Stadtsprache(n) – Variation und Wandel. Beiträge der 30. Tagung des Internationalen Arbeitskreises Historische Stadtsprachenforschung, Regensburg, 3.–5. Oktober 2012, éd. Christopher Kolbeck, Reinhard Krapp, Paul Rössler, Heidelberg, Universitätsverlag Winter, 2013 ; 1 vol., 160 p. (Germanische Bibliothek, 47). ISBN : 978-3-8253-6120-4. Prix : € 50,00
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Citer cet article
- ANDERSEN-VINILANDICUS, Peter H.,
- Andersen-Vinilandicus, Peter H..
- Andersen-Vinilandicus, P.-H.
https://doi.org/10.3917/rma.202.0481zzq
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https://doi.org/10.3917/rma.202.0481zzq
1 Le présent volume contient les actes du congrès organisé du 3 au 5 octobre 2012 à Ratisbonne par l’Arbeitskreis Historische Stadtsprachenforschung (HSSF), un groupe constitué en 1983 et réunissant annuellement des chercheurs d’horizons divers, unis par un intérêt commun pour les faits de langue liés aux espaces urbains. Le volume comporte neuf contributions précédées d’une brève préface signée par les trois É. Ces contributions couvrent une période allant de la fin du Moyen Âge au présent et se concentrent sur le xvie siècle. L’espace germanophone est abordé dans son ensemble, surtout la ville de Ratisbonne et sa région, vraisemblablement en raison du lieu choisi pour le congrès.
2 Si la discrétion des trois É. sur eux-mêmes peut se comprendre, il est curieux qu’ils ne présentent pas les contributeurs. Ni l’appartenance à une institution ni la détention de titres universitaires ne garantissent la qualité d’un travail scientifique, mais il est de tradition d’indiquer, ne serait-ce qu’entre parenthèses, le nom des universités respectives.
3 Dans la première contribution, J. Macha (Université de Münster, † 2014) s’intéresse aux différences entre le langage des protestants et celui des catholiques. Il opte pour le terme de « Konfessionalismus » pour désigner un fait linguistique propre à un groupe religieux. Si l’on connaît bien la controverse sur le fameux E ajouté (ou plutôt sauvé) par Luther à la fin de nombreux féminins (par exemple, Sonne et Seele), J.M. détecte de nouveaux exemples, notamment la forme presque exclusivement protestante Predigt qui se démarque de toute évidence de la forme catholique Predig. Dans ce cas, J.M. parle d’un T luthérien. Sa biographie est particulièrement bien fournie. La seconde contribution, signée conjointement par Y. Böhme et H.U. Schmid (Université de Leipzig), porte sur un journal intime tenu par un bourreau de Nuremberg entre 1573 et 1613. Si les 53 extraits cités nous laissent entrevoir la mentalité de ce sinistre personnage, les conclusions d’ordre linguistique sont plutôt sommaires, à l’instar de la bibliographie. G. Brandt (Université de Rostock) se penche pour sa part sur les habitudes d’écriture des jeunes filles issues de la bourgeoisie de Nuremberg à la fin du Moyen Âge. La contribution contient douze tableaux dont le dernier illustre le passage de mögen à können. Dans sa bibliographie, l’A. fait la part belle à ses propres travaux. R. Hünecke (Université de Dresde) étudie les livres commerciaux de sa propre ville du xive au xvie siècle, surtout pendant la période du secrétaire Hans Pole (1516–1537). Celui-ci est amplement cité et commenté. Dans la quatrième contribution, N. Nagel et R. Peters (Université de Münster) présentent une bibliographie en ligne qu’ils viennent de lancer sur les dialectes du Nord. J. Krasselt (Université de Bochum) analyse l’évolution de la langue dans les livres municipaux de Dresde au xve siècle. Elle constate que les voyelles î, û et iu présentent subitement la diphtongaison moderne vers 1490 et attribue ce changement à l’arrivée d’un nouveau secrétaire. Les dernières contributions portent, à une exception près, sur l’Europe de l’Est : le plurilinguisme à Lviv entre 1848 et 1900 (S. Ptashnyk), l’enclave germanophone de Moukatcheve (A. Wildfeuer, Université d’Augsbourg), les entrées de l’année 1550 dans un livre de compte de Ratisbonne (C. Butz, C. Kolbeck, Université de Ratisbonne) et la désignation des couleurs dans un corpus de documents d’Olomouc appartenant aux xvie et xiie siècles (L. Spá?ilová, Université de Brno).
4 Malgré sa modeste pagination, ce recueil présente une grande variété d’art. et apporte un éclairage nouveau sur l’évolution de la langue allemande urbaine depuis le Moyen Âge tardif.
5 Peter H. Andersen-Vinilandicus