui souligne davantage la remise de soi dans l’amour de Dieu comme dimension essentielle de la démarche pénitentielle. B.M.

Anthropologie religieuse

RIES, Julien.– Symbole, mythe et rite. Constantes du sacré. Coll. Patrimoines. Histoire des religions, Paris, Cerf, 2012, 700 p., 49,00 €

Sociologie

ROGNON, Frédéric.– Générations Ellul. Soixante héritiers de la pensée de Jacques Ellul, Genève, Labor et Fides, 2012, 392 p., 29,00 €

Science et foi

THAYSE, André.– Regards sur la foi. À l’écoute de la science. Coll. Religions et Spiritualité, Paris, L’Harmattan, 2011, 140 p., 13,50 €

Islam

DASSETTO, Felice.– L’Iris et le Croissant. Bruxelles et l’Islam au défi de la co-inclusion. Coll. Islams contemporains, Louvain-la-Neuve, Presses universitaires de Louvain, 2011, 376 p., 35,00 €

43 C’est une remarquable analyse de la présence de l’Islam à Bruxelles que nous offre cet ouvrage. Sans être musulman, l’A., sociologue et auteur de nombreux travaux sur l’Islam contemporain, connaît manifestement son sujet « de l’intérieur », de par les multiples contacts qu’il a pu nouer avec des musulmans présents et actifs sur la scène bruxelloise.

44 Dans un premier temps, l’A. brosse un panorama fouillé du monde musulman bruxellois organisé : les mosquées, les écoles, les associations professionnelles, mais aussi la présence de l’Islam sur le web, dans l’économie, en politique… c’est un tableau très complet qui nous est ici présenté, et qui aide à découvrir les multiples visages de l’Islam bruxellois.

45 Cette impression de diversité se renforce avec la seconde partie de l’ouvrage, qui présente les différents courants et tendances de l’Islam à Bruxelles. Du soufisme au radicalisme extrémiste, en passant par des mouvements engagés dans la société et d’autres tentés par un « transfert » rigoriste, c’est un véritable patchwork qui émerge de l’analyse.

46 Les deux dernières parties de l’ouvrage traitent respectivement de la réalité musulmane en amont du religieux – avec une intéressante comparaison entre les logiques étatiques turque et marocaine, et de la répercussion de la présence musulmane sur le paysage bruxellois, y compris en termes de territoires de l’Islam à Bruxelles.

47 Vraiment, on ne peut que conseiller cet ouvrage à tous ceux qui souhaitent mieux connaître cette réalité d’importance croissante en Belgique et à Bruxelles aujourd’hui. B.M.

Biographies

HALVORSEN, Per Bjorn.– Saint Dominique. Du cœur aux frontières de l’Église. Coll. L’histoire à vif, Paris, Cerf, 2011, 368 p. + cahier photos, 30,00 €

48 Cette biographie de saint Dominique est originale à plus d’un titre. Écrite par un dominicain norvégien, elle fait découvrir la place peu connue que l’Europe du Nord a jouée chez le fondateur des Prêcheurs, depuis son périple en Scandinavie, alors qu’il était encore chanoine d’Osma, dans le cadre d’une mission au service du roi de Castille, jusqu’à son désir de partir évangéliser la Prusse, les pays baltes et les autres pays d’Europe septentrionale. L’A. s’attarde longuement sur les grands événements vécus par Dominique – croisade contre les Albigeois, concile de Latran IV, au point que la personne même de Dominique passe souvent à l’arrière-plan. En ce sens, il s’agit moins d’une histoire de Saint Dominique que de la fondation des Dominicains. On relèvera également un intéressant chapitre sur la spécificité de la législation dominicaine, modèle d’architecture constitutionnelle, pour reprendre les termes de Léo Moulin. B.M.

HENNE, Philippe.– Basile le Grand. Coll. Histoire, Paris, Cerf, 2012, 352 p., 28,00 €. SOLABERRIETA, Benoît-Marie.– Aimé-Georges Martimont. Un promoteur du Mouvement liturgique (1943-1962). Coll. Histoire/Biographie, Paris, Cerf, 2011, 352 p., 31,00 €

Médias

MAILLARD, Jean-Baptiste.– Dieu et internet. 40 questions pour mettre le feu au web. Guide pratique et spirituel, Nouan-le-Fuzelier, Éd. des Béatitudes, 2011, 300 p., 15,50 €

49 L’auteur, journaliste, expert en communication, est à l’origine de nombreux sites ou blogs qui portent le témoignage de l’Évangile. Son ouvrage commence par analyser la galaxie Internet : son histoire, ses modalités, ses virtualités, ses dangers, ses enjeux pour les chrétiens. La deuxième partie de l’ouvrage pose la question de l’évangélisation par Internet. Est-ce possible ? Qu’en disent les textes officiels ou les autorités de l’Église ? Jean-Paul II, par exemple, encourageait l’Église à « prendre le large dans les profondeurs d’Internet ». Il s’agit d’y rendre présente, d’une manière ajustée et inventive, l’annonce évangélique, en évitant un ensemble de pièges, en gardant toujours un esprit d’humilité, d’unité, d’authenticité, de vérité. La troisième partie de l’ouvrage aborde les questions plus pratiques. Par exemple, comment utiliser Facebook, contribuer à Wikipedia, construire un blog, etc. ? Les lecteurs trouveront dans cette troisième partie de l’ouvrage une multitude de conseils pratiques pour rendre présent l’annonce évangélique sur Internet, pour faire entendre cette annonce, pour entrer en contact personnel, pour créer des sites collaboratifs, pour créer des communautés de partage, pour accueillir dans une communauté chrétienne, pour animer une communauté chrétienne, etc. À la lecture de l’ouvrage, on est ainsi agréablement surpris de voir toutes les fonctions et toutes les virtualités qu’Internet permet de déployer au service de l’Évangile. Mais avertit l’auteur, cela suppose inventivité, rigueur, intelligence et toujours une tonalité qui doit rester, de part en part, évangélique. A.F.

Écologie

MASULLO, Andrea.- La Terre est notre maison. Pour une simplicité volontaire aux couleurs de l’Évangile, Namur, Fidélité, 2011, 216 p., 11,95 €


Date de mise en ligne : 08/12/2019

https://doi.org/10.3917/lv.681.0111