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Compte rendu

Kathryn KLINGEBIEL, Bibliographie linguistique (1983-1997) de l’ancien occitan, Birmingham, University of Birmingham-A.I.E.O., 1999 ; 1 vol., III-296 p. (Association internationale d’Études occitanes, 8). ISBN : 0-9512004-5-3.

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Citer cet article


  • Henrard, N.
(2001). Kathryn KLINGEBIEL, Bibliographie linguistique (1983-1997) de l’ancien occitan, Birmingham, University of Birmingham-A.I.E.O., 1999 ; 1 vol., III-296 p. (Association internationale d’Études occitanes, 8). ISBN : 0-9512004-5-3. Le Moyen Age, Tome CVII(3), XXIX-XXIX. https://shs.cairn.info/revue-le-moyen-age-2001-3-page-XXIX?lang=fr.

  • Henrard, Nadine.
« Kathryn KLINGEBIEL, Bibliographie linguistique (1983-1997) de l’ancien occitan, Birmingham, University of Birmingham-A.I.E.O., 1999 ; 1 vol., III-296 p. (Association internationale d’Études occitanes, 8). ISBN : 0-9512004-5-3. ». Le Moyen Age, 2001/3 Tome CVII, 2001. p.XXIX-XXIX. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/revue-le-moyen-age-2001-3-page-XXIX?lang=fr.

  • HENRARD, Nadine,
2001. Kathryn KLINGEBIEL, Bibliographie linguistique (1983-1997) de l’ancien occitan, Birmingham, University of Birmingham-A.I.E.O., 1999 ; 1 vol., III-296 p. (Association internationale d’Études occitanes, 8). ISBN : 0-9512004-5-3. Le Moyen Age, 2001/3 Tome CVII, p.XXIX-XXIX. URL : https://shs.cairn.info/revue-le-moyen-age-2001-3-page-XXIX?lang=fr.

Notes

  • [32]
    K. KLINGEBIEL, Bibliographie linguistique de l’ancien occitan (1960-1982), Hambourg, 1986.

1 On attendait avec impatience que K. Klingebiel donne une suite au premier volume de sa Bibliographie linguistique de l’ancien occitan (1960-1982)[32]. Lors de sa parution en 1986, l’ouvrage avait reçu de la critique un accueil très favorable, et l’on avait loué à juste titre la richesse de l’information autant que la clarté de l’organisation. On retrouvera les mêmes qualités dans ce deuxième travail, qui couvre la production des années 1983 à 1997.

2 L’économie de l’ensemble est restée identique, à peu de chose près. Sous l’intitulé Sigles et autres références, une première section dresse la liste des périodiques et collectifs dépouillés (plus de 650 références contre 228 dans le précédent volume). On retrouve ensuite le classement de la matière selon les catégories suivantes : Bibliographies (numéros 1 à 123) ; Dictionnaires (124-168); Manuels et anthologies (169-216) ; Grammaires médiévales (217-294); Histoire de la langue. Grammaires. Dialectologie (295-433) ; Langue littéraire. Scripta. Graphies (434-543) ; Phonétique et phonologie (544-565) ; Morphosyntaxe (566-639) ; Mots individuels : étymologies, histoire des mots, formation des mots (640-725); Lexicologie et lexicographie (726-830); Onomastique (831-1291) ; Édition de textes (1292-1559). En ce qui concerne les éditions, K.K. a renoncé avec raison à la subdivision entre textes littéraires et textes non littéraires: cette distinction n’apportait pas de réel bénéfice tout en étant que la distribution de certaines œuvres posait de délicats problèmes. À l’inverse, l’A. a ajouté deux nouvelles sections d’une utilité indéniable et on ne peut que saluer l’introduction dans la Table des matières de l’Histoire de la linguistique et de la lexicographie occitanes (n°234-294) et des Commentaires et critiques de textes (n° 1560-1945). Un Supplément lexicographique (Dictionnaires occitans parus ou réimprimés depuis 1983 et atlas) et des Corrigenda au premier volume complètent cet ensemble bien conçu.

3 La qualité de l’information reste excellente, tant pour les publications européennes que pour les travaux parus Outre-Atlantique. C’est d’ailleurs un des grands mérites de cette Bibliographie que de porter à notre connaissance quantité d’études menées par nos collègues occitanistes d’Amérique, qui font preuve d’une importante activité, mais dont les recherches restent encore souvent trop méconnues sur notre continent.

4 K.K. a tenu compte des observations qui lui ont été faites en 1986: les omissions ont été réparées ; la pagination des ouvrages a cette fois été systématiquement indiquée, ce qui permet au chercheur de se faire une première idée de l’importance relative des différents travaux ; les auteurs des comptes rendus ont été intégrés dans l’Index. La présentation typographique enfin, plus claire et plus élégante, a tiré avantage du changement d’éditeur ; les noms des auteurs se détachent cette fois nettement du corps du texte.

5 Les coquilles sont peu nombreuses. Signalons la graphie constante Sénéfiance pour Senefiance (p.15, 16, 37, 42…); inedit (p. 72, notice262); comparison (p. 106, n°605); Léxicologie (p. 117). On corrigera à la notice 391, p.371-380 au lieu de 371-180; à la notice 1643, CN56, p.251-408 au lieu de CN 61, p. 251-209; à la notice 1732, p. 425-455 au lieu de 425-255.

