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Compte rendu

Codex Wangianus. I cartulari della Chiesa trentina (secoli XIII-XIV), sous la dir. d’Emanuele CURZEL, Gian Maria VARANINI, coll. Donatella FRIOLI, Bologne, Il Mulino, 2007 ; 2 vol., 1 324 p., 1 CD-Rom (Annali dell’Istituto storico italo-germanico in Trento. Fonti, 5). ISBN : 978-88-15-11991-9. Prix : € 100,00.

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  • Vuillemin, P.
(2008). Codex Wangianus. I cartulari della Chiesa trentina (secoli XIII-XIV), sous la dir. d’Emanuele CURZEL, Gian Maria VARANINI, coll. Donatella FRIOLI, Bologne, Il Mulino, 2007 ; 2 vol., 1 324 p., 1 CD-Rom (Annali dell’Istituto storico italo-germanico in Trento. Fonti, 5). ISBN : 978-88-15-11991-9. Prix : € 100,00. Le Moyen Age, Tome CXIV(1), LXII-LXII. https://doi.org/10.3917/rma.141.0125zzj.

  • Vuillemin, Pascal.
« Codex Wangianus. I cartulari della Chiesa trentina (secoli XIII-XIV), sous la dir. d’Emanuele CURZEL, Gian Maria VARANINI, coll. Donatella FRIOLI, Bologne, Il Mulino, 2007 ; 2 vol., 1 324 p., 1 CD-Rom (Annali dell’Istituto storico italo-germanico in Trento. Fonti, 5). ISBN : 978-88-15-11991-9. Prix : € 100,00. ». Le Moyen Age, 2008/1 Tome CXIV, 2008. p.LXII-LXII. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/revue-le-moyen-age-2008-1-page-LXII?lang=fr.

  • VUILLEMIN, Pascal,
2008. Codex Wangianus. I cartulari della Chiesa trentina (secoli XIII-XIV), sous la dir. d’Emanuele CURZEL, Gian Maria VARANINI, coll. Donatella FRIOLI, Bologne, Il Mulino, 2007 ; 2 vol., 1 324 p., 1 CD-Rom (Annali dell’Istituto storico italo-germanico in Trento. Fonti, 5). ISBN : 978-88-15-11991-9. Prix : € 100,00. Le Moyen Age, 2008/1 Tome CXIV, p.LXII-LXII. DOI : 10.3917/rma.141.0125zzj. URL : https://shs.cairn.info/revue-le-moyen-age-2008-1-page-LXII?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/rma.141.0125zzj


1 On ne peut que se réjouir de l’édition, 150 ans après une première édition contestable, du Liber Sancti Vigilii, autrement appelé Codex Wangianus en référence à l’évêque de Trente Federico Wanga (1207-1218) qui en ordonna la compilation afin de réaffirmer les droits de son Église face aux nobles et aux communautés locales. Deux versions sont connues. La première (Codex Minor), due à Wanga, fut complétée par ses successeurs ; la seconde (Codex Maior) en est une copie que son commanditaire, l’évêque Nicola de Brno (1338-1347), a enrichie de nouveaux documents.

2 Cette imposante publication s’attache moins à comprendre les motivations des rédactions (25 p., dans le premier volume dédié aux contributions, tentent de les mieux cerner) qu’à décrire les manuscrits sous tous leurs aspects et à étudier leurs contextes matériels d’élaboration. Ce faisant certains sujets de l’histoire du diocèse tridentin entre le XIIIe et le XVe siècles sont pertinemment mis en lumière.

3 Parmi les onze contributions consacrées au Minor, on retiendra les analyses codicologiques mais également le développement portant sur ses miniatures qui témoignent du contexte artistique tridentin et surtout les études consacrées à l’activité notariale. Les nombreuses sottoscrizioni permettent en effet d’approcher la situation, méconnue, des notaires épiscopaux tridentins ainsi que d’établir une prosopographie des notaires ayant collaboré à la compilation. La description minutieuse des ampliations du manuscrit démontre qu’il fut le miroir des vicissitudes épiscopales, tandis que le commentaire des marginalia de l’évêque Hinderbach (1465-1486) attestent le rôle que le Minor occupa encore, au XVe siècle, dans la reprise en main juridique du diocèse.

4 Le second ensemble de quatre contributions concerne le Codex Maior. Moins nombreuses du fait de la nature du manuscrit et du désintérêt flagrant de l’historiographie à son égard, ces études n’en soulignent pas moins sa physionomie originale et complémentaire du Minor et insistent une nouvelle fois non tant sur les notaires que sur le processus d’authentification des documents copiés.

5 Au terme de ce premier tome, deux remarques mineures peuvent être formulées. L’articulation entre les différentes contributions est parfois obscure et certains chercheurs pourront regretter l’absence d’une étude spécifique des statuts miniers (Codex Minor, fascicule IX), qui constituent une source importante pour l’histoire des techniques au Moyen Âge. Il faut cependant préciser que la bibliographie proposée, exhaustive, est en mesure de répondre aux éventuels besoins d’éclaircissements.

6 Après ce premier tome qui s’achève par la description des critères d’édition et un apparat riche de cinq index (dont un consacré aux notaires avec reproductions des signa tabellionum) et de deux rubriques, le second volume est entièrement dédié à l’édition des deux cartulaires. L’édition du Minor, respectueuse de la structure propre au manuscrit, est divisée en quinze fascicules qui font fi de la chronologie sans pour autant s’avérer thématiques. L’édition du Maior exclut la reprise du Minor et se divise en trois sections à la mesure des trois scansions de la rédaction. Chaque fascicule est précédé d’une courte introduction, de la reproduction des folios originaux et d’un schéma reprenant leur structure matérielle.

7 On soulignera enfin la présence du CD-Rom qui permet, grâce aux clichés reprenant l’intégralité du Minor et quelques pages du Maior, de confronter le document original à sa transcription. Il rendra ainsi, avec les deux volumes qu’il illustre, un grand service aux chercheurs intéressés par l’histoire ecclésiastique, politique, juridique et industrielle du diocèse tridentin que l’édition particulièrement soignée de ce monumentum négligé permettra d’approfondir et sans doute de renouveler.

8 Pascal VUILLEMIN


Date de mise en ligne : 22/07/2008

https://doi.org/10.3917/rma.141.0125zzj