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Compte rendu

The Costuma d’Agen. A Thirteenth-Century Customary Compilation in Old Occitan. Transcribed from the Livre Juratoire , trad., introd. et notes par F.R. P. AKEHURST, Turnhout, Brepols, 2010 ; 1 vol. in-8o, XXIX–114 p. (Publications de l’Association Internationale d’Études Occitanes, 5). ISBN : 978-2-503-51920-3. Prix : € 35,00.

Page LXXVI

Citer cet article


  • Giannini, G.
(2010). The Costuma d’Agen. A Thirteenth-Century Customary Compilation in Old Occitan. Transcribed from the Livre Juratoire , trad., introd. et notes par F.R. P. AKEHURST, Turnhout, Brepols, 2010 ; 1 vol. in-8o, XXIX–114 p. (Publications de l’Association Internationale d’Études Occitanes, 5). ISBN : 978-2-503-51920-3. Prix : € 35,00. Le Moyen Age, Tome CXVI(3), LXXVI-LXXVI. https://doi.org/10.3917/rma.163.0725zzx.

  • Giannini, Gabriele.
« The Costuma d’Agen. A Thirteenth-Century Customary Compilation in Old Occitan. Transcribed from the Livre Juratoire , trad., introd. et notes par F.R. P. AKEHURST, Turnhout, Brepols, 2010 ; 1 vol. in-8o, XXIX–114 p. (Publications de l’Association Internationale d’Études Occitanes, 5). ISBN : 978-2-503-51920-3. Prix : € 35,00. ». Le Moyen Age, 2010/3-4 Tome CXVI, 2010. p.LXXVI-LXXVI. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/revue-le-moyen-age-2010-3-page-LXXVI?lang=fr.

  • GIANNINI, Gabriele,
2010. The Costuma d’Agen. A Thirteenth-Century Customary Compilation in Old Occitan. Transcribed from the Livre Juratoire , trad., introd. et notes par F.R. P. AKEHURST, Turnhout, Brepols, 2010 ; 1 vol. in-8o, XXIX–114 p. (Publications de l’Association Internationale d’Études Occitanes, 5). ISBN : 978-2-503-51920-3. Prix : € 35,00. Le Moyen Age, 2010/3-4 Tome CXVI, p.LXXVI-LXXVI. DOI : 10.3917/rma.163.0725zzx. URL : https://shs.cairn.info/revue-le-moyen-age-2010-3-page-LXXVI?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/rma.163.0725zzx


1 La copie officielle du coutumier d’Agen, détenue par la ville jusqu’à la Révolution et utilisée pour recevoir les serments de fidélité, a été rendue à la municipalité d’Agen en 1910, après une longue éclipse, et déposée aux Archives départementales de Lot-et-Garonne en 1991. Voilà pourquoi les É. du coutumier ayant travaillé au XIXe siècle ou au tout début du siècle suivant ont dû s’appuyer sur d’autres témoins, postérieurs à celui coté aujourd’hui ms. 42 aux Archives départementales et appelé Livre juratoire de par son ancienne fonction. Sa publication est donc d’un intérêt certain pour les historiens et les linguistes, d’autant plus que l’É. est un spécialiste aussi bien des coutumiers gallo-romans que de l’occitan médiéval. Face à un manuscrit richement enluminé, il a d’ailleurs pris le soin d’impliquer dans sa démarche une historienne reconnue de l’enluminure médiévale, A. Stones. À la mise en valeur de cette copie officielle s’accompagne désormais sa reproduction intégrale en couleurs, que l’on visualise sur le site internet des Archives départementales (http://www.cg47.fr/ archives/coups-de-coeur/Tresors/tresors-archives.htm).

2 L’introduction (p. XI–XXVIII) situe les coutumes d’Agen par rapport à la production coutumière d’autres centres du Sud-Ouest et dans le contexte socio-politique, institutionnel et juridique de l’Agenais aux XIIe–XIVe siècles. Le bloc principal du coutumier, qui rassemble deux parties en 48 chap. (ff. 17r–81r), aurait été transcrit et enluminé par un seul copiste et un seul artiste peu avant la moitié du XIIIe siècle ; quelques temps après un deuxième copiste aurait ajouté les 6 chap. (49–54) de la troisième partie (ff. 81r–91r), décorée par un autre artiste, tandis qu’une troisième main se serait chargée par la suite de joindre 3 chap. supplémentaires (55–57 ; ff. 91v–93v). Ce tableau donné par l’É. (p. XVII–XX), qui semble à première vue fondé, est pourtant en contradiction, du moins partiellement, avec les conclusions auxquelles parvient A.S. dans sa notice du ms. (p. 109–112) : on aurait tout simplement deux couples de copistes et d’enlumineurs, l’un travaillant aux ff. 17r–81r, l’autre aux ff. 81r–93v, et on n’est même pas sûr qu’il y ait de véritable changement de main entre les deux sections ; les enlumineurs auraient travaillé à peu près dans les mêmes années, vraisemblablement entre 1271 et 1279, lorsque l’Agenais passa momentanément sous le contrôle du roi de France, puisque les armoiries du roi anglais font défaut dans la vignette du fol. 18v, où seules les armes d’Agen et de Toulouse sont peintes. Peut-être cette luxueuse copie a-t-elle été commanditée par les consuls d’Agen « to reaffirm the citizens’ rights and customs in the face of a new French overlord in 1271 » (p. 110). Quoi qu’il en soit de ces suppositions, une meilleure coordination entre les spécialistes aurait été souhaitable.

3 Le texte du ms. 42 d’Agen est édité comme s’il s’agissait d’un ms. unique, sans apparat comprenant les leçons des autres témoins, et accompagné d’une traduction anglaise en regard ; une table thématique des mots occitans et anglais clôt le volume (p. 113–118). La fidélité au ms. est très poussée, l’É. en transposant aussi la ponctuation, même lorsqu’elle peut paraître surabondante au lecteur moderne. Il est donc surprenant que souvent les ajouts ne soient pas signalés comme tels : par ex., à la fin du ch. 50 (honoraires et obligations des notaires), là où une précision peu négligeable a été rajoutée en grande partie dans la marge, dans une écriture homologue de celle du copiste de la section (fol. 85r : ni en autra man(er) a. esio faia / estaria enla / uolu(n)tat del / cosselh edela / uniu(er)sitat de / p(er)dre loffici / dela notaria). Le travail, soigné et fiable dans l’ensemble, nous laisse toutefois regretter l’absence d’une étude linguistique même réduite à l’essentiel, eu égard aussi aux compétences assurées de l’É. dans le domaine. Le lexique sectoriel et les oscillations de la scripta juridique chez les différents copistes (ou aux différentes étapes de la copie) ne sont en effet pas dénués d’intérêt.

4 Gabriele GIANNINI


Date de mise en ligne : 28/10/2011

https://doi.org/10.3917/rma.163.0725zzx