Beauvoir face à sa vieillesse
- Par Karine Tinat
Pages 221 à 244
Citer cet article
- TINAT, Karine,
- Tinat, Karine.
- Tinat, K.
https://doi.org/10.3917/ltm.661.0221
Citer cet article
- Tinat, K.
- Tinat, Karine.
- TINAT, Karine,
https://doi.org/10.3917/ltm.661.0221
Notes
-
[1]
Simone de Beauvoir, La Vieillesse, Gallimard, Paris, 1970, p. 96.
-
[2]
Ibid., p. 311.
-
[3]
Simone de Beauvoir, Les Bouches inutiles, Gallimard, Paris, 1945. Beauvoir reprend également cette image de « bouches inutiles » dans La Vieillesse quand elle se réfère à l’analogie entre les nourrissons et les vieillards, repérable dans certaines tribus : « […] chez les Navajo le bébé qui vit à peine, le grand vieillard qui ne vit presque plus, meurent sans ressentiment et ne deviennent pas des fantômes. Pratiquement, ce sont tous des bouches inutiles et des bagages encombrants. » Cf. Simone de Beauvoir, op. cit., 1970, p. 93.
-
[4]
Simone de Beauvoir, Tous les hommes sont mortels, Gallimard, Paris, 1946.
-
[5]
Simone de Beauvoir, La Force de l’âge, Gallimard, Paris, 1960, p. 154.
-
[6]
Simone de Beauvoir, Tout compte fait, Gallimard, Paris, 1972, pp. 11-61.
-
[7]
Simone de Beauvoir, Cahiers de jeunesse, Gallimard, Paris, 2008, p. 23.
-
[8]
Simone de Beauvoir, op. cit., 1960, p. 239.
-
[9]
Simone de Beauvoir, La Force des choses II, Gallimard, Paris, 1963, p. 505.
-
[10]
Ibid., pp. 505-506.
-
[11]
Simone de Beauvoir, op. cit., 1970, p. 306.
-
[12]
Simone de Beauvoir, op. cit., 1972, pp. 47-48.
-
[13]
Ibid., p. 53.
-
[14]
Simone de Beauvoir, un film de Josée Dayan et Malka Ribowska, réalisé par Josée Dayan, Gallimard, Paris, 1979, p. 87.
-
[15]
Alice Schwarzer, Entretiens avec Simone de Beauvoir, Mercure de France, Paris, 2008 [1983], p. 91.
-
[16]
Je remercie Vincent Caradec qui, lors d’un entretien sur la vieillesse et Beauvoir en 2009, a pu m’éclairer sur toutes ces données contextuelles du début des années 1970. Cf. Vincent Caradec, Sociologie de la vieillesse et du vieillissement, Armand Colin, 2008, p. 18. Pour ce qui concerne l’émergence de l’emploi de cette expression « troisième âge », cf. Rémi Lenoir, « L’invention du troisième âge », Actes de la recherche en sciences sociales, nos 26-27, 1979, pp. 57-82.
-
[17]
Vincent Caradec, op. cit., 2008, p. 13.
-
[18]
Simone de Beauvoir, op. cit., 1970, p. 567.
-
[19]
Alice Schwarzer, op. cit., 2008 [1983], p. 91.
-
[20]
La plupart des recherches pratiques ont été faites avec Pépo Angel et l’essentiel du scénario a été écrit par Bertrand Hurault et Simone de Beauvoir.
-
[21]
Marianne Ahrne, « Filmer la vieillesse », Les Temps Modernes, janvier-mars 2008, nos 647-648, p. 373.
-
[22]
Ibid., p. 371.
-
[23]
Ibid., pp. 371-372.
-
[24]
Simone de Beauvoir, Mémoires d’une jeune fille rangée, Gallimard, Paris, 1958, p. 79.
-
[25]
Ibid., pp. 196-198.
-
[26]
Simone de Beauvoir, op. cit., 1970, p. 516.
-
[27]
Simone de Beauvoir, op. cit., 1970, pp. 512-514.
-
[28]
Ibid., p. 394.
-
[29]
Ibid., p. 310.
-
[30]
Simone de Beauvoir, Une mort très douce, Gallimard, Paris, 1964, p. 127.
-
[31]
Ibid., p. 152.
-
[32]
Simone de Beauvoir, La Cérémonie des adieux, Gallimard, Paris, 1981, p. 35.
-
[33]
Jacques Deguy, Sylvie Le Bon de Beauvoir, Simone de Beauvoir. Ecrire la liberté, Découvertes/Gallimard, Paris, 2008, p. 93.
-
[34]
Simone de Beauvoir, op. cit., 1964, pp. 43 et 103.
-
[35]
Simone de Beauvoir, op. cit., 1981, p. 32.
-
[36]
Ibid., p. 55.
-
[37]
Véronique Le Ru, La Vieillesse. De quoi avons-nous peur ?, Larousse, 2008, p. 12.
-
[38]
Simone de Beauvoir, op. cit., 1964, p. 76.
-
[39]
Simone de Beauvoir, op. cit., 1981, p. 54.
-
[40]
Ibid., p. 54.
-
[41]
Ibid., p. 129.
-
[42]
Simone de Beauvoir, op. cit., 1970, p. 321.
