L’enclos comme parcelle et totalité du monde : pour une approche holistique de l’art des jardins
- Par Hervé Brunon
- et Monique Mosser
Pages 59 à 75
Citer cet article
- BRUNON, Hervé
- et MOSSER, Monique,
- Brunon, Hervé.
- et al.
- Brunon, H.
- et Mosser, M.
https://doi.org/10.3917/lige.073.0059
Citer cet article
- Brunon, H.
- et Mosser, M.
- Brunon, Hervé.
- et al.
- BRUNON, Hervé
- et MOSSER, Monique,
https://doi.org/10.3917/lige.073.0059
Notes
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[*]
Cet article constitue le texte intégral de la communication donnée au colloque international Repenser les limites : l’architecture à travers l’espace, le temps et les disciplines, organisé par l’Institut National d’Histoire de l’Art et la Society of Architectural Historians (Paris, 1-4 septembre 2005), dont seul un résumé a été inclus dans les actes (sous presse). Une version italienne de ce texte, traduite par Luigi Gallo, a été publiée sous le titre « Ripensare i limiti del giardino, parcella e totalità del mondo », in A. Pietrogrande (dir.), Per un giardino della terra, Leo S. Olschki, coll. “Giardini e Paesaggio”, Florence, 2006, p. 9-30.
-
[1]
M. Foucault, “Des espaces autres”, in Dits et écrits 1954-1988, vol. IV : 1980-1988, éd. D. Defert et F. Ewald, Gallimard, Paris, 1994, p. 752-762 (p. 759). Ce texte, écrit en 1967, n’a été publié qu’en 1984.
-
[2]
Ibid., p. 758.
-
[3]
Sur cette crise, voir notamment les analyses et les mises en garde de R. Assunto, Retour au jardin. Essais pour une philosophie de la nature, 1976-1987, textes réunis, traduits de l’italien et présentés par H. Brunon, Les Éditions de l’Imprimeur, Paris-Besançon, 2003. Sur le réveil ultérieur du jardin, cf. H. Brunon et M. Mosser, Le Jardin contemporain. Renouveau, expériences et enjeux, Éditions Scala, Paris, 2006.
-
[4]
Sur la question du statut artistique du jardin, on peut consulter L. H. Albers, “The perception of gardening as art”, Garden History. The Journal of the Garden History Society, XIX, 2, 1991, p. 163-174 ; M. Miller, The Garden as Art, State University of New York Press, Albany, 1993.
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[5]
Hegel, Esthétique, trad. C. Bénard, revue et complétée par B. Timmermans et P. Zaccaria, Le Livre de Poche, 2 vol., Paris, 1997, vol. II, p. 23-24. Voir à ce sujet le commentaire de P. Nys, “Art et nature : une perspective généalogique”, in H. Brunon (dir.), Le Jardin, notre double. Sagesse et déraison, Autrement, Paris, 1999, p. 241-263, en particulier p. 246-247.
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[6]
A.-C. Quatremère de Quincy, Dictionnaire historique d’architecture : “Jardinage”, tome second, Paris, 1832, p. 36.
-
[7]
M. Mosser, “L’Histoire des jardins : enjeux, débats et perspectives”, Revue de l’art, 129, 2000-3, p. 5-13.
-
[8]
Cf. J. Pigeaud, “Les Quatre livres des Jardins du Père René Rapin”, XVIIe siècle, 209, 52e année, 2000-4, p. 601-626.
-
[9]
M. L. Gothein, Geschichte der Gartenkunst. 1. Von Ägypten bis zur Renaissance in Italien, Spanien und Portugal. 2. Von der Renaissance in Frankreich bis zur Gegenwart, E. Diederichs, Iéna, 1913, 2 vol.
