Créer une synthèse éclairante des savoirs scientifiques : la singulière organisation du GIEC
- Par Franck Lecocq
- et Sophie Szopa
Pages 1 à 9
Citer cet article
- LECOCQ, Franck
- et SZOPA, Sophie,
- Lecocq, Franck.
- et al.
- Lecocq, F.
- et Szopa, S.
https://doi.org/10.3917/cepm.009.0001
Citer cet article
- Lecocq, F.
- et Szopa, S.
- Lecocq, Franck.
- et al.
- LECOCQ, Franck
- et SZOPA, Sophie,
https://doi.org/10.3917/cepm.009.0001
Métaphoriquement, le monde s’est créé à partir d’une feuille blanche. L’entreprise de sauvetage dans laquelle l’humanité est engagée se fait dans une approche opposée, par la mobilisation et l’évaluation des connaissances scientifiques disponibles à un instant donné, dans leur diversité, au service d’une synthèse qui soit consensuelle et puisse informer la décision. Si les rapports du GIEC doivent donner un état des lieux des causes et effets du changement climatique, ils visent d’abord à éclairer l’action. Le GIEC, initiative politique internationale créée en 1988, mobilise des centaines de chercheurs de tous pays, dans la quête d’un équilibre entre consensus scientifique et politique, et pertinence des messages. Ses rapports jouent un rôle clé dans la bataille contre le changement climatique et l’organisation qui les sous-tend est une composante essentielle du succès de l’entreprise, dans un contexte de tensions autour de ces sujets qui n’ont eu de cesse d’évoluer.