Le geste du regard, Renaud Ego, L’Atelier contemporain, Strasbourg, 2017, 102 p.
Pages 290c à 297c
Citer cet article
- ATTIDORE, Jacqueline,
- Attidore, Jacqueline.
- Attidore, J.
https://doi.org/10.3917/lige.157.0290c
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- Attidore, J.
- Attidore, Jacqueline.
- ATTIDORE, Jacqueline,
https://doi.org/10.3917/lige.157.0290c
L’auteur s’interroge, en anthropologue et en historien de l’art, sur ce qui doit avoir permis la création des peintures préhistoriques dans les grottes de Lascaux, découvertes en 1940, puis dans celles de Chauvet, découvertes en 1994. Ces peintures pariétales incarneraient, selon la formule de Georges Bataille, la « naissance de l’art ». Il ne s’agit évidemment pas de l’art comme valeur créatrice ou comme expression spirituelle, mais tout juste de cette mutation anthropologique, égale à la toute première formulation des mots d’un langage, que l’auteur qualifie de « geste du regard », c’est-à-dire l’invention du dessin en tant qu’outil conceptuel fondamental. C’est à partir du dessin que l’être humain a pu commencer à créer des images, à mémoriser et à communiquer. Le riche questionnement inhérent au pourquoi et au comment de cette mutation anthropologique est posé et étudié tout au long de cet essai, fractionné en de brefs chapitres rédigés de façon fulgurante, dans une langue inspirée et lyrique. L’auteur cherche à transmettre ainsi cette intense sensation de mystère qui demeure liée à ces premiers tâtonnements d’un art des formes et de l‘image. Il s’agit, d’après Renaud Ego, de l’aube d’une conscience réflexive par laquelle l’homme primitif s’initiait au monde et à l’être.Jacqueline Attidor…
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