Fragments d’un discours sur l’avant-garde
- Par Oleg Kotelnikov,
- Traduit et introduit par Mireille Besnard
Pages 217 à 222
Citer cet article
- KOTELNIKOV, Oleg,
- Traduit et introduit par BESNARD, Mireille,
- Kotelnikov, Oleg.,
- et al.
- Kotelnikov, O.,
- Traduit et introduit par Besnard, M.
https://doi.org/10.3917/lige.157.0217
Citer cet article
- Kotelnikov, O.,
- Traduit et introduit par Besnard, M.
- Kotelnikov, Oleg.,
- et al.
- KOTELNIKOV, Oleg,
- Traduit et introduit par BESNARD, Mireille,
https://doi.org/10.3917/lige.157.0217
Notes
-
[1]
Il s’agit du texte Factura publié en 1914. La même année, Voldemars Matvejs, allias Vladimir Markov, grand théoricien de l’art originaire de Lettonie, disparait. Son L’art nègre rédigé en 1914 ne serait édité qu’après la Révolution en 1919, à l’initiative de Vladimir Maïakovski. Pour une vision synthétique de l’œuvre de Vladimir Markov, cf. monoskop.org/Voldemārs_Matvejs-(NdT).
-
[2]
Cf. Article sur la mort de Markov dans le journal Rech [La parole], 1914.
Natif de Leningrad (1958) et ancien résident du Japon (1998-2000), Oleg Kotelnikov, plus discret que ne l’était son acolyte Timur Novikov, est encore aujourd’hui, un axe essentiel et un moteur puissant du mouvement des Novye. Présent sur les scènes musicale, picturale et poétique, il exprime partout une radicalité existentielle qui le rend difficilement classable. Après le tournant académique de Novikov, tournant dont il se désolidarise à l’époque, il se plonge dans une connaissance approfondie des arts, des sciences, des techniques et des religions, et devient progressivement un esthète et bibliophile estimé. Très curieux des expériences avant-gardistes de ses prédécesseurs, il s’attache à continuer et à faire connaitre plus particulièrement les travaux de Vladimir Markov, Mikhaïl Matiouchine, Nikolaï Evreïnikov et d’Alexeï Kroutchenykh. Héritier fraternel de Timur Novikov, il dirige aujourd’hui conjointement avec la fille de ce dernier, Maria Savelieva-Novikova, la Nouvelle Académie des Beaux-Arts, fondée par son ami.
Ici, avec un texte empruntant la forme de l’abécédaire, dans un style sec et elliptique, il nous livre un point de vue énigmatique sur l’avant-garde. C’est que souvent son discours se laisse porter par l’association d’idées et le jeu de mots dont il s’amuse et loue la force herméneutique. Fragments d’un entretien tenu dans une cuisine de Saint-Pétersbourg à l’hiver 2017, ce texte, remodelé par Oleg Kotelnikov, ouvre sur une pensée russe faite d’hybridités…
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