Compte rendu

Interactions orales en contexte didactrique. Mieux se com prendre pour mieux (se) parler et pour mieux (s’) appren dre, par Alain Rabarel (dir.), IUFM de l’académie de Lyon & Presses universitaires de Lyon, 2004, 370 p., 23 €.

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  • Laborde Milaa, I.
(2005). Interactions orales en contexte didactrique. Mieux se com prendre pour mieux (se) parler et pour mieux (s’) appren dre, par Alain Rabarel (dir.), IUFM de l’académie de Lyon & Presses universitaires de Lyon, 2004, 370 p., 23 €. Le français aujourd'hui, 150(3), II-II. https://doi.org/10.3917/lfa.150.0133b.

  • Laborde Milaa, Isabelle.
« Interactions orales en contexte didactrique. Mieux se com prendre pour mieux (se) parler et pour mieux (s’) appren dre, par Alain Rabarel (dir.), IUFM de l’académie de Lyon & Presses universitaires de Lyon, 2004, 370 p., 23 €. ». Le français aujourd'hui, 2005/3 n° 150, 2005. p.II-II. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/revue-le-francais-aujourd-hui-2005-3-page-II?lang=fr.

  • LABORDE MILAA, Isabelle,
2005. Interactions orales en contexte didactrique. Mieux se com prendre pour mieux (se) parler et pour mieux (s’) appren dre, par Alain Rabarel (dir.), IUFM de l’académie de Lyon & Presses universitaires de Lyon, 2004, 370 p., 23 €. Le français aujourd'hui, 2005/3 n° 150, p.II-II. DOI : 10.3917/lfa.150.0133b. URL : https://shs.cairn.info/revue-le-francais-aujourd-hui-2005-3-page-II?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/lfa.150.0133b


1 Cet ouvrage rassemble quatorze contributions issues du séminaire « Enseigner l’oral » (IUFM de Lyon et Université de Lyon 2). Elles ne constituent pas une « recherche en didactique », comme le précise A. Rabatel dans son introduction, mais soulèvent des questions ou proposent des expérimentations qui intéressent directement la didactique. On peut ainsi les lire comme une boite à outils, permettant de mieux comprendre et de s’approprier une notion centrale : la réflexivité. L’ouvrage traite donc des activités réflexives à l’oral, celles qui mettent en jeu l’apprentissage (l’oral à apprendre et pour apprendre), la co-construction des connaissances dans un espace intersubjectif, la dynamique cognitive. L’approche privilégie l’analyse, déjà très vaste, des paramètres linguistiques et de leur articulation avec les choix didactiques (contexte, tâches, activités) propres à chaque situation. Les faits de langue et de discours (dont les activités métalinguistiques) ont un double statut : tantôt objets de l’analyse, tantôt outils au service d’autres fonctionnements à dégager, tels les savoir-faire communicatifs et argumentatifs, l’étayage, la gestion des places interactives, les positions cognitives, les représentations touchant aux pratiques langagières, la relation entre oral et écrit.

2 Le lecteur trouvera au début un bon panorama condensé des « paradigmes » actuels qui structurent la didactique de l’oral, et présentés comme non exclusifs : la syntaxe du français parlé, l’approche générique, l’approche cognitive de l’oral pluridisciplinaire, l’approche interactionnelle (travaillant sur conflit et consensus). Il s’agit là de mesurer ce que chaque direction, liée inégalement à la didactique, peut apporter à la réflexivité. C’est l’un des partis pris du recueil que de se fonder sur cette confrontation.

3 Si quatre grands axes organisent l’ouvrage, on peut aussi croiser les contributions autour de variables qui indiquent la richesse du corpus d’ensemble (dont l’élaboration est détaillée en introduction) et des méthodologies : les dialogues issus de l’espace scolaire ou extrascolaire ; les âges des élèves ; les disciplines pratiquées en classe ; les interactants (mai-tre/élèves ou élèves entre eux) ; la focalisation sur les conduites des élèves ou sur celles des enseignants.

4 Au total, il faut souligner que c’est par l’analyse fine du matériau langagier qu’est prise en coupe la réalité de la classe et des tâches afférentes, dont surgissent à la fois les tensions inhérentes à l’espace pédagogique (notamment la place de la parole du maitre), les échecs et les réussites par rapport aux objectifs didactiques. Il n’existe pas de miracle de la réflexivité, avec un avant/après : la relation entre dit et pensé s’appréhende comme un processus non linéaire, instable, soumis à la relation dynamique avec le langage d’autrui.

5 Isabelle LABORDE MILAA


Date de mise en ligne : 01/01/2010

https://doi.org/10.3917/lfa.150.0133b