La Fausse promesse du nuage
Eva et Franco Mattes et le code binaire
- Par Valerio Mazzetti Rossi,
- Traduction de l’italien par Nina Spartà
Pages 214 à 218
Citer cet article
- MAZZETTI ROSSI, Valerio,
- Traduction de l’italien par SPARTÀ, Nina,
- Mazzetti Rossi, Valerio.,
- et al.
- Mazzetti Rossi, V.,
- Traduction de l’italien par Spartà, N.
https://doi.org/10.3917/lige.181.0214
Citer cet article
- Mazzetti Rossi, V.,
- Traduction de l’italien par Spartà, N.
- Mazzetti Rossi, Valerio.,
- et al.
- MAZZETTI ROSSI, Valerio,
- Traduction de l’italien par SPARTÀ, Nina,
https://doi.org/10.3917/lige.181.0214
Notes
-
[1]
Interview d’Eva et Franco Mattes par Domenico Quaranta, publiée dans la revue italienne Flash Art, 9 décembre 2016, Milan.
-
[2]
Byung-Chul Han, La Société de transparence, Puf, Paris, 2017
-
[3]
Interview d’Eva et Franco Mattes par Domenico Quaranta, publiée dans la revue italienne Flash Art, 9 décembre 2016, Milan.
-
[4]
Déclaration de Matteo Cremonesi, dans une interview publiée dans la revue italienne Artribune qui existe seulement en ligne.
-
[5]
Cf. Giulio Carlo Argan, Salvezza e caduta nell’arte moderna [Salut et chute dans l’art moderne], Il Saggiatore, Milan, 1964. Les écoles comme le Bauhaus fondé en 1919 en Allemagne ou les ISIA (Istituto Solastico Superiore per le Industrie Artistiche), instituts fondés en 1922 en Italie, étaient, pour Argan, les dernières tentatives pour sauver l’Art face à l’avancée de la technologie. L’orientation vers le design qui caractérise encore aujourd’hui la créativité milanaise correspond à la survivance de cette utopie sociale.
C’est à une conception éphémère et subjective de l’art, à une jouissance exclusivement d’ordre privé et occasionnel que conduisent les recherches actuelles et les expériences de créations interactives conçues par, pour et avec le réseau Internet, autrement dit ce qu’on appelle désormais le Net.Art, - à l’anglaise avec point. Force est donc de constater que le processus en cours risque d’aboutir à la disparition de tous les rites sociaux de l’art dont la survivance ne sera possible que lors d’échanges entre des individus unis par des intérêts communs ou des liens d’amitié. Devenue éphémère voire insignifiante, la création artistique équivaudrait à une simple perte de temps et l’œuvre d’art n’aurait pas plus de portée qu’un courriel, qu’une carte de visite ou le petit cadeau de bienvenue que l’on offre à une nouvelle connaissance. Le Net.Art conduit l’art lui-même à n’être qu’une bagatelle, une futilité, une fadaise. Mais il ne s’agit certes pas de la seule forme destructrice de tout ce que pouvait signifier, et a effectivement signifié, l’acte de création artistique dans l’histoire de la civilisation occidentale. Il suffit de citer quelques artistes contemporains parmi les plus en vue, en particulier Eva et Franco Mattes, pour comprendre quelle est l’orientation générale de ces nouvelles recherches en Net.Art.
Eva et Franco Mattes, célèbre couple d’artistes italiens ayant longtemps vécu à New York, font preuve, en ce domaine, d’une assez exacte perception des choses. Je cite un extrait d’une de leurs interviews : « Je pense que des termes comm…
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