Libéralisme et néo-libéralisme : continuité ou rupture ?
- Par Michel Guénaire
Pages 52 à 61
Citer cet article
- GUÉNAIRE, Michel,
- Guénaire, Michel.
- Guénaire, M.
https://doi.org/10.3917/deba.178.0052
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- Guénaire, Michel.
- GUÉNAIRE, Michel,
https://doi.org/10.3917/deba.178.0052
Le Débat. – Nous avons assisté depuis une quarantaine d’années à une redécouverte du libéralisme comme courant de pensée, après une assez longue éclipse. Pour autant, la clarté est loin d’être faite sur l’identité de la tradition libérale. Vous avez vous-même publié récemment une anthologie ambitionnant d’opérer cette clarification qui s’intitule Les Deux Libéralismes. Un titre qui pose immédiatement la question : unité ou dualité du libéralisme ?Michel Guénaire. – Ce titre correspond à un choix pédagogique. J’ai souhaité identifier un libéralisme qui est né du combat des hommes pour la liberté politique, à côté d’un libéralisme qui a réfléchi aux conditions de la création de la richesse des nations. Deux libéralismes se sont développés, de mon point de vue, et chacun s’est attaché, dans la finalité qui lui était assignée, à traiter des sujets qui lui étaient propres : la séparation des pouvoirs, la théorie du mandat représentatif et la liberté des citoyens, pour le libéralisme politique ; la valeur de l’échange et la contribution de l’intérêt de chaque individu à la création de la richesse de la société, pour le libéralisme économique. Ces deux libéralismes sont apparus historiquement l’un après l’autre.
C’est un fait indiscutable que la liberté politique a été la première recherchée à travers la lutte contre l’absolutisme politique qui a commencé à la fin du xviie siècle et tout au long du xviiie siècle. John Locke a écrit l’Essai sur l’origine, les limites et les fins véritables du gouvernement civi…
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