6 On relève, dans les différents Index, un certain nombre de lacunes. Ainsi, à titre d’exemple, dans l’Index des auteurs modernes, il faudrait ajouter sous le nom de P.H. Billy les n°884 à 903 ; sous le nom de la M.G.Boutier les n°649 et 650 ; pour A.B. Boyrie-Fénié (sub Fénié), les n°928 à 932 ; pour Y. Lavalade les n°1090 à 1098; pour P. Maureille le n°1118 ; pour A.Soutou les n°1233 à 1261 etc. Dans l’Index des auteurs et des titres cités (dont la dénomination serait peut-être à ajuster puisqu’on trouve parmi les vedettes les mots « obituaire », « manuscrits », « livre d’heures »), l’entrée « manuscrit » n’est pas à sa place près « Mout d’es bel… ».

7 Enfin, la conception de la partie Sigles et autres références gagnerait, à notre avis, à être reconsidérée, en particulier en ce qui concerne le classement de Mélanges et des Actes et, corrolairement, le choix des titres abrégés qui les désignent. La cohérence du système adopté échappe quelque peu. Si, pour les revues, on a repris les abréviations traditionnellement en usage, pour les autres collectifs, c’est une forme raccourcie du titre qui sert le plus souvent de référence. Or, dans sa sélection des mots-clefs, l’A. a opté tantôt pour les termes les plus évocateurs (p. 23, Hommage Payen pour Hommage à Jean-Charles Payen. Farai chansoneta novele ; p. 27, Mélanges Bec pour Il miglor fabbro. Mélanges de langue et de littérature occitanes en hommage à Pierre Bec… ), tantôt pour la formule utilisée en frontispice (p. 15, De Mot en mot pour Essays in honour of William Rothwell. De Mot en mot: Aspects of medieval linguistics; p.16, Ensi firent li ancessor pour Ensi firent li ancessor : Mélanges de philologie médiévale offerts à M.R. Jung, etc.). Quant aux Mélanges Guarner (Estudios en memòria del prof. Manuel Sanchis Guarner: Estudis de llengua i literatura catalanes), on s’attendrait à les retrouver p.17 avec les autres Estudios, mais on a choisi de les désigner par les termes Miscel.lània Sanchis Guarner (p. 30), en innovant par rapport au titre original du volume.

8 Estudios, Festschrift, Hommage, Mélanges, Miscellanea, Miscel.lània, Studi, Studia et autres Studies, les Mélanges sont bien sûr, par la diversité même de leurs origines, appelés à être nécessairement dispersés quand on opère un classement alphabétique d’ensemble de tous les collectifs. L’arbitraire des choix de siglaison ne devrait toutefois pas ajouter encore à cet éclatement. Pour surmonter cette difficulté, on pourrait d’ailleurs suggérer d’ouvrir dans la liste des collectifs une sous-section qui réunirait cette production particulière et tellement riche que constituent les Mélanges. Des remarques similaires pourraient s’appliquer aux Actes. Pourquoi regrouper p.1-5 une série d’Actes (dont notamment ceux de l’A.I.E.O. ou Société de linguistique romane), et appliquer un traitement différent aux Actes des congrès organisés par la Société Rencesvals (p.7 sub Aspects de l’épopée ou p.11 sub Au carrefour des routes…, rangé à la suite de l’entrée Carnets… ) ?

9 Quoi qu’il en soit, ces reproches sont somme toute assez secondaires en regard de la richesse de l’information et des services que rendra cet instrument de travail à un très large cercle de chercheurs. Car il ne faut pas se laisser tromper par le titre : si l’axe central est bien celui de la linguistique de l’ancien occitan, quantité de références touchent à des champs d’investigation bien plus vastes, et l’ouvrage ne devrait évidemment pas manquer d’intéresser les spécialistes de l’occitan moderne et des langues romanes en général, les historiens de la lexicologie etc. Quant aux littéraires, ils consulteront avec grand profit les p.167-231 (Éditions de textes ; Commentaires et critiques de textes). C’est dire si cette Bibliographie trouvera sa place dans bien des bibliothèques.

10 Les recherches dans le domaine de l’occitan sont en pleine expansion: de 804 entrées dans le répertoire consacré aux années 1960-1982, on est passé à 2137 références pour la période 1983-1997, auxquelles s’ajoutent encore plus de 900 comptes rendus. Cette belle vitalité a de quoi réjouir, mais il importe plus que jamais de pouvoir rester correctement informé des publications qui paraissent. Responsable du supplément bibliographique pour les revues américaines Tenso et Comparative Romance Linguistics Newsletter, K.K. prend chaque année la mesure de ce phénomène de croissance. Il reste donc à souhaiter que son enthousiasme à la tâche restera intact pour longtemps encore, car au rythme où s’accumulent les matériaux, les outils rétrospectifs comme celui-ci sont indispensables pour faciliter l’accès aux ressources et guider le chercheur dans la masse documentaire. Espérons donc que ce deuxième volume recevra une suite dans les prochaines années, et nul n’est sans doute mieux armé que K.K. pour en assumer la charge.
Nadine HENRARD