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Compte rendu

Joseph-Claude POULIN, L’hagiographie bretonne du haut Moyen Âge. Répertoire raisonné, Ostfildern, Thorbecke, 2009 ; 1 vol. in-8o, 493 p. ISBN : 978-3-7995-7297- 2. Prix : € 59,00.

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  • Krönert, K.
(2011). Joseph-Claude POULIN, L’hagiographie bretonne du haut Moyen Âge. Répertoire raisonné, Ostfildern, Thorbecke, 2009 ; 1 vol. in-8o, 493 p. ISBN : 978-3-7995-7297- 2. Prix : € 59,00. Le Moyen Age, Tome CXVII(2), V-V. https://doi.org/10.3917/rma.172.0369e.

  • Krönert, Klaus.
« Joseph-Claude POULIN, L’hagiographie bretonne du haut Moyen Âge. Répertoire raisonné, Ostfildern, Thorbecke, 2009 ; 1 vol. in-8o, 493 p. ISBN : 978-3-7995-7297- 2. Prix : € 59,00. ». Le Moyen Age, 2011/2 Tome CXVII, 2011. p.V-V. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/revue-le-moyen-age-2011-2-page-V?lang=fr.

  • KRÖNERT, Klaus,
2011. Joseph-Claude POULIN, L’hagiographie bretonne du haut Moyen Âge. Répertoire raisonné, Ostfildern, Thorbecke, 2009 ; 1 vol. in-8o, 493 p. ISBN : 978-3-7995-7297- 2. Prix : € 59,00. Le Moyen Age, 2011/2 Tome CXVII, p.V-V. DOI : 10.3917/rma.172.0369e. URL : https://shs.cairn.info/revue-le-moyen-age-2011-2-page-V?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/rma.172.0369e


1 L’une des entreprises « phares » de l’Institut historique allemand à Paris ces trente dernières années est celle des Sources hagiographiques de la Gaule (= S.H.G.), dont J.C. Poulin est l’un des principaux collaborateurs. L’objectif consiste à rassembler, dater et attribuer dans la mesure du possible les « sources hagiographiques composées en Gaule avant l’an mil » en tenant compte de la tradition manuscrite. Le répertoire raisonné, L’hagiographie bretonne du haut Moyen Âge, représente l’aboutissement de plus de trente années de recherche par l’A. et le résultat est très impressionnant.

2 Dans une introduction longue de 70 p. et précédée d’une bibliographie générale, l’A. revient sur les difficultés de définir un « espace breton », il retrace l’histoire de la recherche sur les saints bretons et les textes qui leurs sont dédiés, et il présente les objectifs et les approches méthodologiques avec lesquelles chaque dossier hagiographique – l’ensemble des textes en l’honneur d’un saint – est examiné par la suite. La partie principale du livre est consacrée à quatorze dossiers dont ceux, inédits, de Briocus, Jodocus, Turiavus, Tutgualus et Wenailus. Les autres dossiers – ceux de Conwoion, Leonorius, Machutes, Maglorius, Melanius, Meroveus, Paulus Aurelianus, Samson et Winwalœus – ont déjà fait l’objet d’articles dans le cadre des S.H.G. ; ils sont donc dans le présent recueil remis à jour. Pour chaque texte, on trouve une bibliographie spécialisée, des descriptions détaillées de manuscrits, une liste d’éditions et des examens critiques cherchant à dater l’écrit, l’attribuer à un auteur dans la mesure du possible et le mettre en relation avec d’autres textes. Dans la dernière partie du répertoire, le lecteur trouve encore une trentaine de notices brèves consacrées au saints bretons dont les écrits hagiographiques sont postérieurs à l’an mil : Armagilus, Blinlivetus, Budocus, Corentinus, Cunualus, Desiderius et Reginfredus, Ethbinus, Euflamus, Geneveus, Gildas, Gobrianus, Gœznoveus, Golvenus, Gonerius, Gurthiernus, Herbaudus, Herveus, Jacutus et Guethnocus, Judicael, Laurus, Matthaeus, Maudetus, Melorus, Menulfus, Mereadocus, Mevennus, Moderammus, Ninnoca, Osmanna, Paternus, Romanus, Sulinus, Tenenanus et Tremorus.

3 Il se dégage ainsi l’image d’une production hagiographique très dynamique pendant la seconde moitié du IXe siècle, beaucoup plus influencée par le monde carolingien que par les traditions insulaires. S’il est vrai qu’elle a quelques caractéristiques bien marquées – on cherche vainement des femmes, des martyrs et des revendications apostoliques si répandues dans le reste de la Gaule à cette époque –, l’idée très répandue que la sainteté bretonne garde une multitude de traces d’une ancienne culture celtique qui s’opposerait au monde carolingien, trouve ici un contre-argument fort. En effet, bien plus que le simple aboutissement d’une longue et patiente recherche, le travail de l’A. permet de poser de nouvelles questions et d’ouvrir de nouveaux champs d’investigations : les indices des manuscrits, des personnes et des saints, des listes récapitulatives et des tableaux et schémas présentant la dépendance des textes entre eux transforment ce répertoire en un excellent outil de travail à la fois pour les médio-latinistes qui souhaitent éditer de nouveaux textes et pour les historiens de la culture médiévale.

4 Klaus KRÖNERT


Date de mise en ligne : 01/02/2012

https://doi.org/10.3917/rma.172.0369e