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[10]
L. Corpechot, Les Jardins de l’intelligence, Émile Paul, Paris, 1912 ; rééd., Plon, Paris, 1937.
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[11]
L. Dami, Il giardino italiano, Bestetti e Tumminelli, Milan, 1924.
-
[12]
L. Hautecœur, Histoire de l’Architecture classique en France, tome V, Révolution et Empire, 1792-1815, Éditions Picard, Paris, 1953 (il est d’ailleurs intéressant de noter que ces mêmes “jardins pittoresques” se trouvent rattachés au rococo chez un historien comme P. Minguet, France baroque, Hazan, Paris, 1988). Rappelons que le grand historien de l’architecture s’attela à brosser une fresque du développement de l’art des jardins depuis l’Antiquité, dont la première version manuscrite, considérablement réduite dans la publication finale comme l’avertit la préface (L. Hautecœur, Les Jardins des Dieux et des Hommes, Hachette, Paris. 1959, p. 8), reste à identifier si elle a été conservée…
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[13]
E. Panofsky, L’Œuvre d’art et ses significations. Essais sur les “arts visuels”, trad. M. et B. Teyssèdre, Gallimard, Paris, 1969 (éd. originale 1955).
-
[14]
Cf. D. R. Coffin, “The Study of the History of the Italian Garden until the First Dumbarton Oaks Colloquium”, in M. Conan (dir.), Perspectives on Garden Histories [actes du colloque de Washington], Washington, D.C., Dumbarton Oaks Research Library and Collection, 1999, p. 26-35.
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[15]
Cf. D. R. Coffin, The Villa d’Este at Tivoli, Princeton University Press, Princeton, N. J., I960 ; E. Battisti, L’antirinascimento, Garzanti, Milan, 2 vol., 1989 (1re éd. 1962) ; E. B. MacDougall, The Villa Mattei and the Development of the Roman Garden Style, Ph. D. de Harvard University, 1970 (thèse ayant donné lieu à la publication de différents articles qui sont rassemblés dans E. B. MacDougall, Fountains, Statues, and Flowers : Studies in Italian Gardens of the Sixteenth and Seventeenth Centuries, Dumbarton Oaks Research Library and Collection, Washington, D.C., 1994) ; M. Fagiolo et M. L. Madonna, “La Casina di Pio IV in Vaticano. Pirro Ligorio e l’architettura come geroglifico”, Storia dell’arte, 15-16, 1972, p. 237-281.
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[16]
C. Lazzaro, The Italian Renaissance Garden. From the Conventions of Planting, Design, and Ornament to the Grand Gardens of Sixteenth-Century Central Italy, Yale University Press, New Haven-Londres, 1990.
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[17]
Cf. D. Harris. “The Postmodernization of Landscape : A Critical Historiography”, Journal of the Society of Architectural Historians, LVIII, 3, 1999, p. 434-443. Voir par exemple la synthèse proposée par E. Barlow Rogers, Landscape Design : A Cultural and Architectural History, Harry N. Abrams, New York, 2001, et le compte rendu de cet ouvrage par H. Brunon dans Les Carnets du paysage, 11, automne/hiver 2004, p. 214-217.
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[18]
A. Mangin, Les Jardins : histoire et description, Alfred Marne, Tours, 1867.
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[19]
P. Grimal, Les Jardins romains, Fayard, Paris, 1984 (1re éd. 1943).
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[20]
P. Grimal, L’Art des jardins, Presses Universitaires de France, coll. “Que sais-je ?”, Paris, 1974 (1re éd. 1954), p. 7.
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[21]
J. Delumeau, La Civilisation de la Renaissance, Arthaud, Pans, 1984 (1re éd. 1967), p. 276.
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[22]
F. Bacon, Essais, cité par M. Baridon, Les Jardins : paysagistes, jardiniers, poètes, Robert Laffont, Paris, 1998, p. 741.
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[23]
D. Harris, The Nature of Authority. Villa Culture, Landscape, and Representation in Eighteenth-Century Lombardy, The Pennsylvania State University Press, University Park, PA, 2003, p. 5 ; de même D. Harris, “Landscape in Context”, in M. Beneš et D. Harris (dir.), Villas and Gardens in Early Modern Italy and France, Cambridge University Press, Cambridge-New York, 2001, p. 16-25.
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[24]
Ambitions retracées par exemple dans J.-P. Rioux et J.-F. Sirinelli (dir.), Pour une histoire culturelle, Seuil, Paris, 1997, et par P. Poirrier, Les Enjeux de l’histoire culturelle, Seuil, Paris, 2004.
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[25]
E. H. Gombrich, En quête de l’histoire culturelle, trad. fr., Gérard Monfort, Paris, 1992 (éd. originale 1969), p. 50 et 67-68.
