Le nucléaire civil, péché majeur du xxe siècle ?
À propos de quelques objections fréquentes
Pages 175 à 192
Citer cet article
- JANCOVICI, Jean-Marc,
- Jancovici, Jean-Marc.
- Jancovici, J.-M.
https://doi.org/10.3917/deba.123.0175
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- Jancovici, J.-M.
- Jancovici, Jean-Marc.
- JANCOVICI, Jean-Marc,
https://doi.org/10.3917/deba.123.0175
Notes
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[1]
À la date où j’écris ces lignes je n’ai jamais travaillé directement ou indirectement pour E.D.F., Areva ou le C.E.A.
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[2]
Il est amusant de constater que les adversaires de la « mondialisation », population qui présente un assez fort taux de recouvrement avec les personnes engagées contre le nucléaire, réclament dans un autre contexte le « droit à la différence », différence qui sert ici de repoussoir !
-
[3]
Cf. Jean-Marc Jancovici, « Plaidoyer pour un référendum européen », La Jaune et La Rouge, mai 2000.
-
[4]
Ce sont ces 200 tonnes que l’on désigne généralement par le terme « déchets nucléaires ». Ce sont ces 200 tonnes qui sont stockées à La Hague, dont on se demande s’il faut les enfouir ou non, etc.
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[5]
Voir la base de données maintenue par l’O.M.S., le P.N.U.E. et l’Organisation internationale du travail : http ://www.inchem.org/documents/pds/pds/pest6_e.htm.
-
[6]
Le Sievert, Sv en abrégé, est l’unité de dose reçue pour les rayonnements ionisants.
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[7]
Le radon est un gaz radioactif qui provient – parfaitement naturellement – de la décomposition du radium, et que nous inhalons en petites quantités.
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[8]
Radiographies, scanners, radiothérapies…
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[9]
Essentiellement du potassium 40 contenu (naturellement aussi) dans les aliments.
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[10]
Provenant des industries minières (pas seulement de l’uranium !), retombées atmosphériques des essais militaires, jauges de niveaux, détecteurs d’incendie, radiographies de soudures…
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[11]
Détail du calcul sur www.manicore.com/documentation.
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[12]
Cela figurait aussi dans le programme de campagne des Verts aux présidentielles.
-
[13]
Évidemment, si, pour des raisons qui m’échappent encore du reste, Areva et E.D.F. sont « privatisées », cet argument deviendra caduc ! Il y aura alors bien un « lobby nucléaire ».
Que le nucléaire civil tienne une place de choix dans la thématique « environnement » est une évidence. Les discussions dans ce domaine sont bien sûr aussi anciennes que la technique elle-même, mais depuis quelques années l’éventualité d’un recours accru à l’électronucléaire pour aider à une baisse rapide des émissions de gaz à effet de serre a donné un nouveau souffle à ce débat. C’est généralement le côté négatif de cette technique qui focalise l’attention : le discours le plus fréquemment relayé par les médias est de considérer que le nucléaire civil est potentiellement porteur de désagréments qui ne cèdent en rien à ceux du changement climatique, et donc qu’il faut se passer de cette marge de manœuvre pour faire baisser les émissions de gaz à effet de serre.
Les arguments présentés à l’appui de cette position semblent tellement forts qu’il est tentant de considérer la question comme définitivement tranchée (en défaveur du nucléaire, bien sûr). Pourtant, les choses sont loin d’être aussi évidentes : à bien y regarder, de nombreux inconvénients invoqués s’appuient soit sur des postulats erronés, soit sont applicables à d’autres domaines où il ne nous viendrait pas à l’idée d’objecter de la sorte. Le propos ici ne sera pas d’apporter un soutien inconditionnel à la promotion du nucléaire civil, mais simplement de faire prendre un peu de hauteur de vue au lecteur, en l’invitant à se poser quelques questions simples auxquelles il n’a peut-être pas encore pensé. Pour rendre cet article un peu plus « vivant », j’ai privilégié une présentation sous forme de questions-réponses ou, plus exactement, d’« argument-réponse »…
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