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Compte rendu

Les chartes des comtes de Saint-Pol (XIe–XIIIe siècles), éd. Jean-François NIEUS, Turnhout, Brepols, 2008 ; 1 vol. in-8o, 554 p. (ARTEM, 11). ISDN : 978-2-503-52845- 8. Prix : € 70,00.

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  • Macé, L.
(2010). Les chartes des comtes de Saint-Pol (XIe–XIIIe siècles), éd. Jean-François NIEUS, Turnhout, Brepols, 2008 ; 1 vol. in-8o, 554 p. (ARTEM, 11). ISDN : 978-2-503-52845- 8. Prix : € 70,00. Le Moyen Age, Tome CXVI(3), LVI-LVI. https://doi.org/10.3917/rma.163.0725zzd.

  • Macé, Laurent.
« Les chartes des comtes de Saint-Pol (XIe–XIIIe siècles), éd. Jean-François NIEUS, Turnhout, Brepols, 2008 ; 1 vol. in-8o, 554 p. (ARTEM, 11). ISDN : 978-2-503-52845- 8. Prix : € 70,00. ». Le Moyen Age, 2010/3-4 Tome CXVI, 2010. p.LVI-LVI. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/revue-le-moyen-age-2010-3-page-LVI?lang=fr.

  • MACÉ, Laurent,
2010. Les chartes des comtes de Saint-Pol (XIe–XIIIe siècles), éd. Jean-François NIEUS, Turnhout, Brepols, 2008 ; 1 vol. in-8o, 554 p. (ARTEM, 11). ISDN : 978-2-503-52845- 8. Prix : € 70,00. Le Moyen Age, 2010/3-4 Tome CXVI, p.LVI-LVI. DOI : 10.3917/rma.163.0725zzd. URL : https://shs.cairn.info/revue-le-moyen-age-2010-3-page-LVI?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/rma.163.0725zzd


Notes

  • [1]
    J. F. NIEUS, Un pouvoir comtal entre Flandre et France, Saint-Pol, 1000–1300, Bruxelles, 2005.

1 Cette belle édition critique réunit 384 chartes qui vont du milieu du XIe, pour le premier acte du comte du château de Saint-Pol – à signaler qu’on en dénombre seulement deux pour le XIe siècle –, jusqu’à la toute fin du XIIIe siècle (1299). La documentation rassemblée permet de suivre les deux lignages qui se sont succédés à la tête du comté : celui des Candavène, marqué par le parcours de Hugues III (1112/1115–1144/1145) dont l’action a été déterminante pour le développement de cette principauté de frontière, puis celui des Châtillon-sur-Marne, seigneurs champenois proches du roi des Francs qui, à partir de 1205, relèvent le comté après la disparition, sans héritier mâle, du dernier Candavène.

2 Le travail d’édition est précédé d’une solide introduction comprenant une utile présentation historique des comtes et de leur principauté, la démarche suivie pour la composition du recueil, une analyse portant sur la production diplomatique saint-poloise dont le travail d’écriture est souvent le fait des bénéficiaires durant le XIIe siècle, un précieux catalogue de vingt-quatre sceaux et un rappel des principes d’édition retenus. L’ouvrage s’achève, tout logiquement, par un index des noms de lieux et de personnes.

3 Ce volume vient compléter avec bonheur la thèse de doctorat que l’É. avait conduite sur la principauté du même nom [1] et motive la sélection opérée pour mener à bien la présente entreprise, à savoir rassembler uniquement les actes princiers nominaux, tous relatifs au comté et à ses dépendances, critère rigoureusement appliqué pour traiter l’époque des Châtillon, lignage qui était également possessionné en dehors du nord de la France. Les actes conservés – dont dix notices, une dizaine de lettres et un seul faux – permettent de saisir, et ce n’est guère une surprise, les relations privilégiées entretenues par les comtes de Saint-Pol avec les différents établissements religieux de la région, en grande partie cisterciens. Les communau tés ecclésiastiques sont les principaux bénéficiaires représentés dans ce corpus : les trois quarts des chartes leur sont adressés pendant le XIIe siècle. Après 1200, personnes privées et autorités laïques (rois et communes) figurent davantage comme destinataires des actes, l’usage de la charte scellée se généralisant dans la pratique diplomatique et les rapports de droit. On peut observer que si les cent quarante deux originaux laissent a priori l’impression d’un bon taux de conservation (37 %), elle est relativement contrebalancée par le fort volume des deperdita (18 %). Le travail accompli trouve pleinement sa justification dans ce simple constat : après décompte des documents perdus, 65 % du corpus demeurait jusqu’à ce jour entièrement ou partiellement inédit. Parmi les chartes qui offrent un intérêt singulier, on s’arrêtera tout particulièrement sur un accord de coseigneurie établi en 1202 avec l’abbaye de Saint-Vaast d’Arras pour la création d’un échevinage à Estrée[-Wamin] (n120). À noter également un joli dossier de huit chartes relatives à la participation du comte Hugues IV à la quatrième croisade (nos 137–144).

4 Il faut donc saluer la rigoureuse qualité du travail réalisé par l’É. En revanche, on ne peut que déplorer le manque de soin porté à l’iconographie par la maison d’édition : les clichés de sceaux sont d’une taille très réduite, parfois d’un aspect trop sombre, pour être correctement appréciés. Une fois de plus, les illustrations sont traitées de façon secondaire par rapport au texte, position éditoriale qui n’est guère satisfaisante.

5 Laurent MACÉ


Date de mise en ligne : 28/10/2011

https://doi.org/10.3917/rma.163.0725zzd