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[26]
M. Foucault, L’Archéologie du savoir, Gallimard, Paris, 1969.
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[27]
G. Farhat, “La culture d’André Le Nôtre (1613-1700). Introduction”, in G. Farhat (dir.), André Le Nôtre, fragments d’un paysage culturel. Institutions, arts, sciences et techniques, Musée de l’Île-de-France/Domaine de Sceaux, Sceaux, 2006, p. 7-19 (p. 8).
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[28]
Cf. M. Mosser, “Introduction”, in C. Lataste et J.-P. Remaud (dir.), Vendée côté jardin. Promenade au cœur d’un patrimoine, Somogy/Conseil général de la Vendée, 2006, p. 15-23.
-
[29]
R. Assunto, Il paesaggio e l’estetica, Novecento, Palerme, 1994 (1re éd. 1973).
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[30]
I. Auricoste, “L’Enclos enchanté ou la figure du dedans”, Mythes et art, Sgraffite, Paris, 1983, p. 83-88.
-
[31]
Ibid., p. 84-85. À ce propos, voir aussi l’analyse d’A. van-Erp-Houtepen, “The etymological origin of the garden”, Journal of Garden History, VI, 3, 1986, p. 227-231.
-
[32]
T. Comito, “Le Jardin humaniste”, in M. Mosser et G. Teyssot (dir.), Histoire des jardins de la Renaissance à nos jours, Flammarion, Paris, 1991 (éd. originale 1990), p. 33-41 (p. 40). Parmi l’énorme bibliographie sur le sujet, sur lequel il faut rappeler l’étude pionnière d’E. Battisti, Iconologia ed ecologia del giardino e del paesaggio, Leo S. Olschki, Florence, 2004, “Dalla natura artifiosa alla natura artificialis” (1972), p. 3-50, on renvoie notamment aux travaux de M. Azzi Visentini, Histoire de la villa en Italie, XVe-XVIe siècles, trad. fr., Gallimard/Electa, Paris, 1996 (éd. originale 1995), “Il ruolo del paesaggio nella concezione della villa italiana tra Rinascimento ed età barocca”, in G. Baldan Zenoni-Politeo (dir.), Paesaggio e paesaggi veneti, Gruppo Giardino Storico – Università di Padova/Guerini e Associati, Milan, 1999, p. 41-52, et “Alle origini dell’architettura del paesaggio : considerazioni in margine al rapporto tra gli edifici, i giardini e il sito nelle ville laziali del Cinquecento”, in S. Frommel et F. Bardati (dir.). Villa Lante a Bagnaia, Electa, Milan, 2005, p. 190-205.
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[33]
Cf. G. Galletti, “Giovanni da Cosimo et le jardin de la villa Médicis à Fiesole”, in C. Acidini Luchinat (dir.), Jardins des Médicis. Jardins des palais et des villas dans la Toscane du Quattrocento, trad. fr., Actes Sud, 1997 (éd. originale 1996), p. 60-89.
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[34]
Voir les observations de C. Lazzaro, “The Sixteenth-Century Central Italian Villa and the Cultural Landscape”, in J. Guillaume (dir.). Architecture, jardin, paysage. L’environnement du château et de la villa aux XVe et XVIe siècles, Picard, Paris, 1999, p. 29-44.
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[35]
Pour un état des recherches sur le sujet, voir M. Chatenet et C. d’Anthenaise (dir.), Chasses princières dans l’Europe de la Renaissance [Actes du Colloque international de Chambord, 1er-2 octobre 2004], Actes Sud, Arles, sous presse.
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[36]
Cf. J. Buridant, “Chasse, sylviculture et ornement. Le bois dans les parcs”, et G. Farhat, “Au-delà du “terroir stérile”. Le parc dans l’organisation du domaine seigneurial (1550-1700), autour d’un texte de Louis Savot”, in André Le Nôtre, fragments d’un paysage culturel, op. cit., respectivement p. 62-73 et p. 88-113.
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[37]
Voir à ce sujet les recherches de V. Maroteaux, Versailles : le Roi et son Domaine, Picard/Château de Versailles, 2000.
