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Compte rendu

Das Preßburger Protocollum Testamentorum 1410 (1427)–1529, 1re part., 1410–1487, sous la dir. de Judit MAJOROSSY et Katalin SZENDE, Vienne–Cologne–Weimar, Böhlau, 2010 ; 1 vol. in-8o, 535 p. (Fontes Rerum Austriacum, 3e sér., Fontes Iuris, 21, 1). ISBN : 978-3-205-78549-1. Prix : € 39,00.

Page XVII

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  • Olivier, M.
(2010). Das Preßburger Protocollum Testamentorum 1410 (1427)–1529, 1re part., 1410–1487, sous la dir. de Judit MAJOROSSY et Katalin SZENDE, Vienne–Cologne–Weimar, Böhlau, 2010 ; 1 vol. in-8o, 535 p. (Fontes Rerum Austriacum, 3e sér., Fontes Iuris, 21, 1). ISBN : 978-3-205-78549-1. Prix : € 39,00. Le Moyen Age, Tome CXVI(3), XVII-XVII. https://doi.org/10.3917/rma.163.0725q.

  • Olivier, Mathieu.
« Das Preßburger Protocollum Testamentorum 1410 (1427)–1529, 1re part., 1410–1487, sous la dir. de Judit MAJOROSSY et Katalin SZENDE, Vienne–Cologne–Weimar, Böhlau, 2010 ; 1 vol. in-8o, 535 p. (Fontes Rerum Austriacum, 3e sér., Fontes Iuris, 21, 1). ISBN : 978-3-205-78549-1. Prix : € 39,00. ». Le Moyen Age, 2010/3 Tome CXVI, 2010. p.XVII-XVII. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/revue-le-moyen-age-2010-3-page-XVII?lang=fr.

  • OLIVIER, Mathieu,
2010. Das Preßburger Protocollum Testamentorum 1410 (1427)–1529, 1re part., 1410–1487, sous la dir. de Judit MAJOROSSY et Katalin SZENDE, Vienne–Cologne–Weimar, Böhlau, 2010 ; 1 vol. in-8o, 535 p. (Fontes Rerum Austriacum, 3e sér., Fontes Iuris, 21, 1). ISBN : 978-3-205-78549-1. Prix : € 39,00. Le Moyen Age, 2010/3 Tome CXVI, p.XVII-XVII. DOI : 10.3917/rma.163.0725q. URL : https://shs.cairn.info/revue-le-moyen-age-2010-3-page-XVII?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/rma.163.0725q


Notes

  • [1]
    L’Église dans les villes hongroises à la fin du Moyen Âge : vers 1320–vers 1490, Budapest– Paris, 2003.

1 Le renouveau des études sur les testaments médiévaux a produit, ces dernières décennies, un nombre considérable d’éditions de sources de très grande qualité et de monographies non moins précieuses. Il convient de se réjouir que la présente publication, fruit du travail du tandem d’éditrices constitué par J. Majorossy et K. Szende, porte à la connaissance d’un plus large public une série de testaments tardo-médiévaux jusqu’ici peu exploitée : ceux consignés dans le registre testamentaire de la ville de Preßburg, aujourd’hui Bratislava, aux confins occidentaux du royaume de Hongrie. Le manuscrit comprend plusieurs centaines de testaments privés étendus sur une période de plus d’un siècle, entre 1410 et 1529. À quelques rares exceptions près, ils concernent des bourgeois de la ville. À l’instar de que l’on observe ailleurs, dans les pays germaniques notamment, le Protocollum nous met surtout aux prises avec l’élite urbaine. À Preßbourg, les List, les Scharrach, les Ventur sont aussi présents dans l’économie de la mort qu’ils ne le sont, plus généralement, dans la ville.

2 La transcription des É., soignée et très fidèle, nous permet d’approcher au plus près la réalité de ces documents. Le détail des principes éditoriaux appelle cependant quelques réserves. En l’absence de tradition complexe, les É. font le choix de se dispenser d’un apparat critique stricto sensu. Ce parti pris se répercute d’autant plus sur la lisibilité du texte qu’il va ici de pair avec une ambition d’exactitude presque « diplomatique » dans la reproduction que d’aucuns pourraient juger excessive : la moindre dittographie, le moindre repentir est ainsi non seulement relevé, mais encore « donné à voir » dans le corps du texte à grand renfort de signes spéciaux. Pareille technique induit mécaniquement la multiplication d’indications adventices dans le corps même du texte, dès lors que le scribe s’est montré quelque peu distrait, ce qui arrive ici assez régulièrement.

3 Ces réserves de détail ne doivent pas éclipser l’essentiel : les É. mettent à disposition de l’historien un matériau d’une richesse infinie. Rédigée par deux historiennes qui ont elles-mêmes beaucoup travaillé sur ces testaments, l’introduction, en une trentaine de pages assez denses, donne au lecteur les clés pour appréhender au mieux le document édité. Une lecture même cursive des quelque 450 pièces composant ce premier volume suffit à accréditer le bien-fondé des pistes de recherche rapidement dessinées aux p. 31–33. Les testaments, longs souvent de plusieurs pages dans le texte édité, sont à bien des égards d’excellents révélateurs. Formes de piété tardo-médiévales, assise foncière – l’omniprésence de la vigne frappe ici le lecteur – et stratégies matrimoniales de la bourgeoisie presbourgeoise, mais aussi pratiques de l’écrit, tant à la chancellerie qui enregistre, avec une acribie croissante au fil des ans, les dernières volontés, que dans l’intimité des foyers patriciens (signalons à titre d’exemple, parmi d’autres possibles, la véritable petite perle qu’est à cet égard le testament d’un Peter Kraus, très préoccupé par le devenir de ses livres après son trépas : p. 425) : rares sont les domaines de la vie urbaine que cette série documentaire laisse dans l’ombre.

4 La bibliographie rassemblée aux p. 39–49 indique suffisamment que, par le passé, les testaments presbourgeois ont surtout retenu l’attention de la médiévistique hongroise et slovaque. Le constat mériterait peut-être d’être nuancé quelque peu – on s’étonnera ainsi que les É. passent aussi vite sur les différents travaux de M.M. de Cevins, à commencer par sa thèse [1], qui n’a même pas l’heur d’une citation. Reste que cette louable entreprise éditoriale, qui prend place dans une collection prestigieuse, contribuera assurément à sortir le Protocollum de la relative obscurité dans laquelle il était demeuré jusqu’à présent. On attend avec impatience la publication du second volume.

5 Mathieu OLIVIER


Date de mise en ligne : 28/10/2011

https://doi.org/10.3917/rma.163.0725q