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Compte rendu

Hans Eberhard Mayer, Die Kreuzfahrerherrschaften von Maraclea und Nephin, Berlin, De Gruyter, 2018 ; 1 vol., viii–130 p. (Abhandlungen der Akademie der Wissenschaften zu Göttingen ; nlle sér., 46). ISBN : 978-3-11-058021-1. Prix : € 79,95

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Citer cet article


  • Richard, J.
(2019). Hans Eberhard Mayer, Die Kreuzfahrerherrschaften von Maraclea und Nephin, Berlin, De Gruyter, 2018 ; 1 vol., viii–130 p. (Abhandlungen der Akademie der Wissenschaften zu Göttingen ; nlle sér., 46). ISBN : 978-3-11-058021-1. Prix : € 79,95. Le Moyen Age, Tome CXXV(3), XIV-XIV. https://doi.org/10.3917/rma.253.0651n.

  • Richard, Jean.
« Hans Eberhard Mayer, Die Kreuzfahrerherrschaften von Maraclea und Nephin, Berlin, De Gruyter, 2018 ; 1 vol., viii–130 p. (Abhandlungen der Akademie der Wissenschaften zu Göttingen ; nlle sér., 46). ISBN : 978-3-11-058021-1. Prix : € 79,95 ». Le Moyen Age, 2019/3-4 Tome CXXV, 2019. p.XIV-XIV. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/revue-le-moyen-age-2019-3-page-XIV?lang=fr.

  • RICHARD, Jean,
2019. Hans Eberhard Mayer, Die Kreuzfahrerherrschaften von Maraclea und Nephin, Berlin, De Gruyter, 2018 ; 1 vol., viii–130 p. (Abhandlungen der Akademie der Wissenschaften zu Göttingen ; nlle sér., 46). ISBN : 978-3-11-058021-1. Prix : € 79,95. Le Moyen Age, 2019/3-4 Tome CXXV, p.XIV-XIV. DOI : 10.3917/rma.253.0651n. URL : https://shs.cairn.info/revue-le-moyen-age-2019-3-page-XIV?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/rma.253.0651n


1 La connaissance des établissements des croisés en Terre sainte passe par celle des familles seigneuriales qui en assuraient la défense et l’exploitation, et nous est parvenue par la rédaction du livre des Familles d’Outremer, qui s’attache tout particulièrement aux lignées qui ont gouverné les états fondés par elles. Mais les familles seigneuriales qui dépendaient de ces principales lignées présentent aussi un intérêt certain pour les historiens des croisades et des états latins d’outremer. L’une d’entre elles avait retenu l’attention du comte de Rüdt-Collenberg : celle des seigneurs de Maraclée et de Nephin qui avait fait l’objet d’un article paru dans les Cahiers de civilisation médiévale en 1964. H.E. Mayer a repris cette étude dans les publications de l’Académie de Göttingen, de façon plus complète, apportant aussi des compléments à l’aperçu que nous avions donné de cette famille en 2010 dans le recueil publié par G. Dédéyan et K. Rizk. Venus du Languedoc où ils possédaient une seigneurie à Meynes, à l’ouest de Nîmes, sans doute avec Raymond de Saint-Gilles, on les voit d’abord à Tortose, avant qu’ils ne soient chassés par les musulmans, puis à Nephin (Nenfé), au sud de Tripoli, dont Raynouard Ier est le seigneur tandis que son frère Raymond épouse Douce Porcelet, d’un lignage vassal des comtes de Tripoli ; un autre frère, Guillaume, devient seigneur de Maraclée, au nord de Tortose. Raynouard II de Nephin est « déshérité » par le comte en 1206, tandis que Maraclée reste aux descendants de Guillaume jusqu’à la fin du xiiie siècle. Les héritiers de Raynouard II se fixent à Chypre, ceux de Maraclée en Italie du Sud ; mais un mariage a fait passer cette seigneurie aux descendants d’un lignage du comté d’Édesse, les Ravendel ; ils s’y maintiendront durant presque tout le xiiie siècle. On a ainsi une vue très complète de ce que fut une lignée seigneuriale qui connut d’autres descendants fixés au xiiie siècle dans le royaume de Jérusalem, et qui entretint occasionnellement des rapports avec les musulmans, vue très complète qui donne un bon exemple de ce que furent les vassaux des grandes lignées de l’Orient latin.

2 Jean Richard


Date de mise en ligne : 16/07/2020

https://doi.org/10.3917/rma.253.0651n