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[38]
Cf. J.-J. Milhiet, Paysages d’Yvelines à la fin du XVIIIe siècle. Le cadastre de Bertier de Sauvigny, Archives départementales, Versailles, 1996.
-
[39]
H. Walpole, Essay on Modern Gardening, trad. fr. Essai sur l’art moderne des jardins, Gérard Monfort, Paris, 2000, p. 58.
-
[40]
Cf. M.-H. Bénetière, Jardin. Vocabulaire typologique et technique, Éditions du Patrimoine, Paris, 2000, p. 100.
-
[41]
Ji Cheng, Yuanye. Le traité du jardin (1634), traduit du chinois par Che Bing Chiu, Les Éditions de l’Imprimeur, Besançon, 1997, p. 60 et p. 283. Voir aussi W. Chambers, Aux jardins de Cathay. L’imaginaire anglo-chinois en Occident, textes réunis et présentés par J. Barrier, M. Mosser et Che Bing Chiu, Les Éditions de l’Imprimeur, Besançon, 2004.
-
[42]
Cf. M. Andrews, “Le Sublime comme paradigme : Hafod et Hawkstone”, in Histoire des jardins de la Renaissance à nos jours, op. cit., p. 319-322.
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[43]
Pour un état récent des recherches en France, voir F. Boura (dir.), L’Archéologie des jardins, dossier des Nouvelles de l’archéologie, 83-84, 2001.
-
[44]
Cf. A. Allimant, “Les Jardins de Vallery (Yonne)”, ibid., p. 22-24, et “De terre et d’eau. La maîtrise des ressources hydrogéologiques dans la construction des jardins”, in André Le Nôtre, fragments d’un paysage culturel, op. cit., p. 204-213.
-
[45]
Un autre cas emblématique des problèmes posés par le manque de gestion de l’eau est constitué par le parc de Chantilly. L’engorgement du réseau complexe des canaux, conçu comme un vaste système de drainage, a eu pour conséquence la remontée générale de l’eau et l’engorgement des sols qui a entraîné un dépérissement généralisé des plantations. Cf. I. Auricoste, “Restauration ou régénération des parcs ? L’expérience de Chantilly”, Histoire de l’art, 12, décembre 1990, p. 96-105.
-
[46]
F. Boudon, “Jardins d’eau et jardins de pente dans la France de la Renaissance”, in Architecture, jardin, passage, op. cit., p. 137-183.
-
[47]
Cf. G. Farhat, “Pratiques perspectives et l’histoire de l’art des jardins. L’exemple du Grand Canal de Sceaux”, Revue de l’Art, 129, 2000-3, p. 28-40, et “Optique topographique : la Grande Terrasse de Saint-Germain-en-Laye”, in Le Nôtre, un inconnu illustre… (actes du colloque de Versailles et Chantilly, 5-7 octobre 2000), Monum/Éditions du patrimoine, Paris, 2003, p. 122-135. Cette méthode de restitution topographique permet ainsi de renouveler complètement l’approche des dispositifs anamorphiques conçus par Le Nôtre, sur lesquels avaient attiré l’attention l’article pionnier de M. Charageat, “André Le Nôtre et l’optique de son temps”, Bulletin de la société de l’histoire de l’art français, 1955, p. 66-78, et le livre de F. H. Hazlehurst, Des Jardins d’illusion : le génie d’André Le Nostre, Somogy, Paris, 2005 (éd. originale 1980). On peut également évoquer les analyses à partir de blocs-diagrammes élaborés par C. Steenbergen et W. Reh, Architecture and landscape. The design experiment of the great European gardens and landscapes, Bussum, 1996.
-
[48]
W. F. Jashemski et F. G. Meyer (dir.), The Natural History of Pompéii, Cambridge University Press, 2002.
-
[49]
V. de Ganay et L. Le Bon (dir.), Courances, Flammarion, Paris, 2003.
-
[50]
Selon l’expression de P, Lieutaghi, La plante compagne, pratique et imaginaire de la flore sauvage en Europe occidentale, Actes sud, Arles, 1998.
