Article de revue

Les Chérubins de la moquette

Pages 237 à 243

Citer cet article


  • Yannakaki, E.
(2008). Les Chérubins de la moquette. La pensée de midi, 24-25(2), 237-243. https://doi.org/10.3917/lpm.024.0237.

  • Yannakaki, Eléni.
« Les Chérubins de la moquette ». La pensée de midi, 2008/2 N° 24-25, 2008. p.237-243. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/revue-la-pensee-de-midi-2008-2-page-237?lang=fr.

  • YANNAKAKI, Eléni,
2008. Les Chérubins de la moquette. La pensée de midi, 2008/2 N° 24-25, p.237-243. DOI : 10.3917/lpm.024.0237. URL : https://shs.cairn.info/revue-la-pensee-de-midi-2008-2-page-237?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/lpm.024.0237


1A quoi rêvent les petites filles, en Grèce comme ailleurs ? A un grand amour, à un beau mariage, à des enfants nombreux, charmants et en bonne santé, à une vie aisée... Mais comment vont les femmes qui ont réalisé leurs rêves de petites filles ?

2Maria s’approche de la fatidique quarantaine. C’est en apparence une femme épanouie, mère de trois enfants brillants et pleins de vie, épouse d’un architecte athénien de renom prénommé Phaidon, intendante au quotidien d’une maison cossue qui symbolise leur réussite sociale. Elle a arrêté de travailler dès sa première grossesse et se consacre corps et âme à son foyer, au bien-être de sa famille. Un vrai rêve de petite fille.

3Ce matin-là c’est pourtant un cauchemar qui a réveillé Maria, mais rien à voir bien sûr avec le fait qu’un an auparavant très exactement mourait son amant Pétros. Rien à voir non plus avec la journée qui l’attend, une journée comme les autres, rythmée par les tâches ménagères, les devoirs maternels et les obligations conjugales dont elle s’acquitte avec un soin obsessionnel qui confine à la névrose. Rien à voir enfin avec sa solitude, avec le tourbillon de pensées qui s’empare dès le matin de son esprit, brassant ennui et frustration, orgueil et ténacité, amertume et fatalisme.

4Dans un style virtuose qui mêle cruauté et humour, cynisme et tendresse, Eléni Yannakaki met à nu son personnage, dévoilant ses contradictions, ses espérances, sa mauvaise foi, ses craintes, sa paranoïa, ses remords. De confession intime en révélation, la profondeur de l’analyse transforme ce portrait d’une desperate housewife en véritable thriller psychologique.

5Eléni Yannakaki est née à Réthymno (Crète) en 1955. Elle a achevé à Londres des études commencées à Athènes en soutenant une thèse de littérature consacrée au modernisme grec. Elle vit en Grande-Bretagne et enseigne la littérature grecque à l’université d’Oxford. En tant qu’universitaire, son objet d’étude de prédilection a sans aucun doute nourri son inspiration de romancière : elle a beaucoup travaillé sur la représentation de la femme dans les romans écrits par des Grecques au cours des XIXe et XXe siècles.

6Unanimement salué par la critique, Les Chérubins de la moquette (Ed. Hestia, 2006 ; à paraître en France aux éditions Actes Sud en janvier 2009) est son deuxième roman après Des goûts et des couleurs et autres horreurs (Ed. Hestia, 2001), qui avait reçu le Prix du premier roman décerné par le magazine Diavazo.

7MARIE DESMEURES, directrice de la série “Lettres grecques” d’Actes Sud.

Eléni Yannakaki, Les Chérubins de la moquette. Roman

8Elle a vraiment bien fait de balancer toutes les moquettes, un an qu’elle en est débarrassée. C’était il y a un an, jour pour jour. Sans même parler du reste, quel gain de temps ! Elle en prend conscience chaque fois qu’elle fait le ménage. Aussitôt dit, aussitôt fait ; ça n’a pas traîné, elle se rappelle très bien. La meilleure idée qu’elle ait eue, c’est un fait. Un an tout juste et elle sent bien la différence. Elle respire enfin, tout le monde dans la maison respire, au sens propre, quoi qu’en pensent amis et connaissances qui prétendent qu’elle se fait des idées, et Phaidon n’est pas le dernier, qui lui dit qu’elle est vraiment à l’ouest si elle croit être à l’abri de cette manière – elle ferait mieux de se protéger d’elle-même, oui ! En tout cas, c’est un changement radical, il peut toujours causer ; c’est bien connu, les moquettes et les tapis sont les lieux de prédilection des acariens dans une habitation. Elle admet volontiers qu’avec de la moquette une maison semble plus chaleureuse, plus cosy, comme disait Mike. Quand on marche, c’est sans bruit, quand on est pieds nus, on les sent s’enfoncer dans une tiédeur moelleuse à chaque pas. Mais elle s’en passe très bien, sans façons. Il lui suffit de penser à tout ce qui peut se cacher là-dedans, d’imaginer qu’elle abrite au cœur de chez elle une véritable bombe biologique qui explosera tôt ou tard. D’ailleurs, Phaidon souffre régulièrement ces dernières années d’une rhinite allergique, dûment diagnostiquée par le médecin, sans parler de cette toux bizarre qu’il avait encore avant. Quant à la crise d’asthme de Markos, deux ans auparavant, la seule à ce jour heureusement, elle était probablement due à un foyer allergène niché ici même. Ne nous mentons pas, la plupart des problèmes dans la vie d’une personne, et plus encore dans celle d’un enfant – ce dont elle se soucie davantage, pour être sincère –, des maladies aux accidents – et elle passe sur les troubles psychologiques, la liste est longue ! – ont leur cause première dans la maison. Non, elle ne veut plus jamais de moquette chez elle, ni rien qui puisse constituer de près ou de loin un foyer de contamination. Certaines décisions doivent être prises une bonne fois pour toutes. Point à la ligne.

