Humilier et détruire
- Par Lambert Clet
Pages 67 à 78
Citer cet article
- CLET, Lambert,
- Clet, Lambert.
- Clet, L.
https://doi.org/10.3917/lignes.055.0067
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- Clet, L.
- Clet, Lambert.
- CLET, Lambert,
https://doi.org/10.3917/lignes.055.0067
Notes
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[1]
S. Palombarini, « Face à Macron, la gauche ou le populisme ? », Mediapart, 10 juillet 2017. Voir également Bruno Amable et Stefano Palombarini, L’Illusion du bloc bourgeois, Paris, Raisons d’agir, 2017.
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[2]
M. Foucault, « Il faut défendre la société », Cours au collège de France. 1976, Paris, Gallimard/Seuil/EHESS, 1997, p. 52.
-
[3]
On pourrait dire également du « rebut », d’un certain type de rebut du moins. Voir Michel Surya, Humanimalités. Matériologies 3, Paris, Léo Scheer, 2004.
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[4]
W. Benjamin, « Le capitalisme comme religion », in Fragments philosophiques, politiques, critiques, littéraires, R. Tiedemann et H. Schwepenhäuser (éds.), trad. C. Jouanlanne et J.-F. Poirier, Paris, Puf, 2000, p. 111-113.
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[5]
M. Foucault, Naissance de la biopolitique. Cours au Collège de France. 1978-1979, Paris, Gallimard/ Seuil/ EHESS, 2004.
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[6]
Que l’on se rappelle le sort fait à Antonin Bernanos et aux autres condamnés en première instance dans le cadre de la dite « affaire » du quai Valmy.
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[7]
Que l’on se rappelle les récentes lois portant sur l’« encadrement » du renseignement et l’intégration de dispositifs de l’état d’urgence dans le droit commun.
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[8]
Du moins pour autant que ces afflictions ne sont pas impérativement désirées et consenties. Pour ne prendre qu’un exemple, l’assomption des désirs que l’on attache traditionnellement aux diverses figures ou formes du masochisme posent de nombreuses difficultés à la pensée de l’émancipation, et d’abord celle du périmètre des objets que celle-ci peut se donner pour visée de « relever ».
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[9]
Voir Ivan Segré, « Élection, race et cabale », lundimatin, n° 102, 4 mai 2017.
Emmanuel Macron a dit ne pas vouloir d’une présidence « bavarde ». Il aura cependant suffi de quelques mots pour qu’il se trahisse, indiquant qu’en France, la politique du capital ne considère plus avoir besoin d’avancer masquée, ni de se justifier. Moment où la domination de l’homme sur l’homme apparaît suffisamment assurée à ceux qui l’exercent pour qu’ils estiment pouvoir l’assumer, c’est-à-dire en assumer jusqu’à l’évidence du caractère arbitraire. En une trentaine d’années, le TINA thatchérien serait donc passé du statut de simple slogan à celui d’inconscient politique majoritaire. Des fossoyeurs prétendument socialistes de l’idée d’émancipation – Delors, Mitterrand, Fabius, Rocard, Hollande –, on est donc fondé à estimer qu’ils ont fait ce qu’il convient d’appeler du bon travail, ce qui ne leur aura pas pour autant suffi à conserver le pouvoir. Travail qui aura toutefois préparé le terrain pour leur héritier, qui a conséquemment pu répéter sans ciller ne pas être de droite alors qu’il menait campagne.
La trajectoire du président Macron et de ses troupes « marchistes » donne à penser une modalité inédite de conquête et d’exercice du pouvoir sous la cinquième République. L’explication de son accès au pouvoir se niche selon moi à l’intersection d’au moins trois facteurs. Le premier consiste en l’expansion et l’approfondissement accélérés de l’hégémonie du capital mondialisé sous l’effet conjoint de la fin de la Guerre froide et des transformations de la technique. Le deuxièm…
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