-
[51]
Voir par exemple P. Hobhouse, L’Histoire des plantes et des jardins, trad. fr., Bordas, Paris, 1994 (éd. originale 1992) ; Sabine van Sprang (dir.), L’Empire de Flore. Histoire et représentation des fleurs en Europe du XVIe au XIXe siècle, La Renaissance du Livre, Bruxelles, 1996 ; M. Laird, The flowering of the landscape garden : English pleasure grounds, 1720-1800, University of Pennsylvania Press, Philadelphie, 1999 ; B. Elliott, Flora : une histoire illustrée des fleurs de jardin, trad. fr., Delachaux et Niestlé, Lausanne-Paris, 2001 (édition originale 2001).
-
[52]
Cf. M. Azzi Visentini, L’Orto Botanico di Padova e il giardino del Rinascimento, Edizioni Il Polifilo, Milan, 1984.
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[53]
Voir A. Ubrizsy Savoia, “L’Orto di Padova all’epoca del Guilandino”, in A. Minelli (dir.), L’Orto botanico di Padova 1545-1995, Marsilio/Università degli studi di Padova, Venise, 1995, p. 172-195.
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[54]
[Girolamo Porro], L’Horto de i Semplici di Padova, Girolamo Porro, Venise, 1591 (fac-similé Padoue, Editoriale programma, 1986).
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[55]
Cf. M. Mosser, “Enjeux et débats autour de l’art topiaire dans l’histoire des jardins en France”, in M. Azzi Visentini (dir.), Topiaria. Architettura e sculture vegetali nel giardino occidentale dall’antichità a oggi, Edizioni Fondazione Benetton Studi Ricerche/Canova, Trévise, 2004, p. 33-49.
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[56]
Cf. M. Mosser, “The Saga of Grass : From the Heavenly Carpet to Fallow Fields”, in G. Teyssot (dir.), The American Lawn. Surface of Everyday Life, Princeton Architectural Press/Centre Canadien d’Architecture, Montréal, 1999, p. 40-63.
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[57]
Cf. M. Mosser, “Les animaux dans les jardins : enfer ou paradis”, in Art Grandeur Nature : animaleries (catalogue de l’exposition, Parc départemental de La Courneuve, 18 mai-13 octobre 2002), Trans Photographic Press, Paris, 2003, pp. 30-58.
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[58]
Cf. M. Mosser, “Le rocher et le colonne. Un thème d’iconographie architecturale au XVIIIe siècle”, Revue de l’Art, 58-59, 1983, p. 53-74 ; “Allégorie naturelle et poétique tellurique dans les jardins pittoresques de l’Europe des Lumières et de l’Illuminisme”, in H. Brunon, M. Mosser et D. Rabreau (dir.), Les Éléments et les métamorphoses de la nature. Imaginaire et symbolique des arts dans la culture européenne du XVIe au XVIIIe siècle, William Blake & Co, Art & Arts/Université de Paris-I Panthéon-Sorbonne, Bordeaux, 2004, p. 379-406.
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[59]
G. Clément, “Ma spécificité est d’être relié au vivant”, entretien avec E. de Roux, Le Monde, 10 août 2005. Les principes de ce “projet politique d’écologie humaniste” sont notamment exposés par Gilles Clément dans son roman Thomas et le Voyageur. Esquisse du jardin planétaire, Albin Michel, Paris, 1997, et dans le catalogue de l’exposition Le Jardin planétaire. Réconcilier l’homme et la nature, Albin Michel, Paris, 1999.
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[60]
F. Ramade, Dictionnaire encyclopédique des sciences de l’eau, Édiscience international, Paris, 1998.
-
[61]
P. Erny (dir.), Cultures et habitats. Douze contributions à une ethnologie de la maison, L’Harmattan, Paris, 1999.
-
[62]
Sur l’art des jardins comme représentation, voir de manière générale les réflexions de J. D. Hunt, L’Art du jardin et son histoire, Éditions Odile Jacob, Paris, 1996, et Greater Perfections : the Practice of Garden Theory, University of Pennsylvania Press, Philadelphie, 2000.
-
[63]
G. B. Ferrari, Flora overo cultura di fiori, reproduction en fac-similé avec une introduction de L. Tongiorgi Tomasi, Leo S. Olschki, Florence, 2001, p. 23.