9Un an s’est écoulé, jour pour jour, depuis le décès de Pétros !

10La voilà donc, la phrase, joliment ficelée, lâchée de bon matin, chaude comme un croissant à peine sorti du four, une phrase avec ses liquides et ses sifflantes, conjuguée au passé composé, temps de l’accompli – elle s’est enfin agencée dans sa tête, cette fichue phrase, comme si elle venait tout juste de la lire sur une feuille de papier ou peut-être même en face, émergeant du miroir de sa salle de bains. Elle était tapie tout ce temps d’ailleurs, depuis qu’elle a ouvert les yeux et même avant, elle en est sûre, elle lui dévastait la cervelle, cette phrase – cette phrase, cette image, cette pensée, ce sentiment, cette sensation physique, elle ne saurait dire au juste, ou peut-être un peu tout cela à la fois, noué bien serré juste en dessous du sternum –, elle tournoyait sans relâche et refusait d’émerger, de se couler dans le moule de la syntaxe entre une majuscule et un point final. Elle-même se refusait à la formuler, se contentant de l’épier du coin de l’œil, avec cette sensation boulochée de malaise diffus comme celle d’un estomac lourd qui pèse malgré tout sur un profond sommeil. Elle se le disait à elle-même depuis la veille, demain cela fera un an que Pétros est mort, et même depuis l’avant-veille, après-demain cela fera un an que Pétros est parti – OK, OK, c’est bon, elle a appris sa leçon ; elle, elle est bien vivante et c’est ce qui compte ! Et qui sait, après tout, peut-être que Pétros n’a jamais existé, c’est bien ce qu’elle se répète ces derniers mois ? Cette histoire lui paraît imaginaire, comme si elle l’avait lue quelque part, dans un roman par exemple, ou plus simplement dans la presse, comme si elle ne l’avait pas vécue dans sa chair. Rien ne prouve non plus qu’il n’était pas un perfide mirage de plus, le fruit de son imagination – on ne vit aujourd’hui qu’avec des illusions et des mirages, encore une des phrases fétiches de Pétros. Et avec des rêves. Il se peut qu’il n’ait été qu’un songe, oui, et pourquoi pas, après tout ? Un cauchemar comme celui de cette nuit, si présent qu’elle a l’impression de l’avoir vécu pour de vrai. Mais une chose est sûre ; elle, elle existe bel et bien ; pour preuve, elle se tient debout dans sa salle de bains, à l’aube d’un jour nouveau, et, tout bien considéré, elle se moque finalement de savoir si Pétros est mort ou pas ; elle a décrété qu’elle s’en fichait et elle ne laissera pas cette journée, ce fameux anniversaire, la faire changer d’avis ; tant et tant de personnes meurent tous les jours, des amis, des connaissances et de parfaits inconnus – Viky aussi ne va pas tarder à passer l’arme à gauche – ; celui qui meurt cesse d’exister, il est effacé, annulé, ses yeux n’existent plus, ni même son regard. Ses mots demeurent, peut-être. Comme elle a l’impression d’entendre sans cesse la voix de Pétros, ses paroles la hantent depuis maintenant un an, c’est trop leur accorder, comme si elles avaient quelque chose de spécial. Baste ! Ce n’est qu’une brise qui a soufflé, caressant au passage ce qu’elle pouvait, laissant un peu de sa fraîcheur, fugace et imperceptible, avant de se perdre à tout jamais. Et c’est pareil pour lui. Mais elle, elle est toujours là, envers et contre tout, aujourd’hui et maintenant, elle continue d’être là ; tiens, elle se touche, elle se pince, elle est vivante, entière, elle sent encore la chaleur du lit sur son cou, sous ses aisselles, la chaleur de la vie, là debout devant le miroir de la salle de bains, de sa salle de bains à elle ; se tenir debout, la première chose qu’elle a faite ce matin, au lieu d’aller aux toilettes, les mains appuyées sur le rebord du lavabo et la vessie près d’éclater.

