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Compte rendu

Felicitas SCHMIEDER, Die mittelalterliche Stadt, Darmstadt, Wissenschaftliche Buchgesellschaft, 2005 ; 1 vol., VIII-152 p. (Geschichte Kompakt). ISBN : 3-534-15134-8. Prix : € 14,90 ; CHF 25,90.

Page XXXII

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  • Joris, A.
(2007). Felicitas SCHMIEDER, Die mittelalterliche Stadt, Darmstadt, Wissenschaftliche Buchgesellschaft, 2005 ; 1 vol., VIII-152 p. (Geschichte Kompakt). ISBN : 3-534-15134-8. Prix : € 14,90 ; CHF 25,90. Le Moyen Age, Tome CXIII(1), XXXII-XXXII. https://doi.org/10.3917/rma.131.0157zf.

  • Joris, André.
« Felicitas SCHMIEDER, Die mittelalterliche Stadt, Darmstadt, Wissenschaftliche Buchgesellschaft, 2005 ; 1 vol., VIII-152 p. (Geschichte Kompakt). ISBN : 3-534-15134-8. Prix : € 14,90 ; CHF 25,90. ». Le Moyen Age, 2007/1 Tome CXIII, 2007. p.XXXII-XXXII. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/revue-le-moyen-age-2007-1-page-XXXII?lang=fr.

  • JORIS, André,
2007. Felicitas SCHMIEDER, Die mittelalterliche Stadt, Darmstadt, Wissenschaftliche Buchgesellschaft, 2005 ; 1 vol., VIII-152 p. (Geschichte Kompakt). ISBN : 3-534-15134-8. Prix : € 14,90 ; CHF 25,90. Le Moyen Age, 2007/1 Tome CXIII, p.XXXII-XXXII. DOI : 10.3917/rma.131.0157zf. URL : https://shs.cairn.info/revue-le-moyen-age-2007-1-page-XXXII?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/rma.131.0157zf


Notes

  • [42]
    E. ISENMANN, Die deutsche Stadt im Spätmittelalter 1250-1500. Stadtgestalt, Recht, Stadtregiment, Kirche, Gesellschaft, Wirtschaft, Stuttgart, 1988.

1 Sans conteste, ce petit volume est un volume intelligent. Bien construit, bien pensé, bien informé et… bien écrit. L’A. a réussi à dégager les grandes lignes et les directions essentielles de ce qu’il faut bien appeler un fouillis de découvertes, d’interprétations, de débats parfois passionnés qui ont jalonné, en matière d’histoire urbaine, les cent dernières années. Elle en tire avec mesure et perspicacité la « sub-stantifi que mœlle ».

2 La matière traitée s’articule, après une mise au point suggestive sur le rôle de la ville dans l’histoire de l’humanité, en quatre blocs thématiques, eux-mêmes divisés en paragraphes calqués sur les aspects les plus signifi catifs de la problématique.

3 Le premier ensemble traite de la préhistoire de la ville médiévale, passant en revue les apports phéniciens, grecs, hellénistiques et romains. L’exposé ne se contente pas des clichés traditionnels, mais met bien en évidence des éléments nouvelles acquis, par exemple celui d’Hippodamos de Milet et le plan de la reconstruction de la ville détruite par les Perses vers 500, plan qui inspirera pour des siècles les urbanistes antiques (Étrusques notamment) comme la conception de la polis grecque.

4 Le second examine les problèmes de localisation et d’extension de la ville dans l’Empire germanique, c’est-à-dire les facteurs fonctionnels et juridiques de la topographie urbaine. Vaste sujet qu’il ne peut être question de résumer ici. Disons simplement que les problèmes de la « continuité », du rôle respectif du château (« burg »), du marché et de l’église (paroisses et patronymes), du plan de la vieille ville (« Altstadt »), de la nouvelle et de leurs rapports sont analysés avec perspicacité, à l’appui de nombreux exemples types (« burg », cathédrale, monastère, palais) détaillés avec précision.

5 Le thème du troisième chapitre tourne autour des liens de la ville avec le pouvoir, ou si l’on veut du rôle des libertés et du droit. En bref, l’exposé des vagues d’émancipation sous forme de soulèvements, de la concession de franchises et de libertés (première moitié du XIIe siècle) par souverains laïques et ecclésiastiques, puis de l’élaboration du statut de « ville libre ». En passant, la question des villes de fondation comme Fribourg (ca 1200), qui fait l’objet de controverses, est évoquée de façon nuancée et riche d’enseignements.

6 Enfi n, la quatrième et dernière partie traite, avec la même originalité et la même qualité d’information, de la ville du « bas » Moyen Âge. L’A. y détaille les aspects politiques (gestion), sociaux (noblesse urbaine, métiers), ainsi que les confl its internes entre les groupes. Elle fait une place au rôle de l’Église, tant au point de vue spirituel que culturel et intellectuel, pour terminer par une description très précise de la gestion courante de l’espace urbain (autorités, police, murailles, etc.). Ce qui lui permet de faire un sort à la théorie et au volume très appréciés d’E. Isenmann sur la ville allemande du Moyen Âge tardif [42], qui dégage les critères juridiques et politiques de l’autonomie d’une ville de cette époque. L’A. évoque aussi ce modèle particulier des « quaternions » qui, entre le XVe et le XVIIe siècles, répartit volontiers les composants de l’Empire dans une fi gure au sommet de laquelle fi gurent les sept électeurs dominant les groupes de princes, de villes, de comtés, etc., qui en forment la substance.

7 Une bibliographie limitée aux ouvrages germaniques (ou tant s’en faut), brève, mais très sélective, précède un index des noms très complet. Notons aussi que des extraits en petit texte parsèment l’exposé et proposent au lecteur des mises au point sur certaines notions techniques (civitas, « Bürger », civis, Hanse, Quaternion, par exemple). Elles sont annoncées par la lettre E en marge, tandis que la lettre Q signale des extraits de sources narratives ou diplomatiques.

8 Un seul défaut, malheureusement majeur pour un ouvrage de ce type : l’absence regrettable de croquis ou de cartes de topographie des villes mentionnées dans l’ouvrage. À revoir en cas de seconde édition !

9 Bref, un « compact » parfaitement au point, alliant clarté, information récente et sens historique. Il mérite – et le prénom de l’A. y engage – des félicitations sans réserves.

10 André JORIS


Date de mise en ligne : 07/06/2007

https://doi.org/10.3917/rma.131.0157zf