-
[64]
Voir G. Galletti, « “Se amerai di gareggiare con la vaghissima ritondità del cielo…”. Il giardino a pianta centrale fra manierismo e barocco », in M. A. Giusti et A. Tagliolini (dir.), Il Giardino delle Muse. Arti e artifici nel barocco europeo [Actes du colloque de Pietrasanta, 8-10 septembre 1993], Edifir, 1995, p. 39-60. Cf. aussi M. Fagiolo, “Le paradis de la mémoire : des jardins citadelles de Dante à la “cité du Soleil” de Versailles”, in M. Mosser et P. Nys (dir.), Le Jardin, art et lieu de mémoire [Actes du colloque de Vassivière-en-Limousin, septembre 1994], Les Éditions de l’Imprimeur, Besançon, 1995, p. 55-86.
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[65]
Voir notamment A. Friedman, “The évolution of the Parterre d’eau”, Journal of Garden History, VIII, 1, 1988, p. 1-30 ; G. Sabatier, Versailles ou la figure du roi, Albin Michel, Paris, 1999, p. 54.
-
[66]
Cf. entre autres M. Mosser, “L’Art de la citation. Le jardin de l’époque des Lumières, entre hétérotopie et hypertopie”, in C. Eveno et G. Clément (dir.), Le Jardin planétaire, Éditions de l’Aube, Châteauvallon, 1997, p. 15-33.
-
[67]
J. Baltrusaitis, “Jardins et pays d’illusion”, Aberrations. Quatre essais sur la légende des formes, Olivier Perrin, Paris, 1957, p. 99-125, rééd. Champ-Flammarion, 1995, p. 199-269.
-
[68]
Ibid., p. 224-226.
-
[69]
Cf. C. Jencks, The Garden of Cosmic speculation, Frances Lincoln, Londres, 2003.
-
[70]
Cf. T. Whately, Observations on modern gardening, 1770, trad. fr. par François-de Paule Latapie, L’Art de former les jardins modernes ou l’art des jardins anglais, Paris, 1771.
-
[71]
Comme l’établit l’analyse de Rosario Assunto sur “l’ontologie” du jardin : cf. Retour au jardin, op. cit.
-
[72]
G. Bachelard, La Poétique de la rêverie, PUF, Paris, 1984 (1re éd. 1960), “Rêverie et cosmos”, p. 148 sq.
-
[73]
Calvino, Palomar, trad. fr., Seuil, Paris, 1985 (éd. originale 1983), p. 34 sq.
-
[74]
Sur cette conception de la theoria et ses enjeux par rapport à la question du paysage, on pourra consulter les observations de Philippe Nys et de Massimo Venturi Ferriolo dans l’avant-propos et l’introduction à J. Ritter. Paysage. Fonction de l’esthétique dans la société moderne, trad. Gérard Raulet, Les Éditions de l’Imprimeur, Besançon, 1997 (éd. originale 1962).
Étymologiquement, physiquement et ontologiquement, le jardin est un enclos : une entité découpée dans le territoire rural ou urbain, individualisée et autonome. Cependant, comme l’a indiqué Michel Foucault, le jardin constitue la forme la plus ancienne de cette catégorie des espaces autres, qui possèdent le pouvoir de juxtaposer, en un seul lieu réel, plusieurs emplacements en eux-mêmes contradictoires ; mais aussi sa forme la plus achevée, car elle renvoie au binôme conceptuel du microcosme et du macrocosme, y compris dans ses modalités les plus actuelles, par exemple lorsque le paysagiste Gilles Clément milite, à l’ère des satellites et de la mondialisation, pour la notion de “jardin planétaire”.
Considérer le jardin comme art de l’hétérotopie invite à repenser ses limites, que nous entendons ici au sens concret, en tant que clôture concrète d’un terrain, mais aussi au sens abstrait, en tant que découpage d’un objet de recherche et en tant que démarcation d’un champ du savoir ou plutôt des savoirs. La présente réflexion s’articulera en trois moments. Un préambule reviendra brièvement sur les développements de l’historiographie des jardins au cours du XXe siècle, sur l’élargissement progressif de ses questionnements et sur l’émergence d’approches relevant de l’histoire culturelle. Nous évoquerons ensuite le jardin en tant que “parcelle du monde”, en montrant que l’enclos doit être abordé comme système ouvert, matériel et vivant, dont l’étude requiert la collaboration de très nombreuses disciplines…
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