-
[43]
Simone de Beauvoir, op. cit., 1964, pp. 30 et 115.
-
[44]
Simone de Beauvoir, op. cit., 1981, p. 54.
-
[45]
Simone de Beauvoir, op. cit., 1970, p. 93.
-
[46]
Simone de Beauvoir, op. cit., 1964, pp. 27, 64 et 75.
-
[47]
Simone de Beauvoir, op. cit., 1981, pp. 36-37.
-
[48]
Ibid., p. 69.
-
[49]
Vincent Caradec, op. cit., p. 28. Cf. aussi Jacqueline Trincaz, « Les fondements imaginaires de la vieillesse dans la pensée occidentale », L’Homme, no 147, 1998, pp. 167-189.
-
[50]
Simone de Beauvoir, op. cit., 1964, p. 23.
-
[51]
Simone de Beauvoir, op. cit., 1981, p. 130.
-
[52]
Ibid., p. 34.
-
[53]
Simone de Beauvoir, op. cit., 1964, pp. 15 et 17.
-
[54]
Ibid., p. 73.
-
[55]
Ibid., p. 29.
-
[56]
Simone de Beauvoir, op, cit., 1981, pp. 152-153.
-
[57]
Vincent Caradec, op. cit., 2008, pp. 42-54.
-
[58]
Christian Lalive d’Epinay et alii, « Comment définir la grande vieillesse ? », L’Année gérontologique, 1999, pp. 64-83.
-
[59]
Vincent Caradec, op. cit., 2008, pp. 78-79.
-
[60]
Cf. Carol Gilligan, « In a different voice : Women’s conceptions of self and of morality », Harvard Educational Review, vol. 47, no 4, 1977, pp. 481-517. Carol Gilligan, In a different voice. Psychological Theory and Women’s Development, Cambridge, Harvard University Press, 1982, et Carol Gilligan, Une voix différente, pour une éthique du care, Paris, Flammarion, 2008 (1re édit. 1986).
-
[61]
Simone de Beauvoir, op. cit., 1964, p. 37.
-
[62]
Ibid., pp. 65-66.
-
[63]
Ibid., pp. 41 et 103.
-
[64]
Ibid., p. 80.
-
[65]
Ibid., p. 35.
-
[66]
Simone de Beauvoir, op. cit., 1981, p. 80.
-
[67]
Ibid., pp. 53, 65, 141 et 165.
-
[68]
Ibid., p. 86.
-
[69]
Ibid., p. 128.
-
[70]
Simone de Beauvoir, op. cit., 1970, p. 306.
-
[71]
Ibid., pp. 306-307.
-
[72]
Simone de Beauvoir, op. cit., 1958, p. 265.
-
[73]
Ibid., pp. 249-251.
-
[74]
Par exemple, on peut se référer au voyage en Chine en 1955, Beauvoir y découvre la pauvreté extrême, entre autres aspects, et en tire l’ouvrage La Longue Marche (1957).
-
[75]
Simone de Beauvoir et Gisèle Halimi, Djamila Boupacha, Gallimard, Paris, 1962, pp. 1-13.
-
[76]
Simone de Beauvoir, op. cit., 1960, p. 261.
-
[77]
Ibid., pp. 264-265.
-
[78]
Simone de Beauvoir, Le Deuxième Sexe II, Gallimard, Paris, 1949, p. 456.
-
[79]
Simone de Beauvoir, op. cit., 1970, p. 315.
-
[80]
Alice Schwarzer, op. cit., 2008 [1983], p. 94.
L’année 2008 a célébré généreusement le centenaire de la naissance de Simone de Beauvoir. Aussi bien en France qu’à l’étranger, de nombreux événements — congrès, colloques et conférences — ont été organisés et d’abondantes publications ont fleuri à cette occasion. Il s’agissait non seulement de redécouvrir, d’un œil souvent critique et personnel, l’œuvre de Beauvoir, mais aussi de dessiner les contours de l’héritage laissé aux générations de jeunes féministes. En 2009, certains collectifs universitaires ont prolongé les festivités en rendant hommage aux soixante ans du Deuxième Sexe. Ce fut le cas, par exemple, de la chaire Simone de Beauvoir à Mexico qui, le temps d’une journée d’étude à l’université nationale autonome de Mexico, a convié quelques spécialistes afin de réfléchir sur l’actualité de l’œuvre magistrale dans le contexte latino-américain. L’année 2010, quant à elle, marque le quarantenaire de la publication de La Vieillesse et offre ainsi une nouvelle opportunité pour continuer de saisir et d’interroger le legs qu’elle nous a transmis. Dans cet esprit, nous nous intéresserons à un volet précis de ce champ thématique, qui est la façon dont Beauvoir s’est confrontée à sa propre vieillesse. Pour ce faire, notre propos s’articulera en deux temps. Il s’agira d’abord de remémorer les sentiments et les sensations liés au vieillissement qui l’ont envahie durant toute sa vie et qu’elle a communiqués explicitement à ses lecteurs, dans ses ouvrages. Nous analyserons ensuite comment Beauvoir s’est exprimée, cette fois implicitement, sur sa propre vieillesse en abordant frontalement celle de deux de ses proches : sa mère, Françoise Brasseur, dan…
Cet article est en accès conditionnel
Acheter cet article
5,00 €