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Compte rendu

Les Epistres des Dames de Grece. Une version médiévale en prose française des Héroïdes d’Ovide , éd. Luca BARBIERI, Paris, Champion, 2007 ; 1 vol. in-12,212 p. (Classiques français du Moyen Âge, 152). ISBN : 978-2-7453-1525-0. Prix : € 20,00.

Page XXXVII

Citer cet article


  • Possamaï, M.
(2008). Les Epistres des Dames de Grece. Une version médiévale en prose française des Héroïdes d’Ovide , éd. Luca BARBIERI, Paris, Champion, 2007 ; 1 vol. in-12,212 p. (Classiques français du Moyen Âge, 152). ISBN : 978-2-7453-1525-0. Prix : € 20,00. Le Moyen Age, Tome CXIV(2), XXXVII-XXXVII. https://doi.org/10.3917/rma.142.0369zk.

  • Possamaï, Marylène.
« Les Epistres des Dames de Grece. Une version médiévale en prose française des Héroïdes d’Ovide , éd. Luca BARBIERI, Paris, Champion, 2007 ; 1 vol. in-12,212 p. (Classiques français du Moyen Âge, 152). ISBN : 978-2-7453-1525-0. Prix : € 20,00. ». Le Moyen Age, 2008/2 Tome CXIV, 2008. p.XXXVII-XXXVII. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/revue-le-moyen-age-2008-2-page-XXXVII?lang=fr.

  • POSSAMAÏ, Marylène,
2008. Les Epistres des Dames de Grece. Une version médiévale en prose française des Héroïdes d’Ovide , éd. Luca BARBIERI, Paris, Champion, 2007 ; 1 vol. in-12,212 p. (Classiques français du Moyen Âge, 152). ISBN : 978-2-7453-1525-0. Prix : € 20,00. Le Moyen Age, 2008/2 Tome CXIV, p.XXXVII-XXXVII. DOI : 10.3917/rma.142.0369zk. URL : https://shs.cairn.info/revue-le-moyen-age-2008-2-page-XXXVII?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/rma.142.0369zk


1 L. Barbieri édite ici le seul exemple de diffusion en France des Héroïdes vernaculaires au Moyen Âge.

2 L’introduction fait le point sur les manuscrits, l’histoire du texte, le style, la langue, la bibliographie : les 14 épîtres sont insérées dans la version en prose du Roman de Troie, dite Prose 5 – c’est la section troyenne de la deuxième version de l’Histoire Ancienne jusqu’à César, composée à Naples au XIVe siècle, pour exalter la dynastie angevine du roi Robert, en lui donnant une origine troyenne. L’Histoire Ancienne 2 n’est pas encore éditée intégralement : le texte des Héroïdes françaises ne l’était pas encore. Prose 5 et les Héroïdes françaises ont une origine italienne, mais l’Histoire ancienne 2 est exclusivement française. Les 19 manuscrits ont été composés en France au XVe – sauf le manuscrit Royal, 20. D.I., conservé à la British Library, réalisé à Naples v. 1330-1340. C’est le point de départ de toute la tradition manuscrite connue. Le texte de l’Histoire ancienne 2 a dû rester enfermé dans la bibliothèque des Angevins : sa diffusion ne commence qu’avec l’arrivée du manuscrit Royal à Paris.

3 L’Histoire Ancienne 2 élimine les parties bibliques et renonce aux interprétations morales. L’histoire de la Guerre de Troie devient le véritable cœur de la compilation ; malgré le caractère épique du récit, les histoires d’amour et les personnages féminins tiennent une grande place, en particulier grâce à la traduction des Héroïdes, qui a la fonction d’une pause lyrique et élégiaque dans la narration des exploits des héros. L.B. fait le point sur les sources de l’auteur dont le propos semble de faire une sorte de summa sur la Guerre de Troie en utilisant tout le matériau dont il pouvait disposer.

4 Le texte du manuscrit Royal est un volgarizzamento, une adaptation assez libre du modèle latin au contexte troyen ou au projet littéraire de l’auteur qui privilégie certains thèmes (l’amour à distance, la fidélité ou l’inconstance des amoureux, la maladie d’amour et ses symptômes, la crainte amoureuse…).

5 L.B. étudie la graphie, la morphologie nominale et adjectivale, la morphologie verbale, la syntaxe, le lexique.

6 La « bibliographie sommaire » est en réalité très abondante. Elle donne les références des textes (dans des éditions souvent anciennes, préférées à des éditions plus récentes – on peut se demander pourquoi), puis les manuels et dictionnaires, enfin les ouvrages et articles, des plus anciens aux plus récents, sur Ovide et sur la matière troyenne au Moyen Âge.

7 L’édition est celle du texte du manuscrit Royal, dont toute la tradition manuscrite dérive. L’intérêt linguistique de ce texte et la situation exceptionnelle de la tradition manuscrite expliquent que la graphie et la leçon du manuscrit de base ont été suivies fidèlement, sauf dans des cas de corruption évidente. Les rubriques du manuscrit Royal sont reproduites en italiques. La division en paragraphe est celle que propose l’É., elle n’existe pas dans le manuscrit.

8 Les textes édités sont assortis de notes précises, sur le choix du texte et les variantes possibles, d’un index des noms propres et d’un glossaire.

9 L.B. apporte donc avec cette édition une pierre importante à l’édifice des études sur la présence et l’influence d’Ovide au Moyen Âge, par le biais de ces traductions vernaculaires de ses œuvres. À côté des Métamorphoses et de l’Art d’aimer, ces Héroïdes vernaculaires ont eu une influence considérable sur la formation des conceptions et des techniques romanesques, comme en témoigne cette précieuse édition.

10 Marylène POSSAMAÏ


Date de mise en ligne : 14/11/2008

https://doi.org/10.3917/rma.142.0369zk