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“Tirer le portrait” : du visage de l’acteur et de la théâtralité (Douglas Gordon, Roni Horn, Bertrand Lavier)

Pages 69 à 76

Citer cet article


  • Fernandez, L.
(2008). “Tirer le portrait” : du visage de l’acteur et de la théâtralité (Douglas Gordon, Roni Horn, Bertrand Lavier) Ligeia, 81-84(1), 69-76. https://doi.org/10.3917/lige.081.0069.

  • Fernandez, Laure.
« “Tirer le portrait” : du visage de l’acteur et de la théâtralité (Douglas Gordon, Roni Horn, Bertrand Lavier) ». Ligeia, 2008/1 N° 81-84, 2008. p.69-76. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/revue-ligeia-2008-1-page-69?lang=fr.

  • FERNANDEZ, Laure,
2008. “Tirer le portrait” : du visage de l’acteur et de la théâtralité (Douglas Gordon, Roni Horn, Bertrand Lavier) Ligeia, 2008/1 N° 81-84, p.69-76. DOI : 10.3917/lige.081.0069. URL : https://shs.cairn.info/revue-ligeia-2008-1-page-69?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/lige.081.0069


Notes

  • [1]
    Ce retour du “portrait d’acteur” sur la scène de l’art contemporain est flagrant en cette année 2006 qui a vu également le vernissage de l’exposition photographique intitulée Isabelle Huppert, la femme aux portraits, présentée avec succès dans plusieurs musées à travers le monde, de Paris à New York.
  • [2]
    Voir le site du FRAC Bourgogne, http://frac-bourgogne.org
  • [3]
    En février 1976, déjà, “Bertrand Lavier avait montré différents travaux qui mettaient en évidence l’écart entre un modèle et des copies ou traductions (le plus connu est la série de portraits dessinés d’une même personne, réalisés par différents peintres montmartrois)”. Texte en ligne sur le site du FRAC Bourgogne.
  • [4]
    Notons qu’il existe également un portrait de la figure de cire de Roberto Benigni, Harcourt/Grévin#4. Les sujets des autres photographies de la série sont des présidents et un footballeur.
  • [5]
    Il est intéressant de remarquer que leurs titres ne mentionnent le nom de l’acteur qu’entre parenthèses, voire pas du tout chez Bertrand Lavier.
  • [6]
    “Isabelle Huppert, Autoportrait(s)”, mars 1994, n° 477. Je souligne.
  • [7]
    Pascale Dubus, Qu’est-ce qu’un portrait ?, L’Insolite, 2006, p. 33.
  • [8]
    Pour Dominique Baqué, le visage en photographie contemporaine, après Cindy Sherman et Christian Boltanski, ne peut plus être “un donné mais une figure à reconquérir, ou, au contraire, une figure à laquelle il convient de renoncer. Reconquête ou renoncement qui ne peuvent se penser sans faire retour à la mise en procès du sujet lui-même.”, Photographie plasticienne, l’extrême contemporain, Éditions du Regard, 2004, p. 200.
  • [9]
    Titre original du texte, littéralement “description d’une image”. Le nom “Bild” peut également désigner une photographie ou un tableau, notamment théâtral.
  • [10]
    Heiner Müller, “Paysage sous surveillance”, in Germania, Mort à Berlin et autres textes, Minuit, 2000, p. 33. Traduction de Jean Jourdheuil et Jean-François Peyret.
  • [11]
    Ibidem, p. 34.
  • [12]
    Roland Barthes, “L’acteur d’Harcourt”, in Mythologies, Œuvres complètes, Vol. 1, Seuil, 2002, p. 688.
  • [13]
    Pour Dominique Baqué, “il est […] indéniable que l’effacement du sujet ou plus exactement sa résorption dans un vaste système de signes, de codes et d’“image-modèles” constitue l’un des enjeux de l’extrême contemporain, dont, à n’en pas douter, l’Américaine Cindy Sherman propose le versant le plus accompli.”, Photographie plasticienne, l’extrême contemporain, op. cit., p. 201.
  • [14]
    Thierry Dufrêne, Giacometti-Genet : masques et portrait moderne, L’Insolite, 2006, p. 55.
  • [15]
    Entretien téléphonique avec Bertrand Lavier réalisé le 30 août 2007.
  • [16]
    Roland Barthes, “L’acteur d’Harcourt”, op. cit., p. 688.
  • [17]
    Ces textes, issus d’entretiens et d’articles, ont été publiés sous le titre Théâtres en présence, Actes Sud-Papiers, 2007.
  • [18]
    Chantal Meyer-Plantureux, La Photographie de théâtre ou la mémoire de l’éphémère, Paris, Audiovisuel, 1992, p. 82.
  • [19]
    Jean-Pierre Thibaudat, cité par Chantal Meyer-Plantureux, ibid., p. 82.
  • [20]
    Geneviève Jolly et Muriel Plana, “Théâtralité” in Lexique du drame moderne et contemporain (dir. Jean-Pierre Sarrazac), Circé Poche, 2005, p. 214.
  • [21]
    Ibidem, p. 215.
  • [22]
    Ibid.

Avignon, juillet 2006 : après une édition mouvementée, qui aura divisé, fait couler beaucoup d’encre au sein du Festival, la Collection Lambert semble vouloir calmer les esprits en consacrant son exposition à ceux qui, indépendamment des courants esthétiques, restent indispensables au théâtre : les acteurs. D’un ensemble de pièces d’archives prêtées par des institutions telles que la Comédie Française à une série d’œuvres d’artistes contemporains, Figures de l’acteur. Le Paradoxe du comédien, exposition dense, présente un parcours historique au cours duquel l’on peut suivre l’évolution de la figure de l’acteur, celle de son statut dans la société et de sa présence dans l’art, mais aussi celle du portrait lui-même. Alors que le pouvoir du metteur en scène est remis en question et que les interrogations sur la place de l’acteur se multiplient, qu’ont à nous dire tous ces visages sur le théâtre contemporain ?
Venue durant l’été 2001 en Avignon pour une autre exposition de la Collection Lambert, Collections d’artistes, l’artiste américaine Roni Horn demande à rencontrer l’une des plus grandes actrices françaises, Isabelle Huppert. Créant des œuvres protéiformes (sculpture, photographie et dessin, qu’elle considère comme la technique clé de son activité), Roni Horn est alors connue pour ses séries photographiques de portraits et de paysages. Très influencée par l’Islande, où elle voyage régulièrement depuis 1975, trouvant là un environnement et une isolation propices à la création, elle explore à travers ces séries les rapports entre homme et nature, la façon dont l’un agit sur l’autre et réciproquement…


Date de mise en ligne : 01/12/2017

https://doi.org/10.3917/lige.081.0069

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