Mettre en prose aux XIVe–XVe siècles, sous la dir. de Maria COLOMBO TIMELLI, Barbara FERRARI et Anne SCHOYSMAN, coll. Irène FINOTTI, Turnhout, Brepols, 2010 ; 1 vol. in-8o, 265 p. (Texte, Codex et Contexte, 11). ISBN : 978-2-503-53351-3. Prix : € 55,00.
Page XXIX
Citer cet article
- CONSTANTINIDIS, Anna,
- Constantinidis, Anna.
- Constantinidis, A.
https://doi.org/10.3917/rma.163.0725zc
Citer cet article
- Constantinidis, A.
- Constantinidis, Anna.
- CONSTANTINIDIS, Anna,
https://doi.org/10.3917/rma.163.0725zc
1 Ce volume, édité par M. Colombo Timelli, B. Ferrari et A. Schoysman, réunit les contributions présentées au IIIe Colloque de l’Association Internationale des Études du Moyen Français, organisé par l’Université de Milan à Gargnano del Garda, du 28 au 31 mai 2008. Comme l’expliquent les É. en avant-propos, cette rencontre était étroitement liée au projet de constitution d’un nouveau répertoire des mises en prose visant à mettre à jour l’ouvrage de G. Doutrepont. Dans ce cadre, les chercheurs ont étudié le phénomène des mises en prose sous trois points de vue particuliers : linguistique, littéraire et philologique.
2 Ces angles d’approche se reflètent dans les trois interventions ouvrant le volume, qui correspondent aux conférences plénières tenues par G. Roques sur Les variations lexicales dans les mises en prose (p. 9–31), F. Suard sur les enjeux littéraires des mises en prose (Les mises en prose épiques et romanesques : les enjeux littéraires, p. 33–52) et C. Thiry, qui dresse un bilan des études philologiques sur les mises en prose (Les mises en prose : bilan des études philologiques, p. 53–64).
3 Outre ces trois articles introductifs, le volume regroupe les communications suivantes, présentées par ordre alphabétique d’auteurs : A. Bengtsson, Les approches linguistiques de la mise en prose de l’hagiographie : les cas de sainte Marie l’Égyptienne et de sainte Geneviève de Paris (p. 65–75) ; D. Bohler, Du roman au récit « light » : la mise en prose de Cleomadés au XVe siècle. Réflexions sur le remaniement par abrègement (p. 77–86) ; R. Brown-Grant, Mise en prose et remise en question du rôle de l’amour dans la formation de l’identité chevaleresque : l’exemple de Blancandin (p. 87–95) ; M.M. Castellani, Romains et Carthaginois dans les deux versions du Florimont. Pour une lecture politique du Florimont en prose (p. 97–107) ; S. Cerrito, L’Ovide moralisé mis en prose à la cour de Bourgogne (p. 109–117) ; † P. Demarolle, De La Châtelaine de Vergy à l’Heptaméron : modalités textuelles d’une nouvelle écriture (p. 119–128) ; C. Ferlampin-Acher, Le Conte de la Rose dans Perceforest et l’effet « mise en prose » (p. 129–136) ; S. Hériché-Pradeau, Motifs rhétoriques, clichés et formules : de la chanson de geste à la mise en prose de David Aubert, Garin le Loherain (p. 137–158) ; D.F. Hult, Traduction en vers, traduction en prose au seuil du XIVe siècle (p. 159–168) ; L. Lansard, L’Évangile de Gamaliel : une mise en prose ? (p. 169–176) ; S. Lehmann, Les prologues dans les textes en prose (XIVe–XVe siècles) : modèles et déviances (p. 177–186) ; M. Marchal, Mise en chapitres, rubriques et miniatures dans Gérard de Nevers (p. 187–195) ; A. Petit, Les réminiscences littéraires dans les Gilles de Chin en vers et en prose (p. 197–213) ; E. Poulain-Gautret, Adapter le combat épique à la prose, translation et création : le motif de la place assiégée dans Ogier le Danois, Valentin et Orson, Les Trois fils de rois (p. 215–223) ; A. Rochebouet, Les deux destructions de la ville de Troie : de la dérimation à la compilation dans les première, troisième et cinquième mises en prose du Roman de Troie (p. 225–233) ; E. Suomela-Härmä, Traducteurs et commentateurs (p. 235–243) ; T. Van Hemelryck, Le livre mis en prose à la cour de Bourgogne. Réflexions pour une approche codicologique d’un phénomène littéraire (p. 245–254).
4 Un index, établi par I. Finotti, clôture le volume (p. 255–265).
5 La richesse de l’ouvrage réside dans la variété des approches méthodologiques et des genres littéraires envisagés, qui témoigne de l’importance et de l’ampleur du phénomène des mises en prose, dont de nombreux aspects restent encore à explorer.
6 Anna CONSTANTINIDIS