Article de revue

Mahmoud Darwich

Derniers feux

Pages 233 à 234

Citer cet article


  • Fabre, T.
(2008). Mahmoud Darwich Derniers feux. La pensée de midi, 26(4), 233-234. https://doi.org/10.3917/lpm.026.0233.

  • Fabre, Thierry.
« Mahmoud Darwich : Derniers feux ». La pensée de midi, 2008/4 N° 26, 2008. p.233-234. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/revue-la-pensee-de-midi-2008-4-page-233?lang=fr.

  • FABRE, Thierry,
2008. Mahmoud Darwich Derniers feux. La pensée de midi, 2008/4 N° 26, p.233-234. DOI : 10.3917/lpm.026.0233. URL : https://shs.cairn.info/revue-la-pensee-de-midi-2008-4-page-233?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/lpm.026.0233


Notes

Description de l'image par IA : Deux hommes en costume, l'un avec des lunettes, rient ensemble. L'un tient un microphone.
© Anne-Laure Exbrayat

1Le 14 juillet 2008 fut un très beau moment de fête, le 9 août 2008 un très grand moment de deuil...

2Mahmoud Darwich nous a tous entraînés dans la musique lointaine de ses mots au cours de cette soirée mémorable, au théâtre antique d’Arles, à l’occasion des trente ans d’Actes Sud [1]. Plus de 1 200 personnes, silencieuses, prises dans une ferveur amoureuse à l’écoute de son verbe, en arabe, et de la voix de Didier Sandre, en français, pour entendre la lecture de ses derniers poèmes magnifiquement traduits par Elias Sanbar. Il était accompagné musicalement au oud par les Frères Joubran.

3Ce sont quelques-uns parmi ses derniers poèmes que nous vous invitons à découvrir ici, grâce à l’amitié de Farouk Mardam-Bey et d’Elias Sanbar [2]. Ceux qui n’ont pas eu la chance d’être ce soir-là à Arles pourront au moins partager un peu de cet élan poétique qui sait dire la beauté du monde, fissurée par le tragique de ces temps obscurs où le désir de guerre occulte les fragiles espoirs de paix.

4Parmi ceux qui ont connu la joie de vivre ce moment rare, je pense à Breyten Breytenbach assis tout à côté, dont j’ai pu mesurer l’émerveillement. Il nous livre ce très beau témoignage, d’abord publié par Rue 89, sur l’œuvre du poète et sur l’homme, Mahmoud Darwich.

5Comme l’a écrit avec force et justesse le philosophe Paul Ricœur, Vivant jusqu’à la mort[3] : “Je ne réclame rien, je ne réclame aucun après. Je reporte sur les autres, mes survivants, la tâche de prendre la relève de mon désir d’être, de mon effort pour exister, dans le temps des vivants.”

6C’est ce qui est désormais de notre responsabilité, c’est ce qui est entre nos mains, c‘est à nous qu’il revient de faire exister, pour longtemps, la poésie de Mahmoud Darwich…


Date de mise en ligne : 01/12/2008

https://doi.org/10.3917/lpm.026.0233