Impulse und Resonanzen. Tübinger mediävistische Beiträge zum 80. Geburtstag von Walter Haug, éd. Gisela VOLLMANN-PROFE, Cora DIETL, Annette GEROK-REITER, Christoph HUBER et Paul SAPPLER, Tübingen, Niemeyer, 2007 ; 1 vol., 396 p. ISBN : 978-3-484-10810-3. Prix : € 98,00.
- Par Florence Bayard
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- BAYARD, Florence,
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- Bayard, F.
https://doi.org/10.3917/rma.152.0375zr
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1 Ce Mélange offert à W. Haug pour son 80e anniversaire réunit 23 contributions. D. Mieth traite de l’incertitude dans la littérature, l’éthique et la religion soulignant sa fonction dans l’élaboration d’une pensée scientifique et rationnelle ; F. Bezner complète les travaux de W.H. sur la découverte de la fictionnalité au XIIe siècle avec la distinction entre réalité et vérité que fait Pierre Abélard en suggérant la possibilité d’atteindre la vérité en passant par la « fiction » ; P. Godman prend en considération les formes du paradoxe dans la correspondance d’Héloïse, mode d’expression qui permet de préserver la forme et les apparences tout en subvertissant le contenu et ainsi d’être fidèle à soi tout en obéissant apparemment aux codes sociaux ; B.K. Vollmann se fonde sur la Chronique des Lombards de Paul Diacre pour mettre en valeur la fonction du chant héroïque et revenir ainsi sur l’histoire de la littérature héroïque en langue vulgaire ; V. Millet envisage le personnage de Kriemhilt dans différentes versions du Nibelungenlied en s’interrogeant sur la réception de cette figure par des publics différents ; D. Ohlenroth reprend la structure de la dispute des deux reines dans la quatorzième aventure du Nibelungenlied et envisage différents agencements des strophes 824-831 ; C. Kiening, en se fondant sur l’Oswald le Viennois, s’intéresse aux frontières et limites internes d’une société donnée, et ainsi également aux rites de passage, avec notamment la demande en mariage qu’il présente comme un thème littéraire productif car concernant différentes frontières spatiales, sociales et ontologiques ; K. Ridder et D. Lemke réfléchissent sur la formation esthétique d’une problématique centrale au XIIe siècle et qui prépare la « rationalisation » de cette période : celle de l’irrationalité inhérente au désir et de la nécessité de dominer les pulsions au moyen de la raison ; A. Mühlherr apporte un nouvel éclairage sur les paradigmes de l’amour et du pouvoir en observant la syntaxe dans le Roman d’Énéas et chez Heinrich von Veldeke et en analysant les tensions entre les exigences de l’ordre social et celles de l’éros ; A. Gerok-Reiter reconsidère les catégories proposées par Lugowski à propos du « mythe formel » et de la structure dans les premiers romans arthuriens ; S. Linden revient sur la présence de Wolfram von Eschenbach dans ses écrits et son déplacement sur le personnage de Gauvain qui devient ponctuellement une sorte de régisseur menant l’action fictionnelle et la structurant par ses agissements, devenant ainsi une instance narrative qui accompagne le « récepteur » ; C. Dietl systématise l’exotisme culturel qui s’inscrit dans l’histoire de Parzifal avec le personnage de Gamuret et analyse les doubles/reflets étrangers des héros ; H. Lähnemann précise la terminologie du chant dans le Tristan de Gottfried von Straßburg ; C. Huber s’attache aux notions de subjectivité et d’intimité dans le roman courtois à la lumière du Guillaume d’Orléans de Rudolf von Ems ; J. Theisen adresse quelques questions/réponses à W.H. au sujet de la littérature narrative du XIIe siècle autour des notions de l’idéal, du vrai et du mensonger ; M.G. Scholz révèle toutes les difficultés de tenir une position rationalisante en observant un complexe issu du discours scientifique et littéraire autour de l’histoire des pierres précieuses du Stricker ; W. Schouwink enquête sur le motif du « Roi de l’année » comme exemple de la fragilité de l’homme sur terre à l’appui des écrits de Rudolf von Ems et de Jakob Bidermann ; G. Vollmann-Profe analyse la réception et l’influence de Mechthild von Magdeburg dans les témoignages sur la vie de Dorothea von Montau, et essentiellement dans les écrits de Johannes Marienwerder ; J. Janota observe une voie particulière de l’amitié dans les échanges entre la mystique Margareta Ebner et Heinrich von Nördlingen ; E. Hellgardt édite le « commentaire » allemand du Granum sinapis ; B. Wachinger présente et édite deux dialogues entre Dieu et une âme aimante dont il commente deux passages retenant particulièrement son attention ; K. Kloocke présente des « tables de naissance » (deschi da parto) de la Renaissance dans lesquelles se rencontrent la littérature et l’image et s’interroge sur leur fonction réciproque et leur rapport ; J.O. Fichte, observe la réception anglo-saxonne du mythe du Graal à la lumière de deux œuvres contemporaines de Walker Pery et de Dan Brown.
2 L’ensemble est varié et riche et témoigne bien de la richesse des travaux de W.H., de son rayonnement et des impulsions qu’il donne à de nouvelles recherches.
3 Florence BAYARD