Walter Map, Die unterhaltsamen Gespräche am englischen Königshof. De nugis curialium , com., éd. et trad. Wilhelm Elmar, Stuttgart, Hiersemann, 2015 ; 1 vol., xxx–333 p. (Bibliothek der Mittellateinischen Literatur, 12). ISBN : 978-3-7772-1505-1. Prix : € 224,00
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Citer cet article
- VONES-LIEBENSTEIN, Ursula,
- Vones-Liebenstein, Ursula.
- Vones-Liebenstein, U.
https://doi.org/10.3917/rma.253.0651j
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https://doi.org/10.3917/rma.253.0651j
1 Gauthier Map (1130/1135–1209/1210), chanoine séculier et archidiacre du diocèse d’Oxford, favorisé par Henri II d’Angleterre qu’il accompagne à Limoges en 1173, nous n’a laissé qu’un seul ouvrage, « les contes pour les gens de cour », traduit en français par M. Perez et Alan Keith Bate [10], et traduit ici pour la première fois en allemand, sur la base de l’édition révisée en 1983 de Montague Rodes James [11]. La traduction est accompagnée d’une brève introduction sur la vie de l’auteur – originaire du pays de Galles et protégé de l’évêque de Londres, Gilbert Foliot – et sur la composition inachevée de son seul ouvrage connu, le De nugis curialium.
2 La traduction s’adresse à un public lettré. Elle a le mérite de rendre cet ouvrage amusant, plein d’anecdotes, mais authentique et d’une connaissance profonde de la vie à la cour des rois d’Angleterre accessible à un large public intéressé par le Moyen âge grâce à des émissions de télévision et des romans historiques. Le texte est accompagné de quantité de notes explicatives sur les personnages historiques cités, les passages difficiles à traduire et des références à des œuvres auxquelles l’auteur fait allusion.
3 Des images de personnages historiques comme Henri II Plantagenêt et ses fils Henri le Jeune et Richard Cœur de Lion, ainsi que du roi de France Louis VII, que Gauthier Map a rencontré personnellement, se trouvent à côté d’histoires de fantômes, de vampires et de contes de fées. Map parle des ordres nouvellement fondés au xiie siècles comme des chartreux, des cisterciens et des chevaliers du Temple ainsi que de la secte des vaudois. Il se moque de tout, même de Bernard de Clairvaux, lequel est dépeint essayant en vain de ressusciter un enfant. Il met ses lecteurs en garde contre les malices des femmes et critique les gens de cour avide de promotions à tout prix.
4 Un index détaillé permet de retrouver la plupart des personnes, bien que le nom d’Aliénor d’Aquitaine (mentionnée p. 302) manque.
5 Ursula Vones-Liebenstein