Nikolas JASPERT, Die Kreuzzüge, Darmstadt, Wissenschaftliche Buchgesellschaft, 2003 ; 1 vol. in-8o, IX–180 p. (Geschichte Kompakt Mittelalter). ISBN : 978-3-534-15129- 5. Prix : € 14,90.
- Par Jean Richard
Page LV
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- RICHARD, Jean,
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https://doi.org/10.3917/rma.172.0369zzc
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Notes
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[2]
Paris, 1997.
1 Traiter des croisades en moins de 200 p., avec la volonté d’être complet et de fournir sous une forme ramassée toutes les connaissances de base sur un grand problème historique en tenant compte des récents acquis de la recherche – car tel est l’objet de la collection –, cela tient de la gageure. Cette gageure, l’A. l’a tenue, en prenant la notion de croisade à ses origines pour la mener jusqu’au XVIe siècle. Et en se plaçant à la fois dans les deux perspectives qui partagent les historiens, celle d’une croisade ayant pour objectif la libération et la défense de l’Orient chrétien dans la dévotion au Saint-Sépulcre, et celle d’une guerre menée pour le service de l’Église sur d’autres terrains, l’octroi par la Papauté d’une indulgence caractéristique en étant le facteur commun. Ceci s’étendant aussi à l’histoire des ordres militaires. À vrai dire, il a accordé une plus grande attention aux croisades d’Orient et à l’histoire des États latins du Levant ; mais le domaine envisagé n’en est pas moins vaste. Dans l’ensemble, il est parvenu à donner une information très large, au prix de quelques raccourcis (c’est ainsi que la principauté d’Antioche apparaît à peine et qu’on ne mentionne pas le désastre, cependant décisif pour la Syrie du Nord, de l’ager sanguinis ; qu’il est fait état des violences anti-juives de Rhénanie, mais non de celles d’Angleterre). Les quelques inexactitudes sont de peu de portée : Usâma ne fut pas seigneur de Shaîzar ; Renaud de Châtillon n’était pas, en 1187, un nouveau venu en Orient ; et ce sont les Mongols qui recherchèrent les premiers l’alliance des Francs. On notera une bibliographie commentée, qui privilégie les études récentes, voire de simples articles, sans retenir les œuvres qui restent fondamentales, mais qui peuvent apparaître comme classiques : l’objet, nous l’avons vu, est d’attirer l’attention sur les renouvellements. On regrettera toutefois que le Mythe de croisade d’A. Dupront [2] n’ait pas été retenu malgré sa date récente de publication et les vues nouvelles qu’il nous fournit. Mais l’ouvrage répond bien à son propos : il apporte, sous une forme très condensée, une information abondante et sûre en même temps qu’il ouvre des perspectives sur l’état de la recherche.
2 Jean RICHARD