Compte rendu

Sans peinture, Nicolas Pesquès, L’Atelier contemporain, Strasbourg, 2017, 304 p.

Pages 290f à 293f

Citer cet article


  • Spartà, N.
(2017). Sans peinture, Nicolas Pesquès, L’Atelier contemporain, Strasbourg, 2017, 304 p. Ligeia, 157-160(2), 290f-293f. https://doi.org/10.3917/lige.157.0290f.

  • Spartà, Nina.
« Sans peinture, Nicolas Pesquès, L’Atelier contemporain, Strasbourg, 2017, 304 p. ». Ligeia, 2017/2 N° 157-160, 2017. p.290f-293f. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/revue-ligeia-2017-2-page-290f?lang=fr.

  • SPARTÀ, Nina,
2017. Sans peinture, Nicolas Pesquès, L’Atelier contemporain, Strasbourg, 2017, 304 p. Ligeia, 2017/2 N° 157-160, p.290f-293f. DOI : 10.3917/lige.157.0290f. URL : https://shs.cairn.info/revue-ligeia-2017-2-page-290f?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/lige.157.0290f


Phare cri ordre appel, - essais de dire « l’impossibilité du témoignage et le paradoxe de toute passerelle jetée entre discours et peinture », extases cris pleurs, - prégnance du corps -, et bien d’autres fulgurances encore sont contenues dans l’ouvrage de Nicolas Pesquès qui réunit ici un bon nombre d’illustrations et dix-sept de ses textes, déjà publiés ou inédits, sur peintres, plasticiens, dessinateurs, artistes, performeurs et autres créateurs, ses frères d’élection. Trois préambules précèdent le recueil, sorte d’introduction paradoxalement intitulée, comme le livre lui-même, Sans peinture, et un essai inédit, en fin d’ouvrage, confirme le paradoxe et le coordonne à l’impossible conclusion Sans peinture et sans fin. Et l’auteur de préciser que ses textes ne « font pas d’histoire de l’art, ni de critique, ni de philosophie, ni même vraiment de poésie » même si le lecteur, séduit, y trouvera et de l’histoire de l’art intimement pratiquée, et de la critique affûtée aussi bien sur l’abstraction que sur la nouvelle figuration, la figuration narrative ou tout autre tentative de dire, - en peinture, sculpture, installation, photo, etc.-, une représentation du monde, plus précisément un « dire-monde », par les sens qui l’appréhendent et l’intelligente et cultivée conscience qui s’y confronte. Aussi, les frères et sœurs d’élection de l’auteur, nos contemporains, outre le mode d’expression artistique pour lequel ils sont surtout reconnus, sont également des poètes construisant des machines pour saisir les dires de la Nature et les Mémoires du vent (Bernard Moninot), des penseurs à la recherche de la vérité du monde (Aurélie Nemours), des écrivains voulant inscrire la trace d’un temps irréversible, « la voix, l’écriture et la peinture en même temps » (Roman Opalka)…


Date de mise en ligne : 05/01/2018

https://doi.org/10.3917/lige.157.0290f

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