Calendar of the Fine Rolls of the Reign of Henry III, Preserved in the National Archives, t. 2, 9 to 18 Henry III, 1224–1234, éd. Paul DRYBURGH, Beth HARTLAND, Arianna CIULA, Jose Miguel VIEIRA, Woodbridge, Boydell–The National Archives, 2008 ; 1 vol. in-8o, XXVIII–739 p. ISBN : 9781843833581. Prix : GBP 100 ; Calendar of the Fine Rolls of the Reign of Henry III, Preserved in the National Archives, t. 3, 19 to 26 Henry III, 1234–1242, éd. ID., Woodbridge, Boydell–The National Archives, 2009 ; 1 vol. in-8o, XVIII–778 p. ISBN : 978-184-383-488-5. Prix : GBP 100.
Page IX
Citer cet article
- LACHAUD, Frédérique,
- Lachaud, Frédérique.
- Lachaud, F.
https://doi.org/10.3917/rma.172.0369i
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- Lachaud, F.
- Lachaud, Frédérique.
- LACHAUD, Frédérique,
https://doi.org/10.3917/rma.172.0369i
Notes
-
[1]
http://www.finerollshenry3.org.uk
1 L’entreprise de publication, en traduction, des Fine Rolls du règne d’Henri III jusqu’à l’année 1248, marque une étape importante dans les études portant sur l’Angleterre au XIIIe siècle, tout en se situant dans la grande tradition de la publication des archives royales initiée par la Record Commission. Les Fine Rolls, qui enregistrent les amendes et les compositions (ou les promesses de compositions) apparaissent en effet comme une source essentielle à la fois pour la connaissance des rouages du gouvernement central de l’Angleterre médiévale et, en particulier, de l’Échiquier, dont le degré de sophistication peut nous paraître étonnant, et pour l’histoire des relations entre le roi et ses vassaux directs, comme entre le roi et les officiers locaux. L’étude des entrées pour l’année 1233–1234, par exemple, nous fait connaître les modalités de la faveur royale, qu’il s’agisse des rémissions et des délais accordés dans le paiement des dettes, ou de l’autorisation consentie à certains héritiers d’obtenir la saisine immédiate de leurs terres ; à l’inverse, les confiscations ordonnées en vue d’obliger certains débiteurs du roi à payer leurs arriérés de dettes ou d’impôts, ou celles qui étaient destinées à contraindre et à punir les rebelles dirigés par Richard Marshal témoignent de la sévérité de la politique royale et de l’efficacité apparente de la transmission des ordres royaux dans un pays aux structures de gouvernement relativement resserrées. Les Fine Rolls semblent avoir été un document de travail essentiel pour le personnel de l’Échiquier, parallèlement aux Pipe Rolls, comme le suggère l’utilisation courante de ces archives pour prendre certaines décisions : certains vassaux étaient régulièrement dispensés de l’écuage, par exemple, parce que les Fine Rolls conservaient le record de compositions antérieures.
2 Les normes d’édition et les choix opérés par les É., ainsi que les références à l’édition en ligne [1], ont déjà été présentés dans la recension du premier volume des Fine Rolls. On doit toutefois insister, dans la recension des volumes 2 et 3, sur quelques décisions d’ordre éditorial qui apportent un certain nombre de modifications dans la consultation de la série. Des changements mineurs ont été introduits dans le système d’indexation. Surtout, les Originalia Rolls ont été systématiquement exploités pour préciser les données des Fine Rolls, voire pour les remplacer pour les périodes où les Fine Rolls ont disparu. Les Originalia Rolls sont des compilations d’extraits des Fine Rolls destinées à permettre à l’Échiquier d’être plus efficace dans le recouvrement des dettes comme dans le contrôle de l’action des officiers locaux, dont les termes de service étaient précisés. La combinaison de ces deux séries permettait notamment à l’Échiquier de conserver, sur plusieurs générations, la mémoire des dettes dues au roi ; leur étude conjointe devrait permettre à l’historien de connaître le détail des processus fiscaux.
3 L’utilité et la rigueur de l’entreprise forcent l’admiration. On peut toutefois regretter l’absence d’une analyse d’ensemble dans l’introduction de chacun des volumes : une belle mise au point par D. Carpenter sur les premières années du gouvernement personnel d’Henri III ouvre le troisième volume, or elle ne porte pas de manière spécifique sur l’apport des Fine Rolls à la connaissance de la période. Le revenu global tiré des compositions est donné sous la forme de tableaux, mais il est dommage sans doute que ceux-ci ne soient pas accompagnés de quelques considérations générales sur la signification des disparités importantes qui apparaissent, d’une année sur l’autre, dans le revenu tiré des compositions : par exemple, si l’on comprend l’importance des revenus en 1241–1242 (11 294 livres sterling), au moment de l’expédition de Poitou, puisqu’ils incluaient le paiement de l’écuage, il est plus délicat de saisir le sens des disparités entre le revenu global tiré des compositions en 1227–1228 (2 768 livres sterling), et celui de 1233–1234 (8 685 livres sterling).
4 La décision de publier la traduction anglaise, au lieu de l’original latin, reflète le souci de s’adresser à un large public : en revanche, le degré de complexité de la discussion relative au fonctionnement interne de l’Échiquier, ainsi que l’absence d’analyse générale des Fine Rolls soulèvent la question de l’audience réelle de cette entreprise. On peut espérer que le dernier volume de la série pourra résoudre ce paradoxe.
5 Frédérique LACHAUD