The earliest branches of the Roman de Renart , éd. R. Anthony LODGE et Kenneth VARTY, Louvain-Paris-Sterling (Virginie), Peeters, 2001; 1 vol. in-8°, CXVIII-193 p. (Synthemata, 1). ISBN : 90-429-0933-1. Prix : €36,00.
- Par Dominique Boutet
Page XV
Citer cet article
- BOUTET, Dominique,
- Boutet, Dominique.
- Boutet, D.
Citer cet article
- Boutet, D.
- Boutet, Dominique.
- BOUTET, Dominique,
1 Ce volume propose une édition des branches du Roman de Renart attribuées traditionnellement, depuis L. Foulet, à Pierre de Saint-Cloud, c’est-à-dire des branches II-Va selon la numérotation d’E. Martin. Les éditeurs ont choisi pour ce faire le manuscrit M, de la famille g, qui avait servi pour l’établissement des variantes de l’édition japonaise due à N. Fukumoto, N. Harano et S. Suzuki mais n’avait jamais fait lui-même l’objet d’une édition.
2 Le volume se compose d’une longue introduction (assortie d’une importante bibliographie : éditions, travaux critiques d’ensemble, travaux portant spécifiquement sur chacun des épisodes édités, ainsi que d’un dossier iconographique de 17 pages), de l’édition critique du texte (2826 vers, avec indication de la correspondance avec leur numérotation dans l’édition de M. Roques et dans celle d’E. Martin), de notes visant à élucider le sens ou à donner des informations éclairantes d’ordre historique ou philologique (39 pages), d’un index des noms propres et d’un un glossaire ancien français-anglais important (38 pages).
3 L’introduction, après des considérations générales sur le Roman de Renart et une revue des manuscrits et des sources, propose une étude très précise de la langue du texte (morphologie, phonétique, syntaxe, rimes), avec une comparaison systématique entre les différents épisodes : son objet est de reconsidérer l’hypothèse de l’unité d’auteur qui prévaut depuis le travail de L. Foulet. Les éditeurs concluent, mais avec prudence, à une pluralité d’auteurs; l’épisode de « Chantecler », en particulier, se distingue par un caractère idiosyncrasique aussi bien au regard de la position du nom sujet, du pronom sujet, ou de l’emploi des temps (usage abondant de l’imparfait), que des rimes. Les deux « Dénouements » ont également des traits qui leur sont propres, particulièrement dans le manuscrit édité. Mais cette étude confirme la thèse de l’unité pour les épisodes du « Viol d’Hersent » et de « L’escondit », qui était essentielle dans la perspective de L. Foulet, ainsi que l’étroitesse des rapports entre cet ensemble et les épisodes de « Mésange », « Tibert » et « Tiécelin ».
4 Même si ces perspectives avaient déjà été dessinées dans des articles antérieurs, ce volume constitue donc un apport important aux études renardiennes.
5 Dominique BOUTET