11Elle l’a vidée avec empressement – quel soulagement !

12Après tant de grossesses, elle a du mal à se retenir. Le pire, c’est la nuit, évidemment, puisqu’elle doit se lever au moins deux fois, et c’est tellement mais alors tellement exaspérant, particulièrement quand quelque chose la tracasse et que, dans la pénombre, les pensées enflent dans sa tête, elle peut toujours courir pour se rendormir… surtout si elle a fait juste avant un de ces rêves bizarres, comme celui de ce matin. Elle se lève alors sans tarder, quelle que soit l’heure, pour échapper au cauchemar.

13Elle aurait bien voulu dormir davantage – elle a encore sommeil, elle a toujours sommeil, presque à longueur de journée, sept jours sur sept – mais impossible, elle n’a pas cette chance ! D’ailleurs les autres ne vont pas tarder à se réveiller, l’heure a tourné, il n’est plus si tôt que ça.

14Ah, comme elle voudrait rester encore comme cela, les genoux enlacés et le visage enfoui dans la chaleur de sa peau, dans l’odeur de sa poitrine, pelotonnée, et ne penser à rien, ne plus rien voir et surtout plus de cauchemars, ne plus redouter leur ombre portée sur le jour qui vient. Ne plus rien faire. Immobile comme en hibernation. Rien qu’elle, et sa tiédeur parfumée.

15Pourtant, c’est une journée de plus, avec tant de choses à faire ! Pff ! une journée de plus et quelle journée !

16Faudrait s’y mettre, non ? D’accord, d’accord, elle s’y met.

17Mmm, revoilà cette odeur, qui remonte de plus bas, elle arrive toujours en second, à cause de la distance, mais aussi rassurante que la première, douce et enveloppante, fraîche et moite comme le bon pain blanc à peine sorti du four – il est tellement difficile de décrire les odeurs, incroyablement difficile. C’est étrange, ses odeurs corporelles sont encore si juvéniles bien qu’elle soit pour de bon entrée dans l’âge mûr, trente-neuf ans le mois prochain. Elle ne les a jamais perçues aussi fraîches et jeunes. Les mêmes que celles de l’adolescence qui, comme autant d’indicateurs infaillibles, lui transmettaient les signaux de plaisirs à venir. Mais plus pour elle. C’est fini. Autant se lever. Elle se lève.

18Qui a décrété que les odeurs étaient désagréables dans les toilettes ? Certainement quelqu’un qui n’a jamais mis les pieds dans les siennes.

19Ces derniers temps, elle a les gencives qui saignent. Elle a replié sa lèvre supérieure jusque sous le nez, une horreur, c’est le déluge, elle doit se brosser vigoureusement dans toutes les directions avant de commencer à y voir plus clair. Elle a toujours fait ainsi, depuis l’enfance, depuis que ses gencives se sont mises à saigner de temps à autre, cela s’est surtout produit à partir de ses premières règles. Brossage, lui avait dit autrefois un dentiste, et ça lui est resté. Brossage et rien d’autre. Aussi souvent et aussi énergiquement que possible. Et elle croit volontiers que la méthode a du bon. Parce qu’il n’y a rien de plus repoussant que des gencives irritées et enflées. Et ce n’est pas tout : c’est aussi une question de santé générale, pour le cœur par exemple, à en croire une des dernières conclusions de la médecine – le collet des dents est un foyer infectieux qui a des répercussions directes, à ce qu’il semble, sur les artères. C’est hormonal, a soutenu Rodanthi pas plus tard que l’autre jour. C’est, paraît-il, ce que lui a dit son dentiste. Bien que Viky, avec laquelle elle en a discuté moins récemment, lui ait expliqué que de nombreux paramètres peuvent être la cause d’une gingivite.

20Elle en a fini avec le brossage sur toute la longueur des dents – une large fleur auréolée de mousse s’est écrasée au fond du lavabo dans un bruit d’éclaboussures.

21Elle a rincé, craché, rincé de nouveau, tiré ses deux lèvres dans tous les sens ; sa dentition reste sans doute ce qu’elle a de plus beau. Viennent après ses yeux. A choisir, elle accorde toujours aux yeux la deuxième place – pas seulement chez elle mais chez les autres aussi. Et chez Pétros également, s’il est quelque chose qui l’a bouleversée – ce seul et unique détail, cette caractéristique maîtresse, ce signe distinctif que l’on garde en mémoire, qui fait office de représentation symbolique de toute la personne quand bien même elle ne s’attache qu’à une particularité de son apparence, et qui revient la première en mémoire – c’est sa bouche, plutôt petite mais bien dessinée, et surtout ses dents. Longues, légèrement bombées, serrées les unes contre les autres, si bien qu’elles se jouaient de la lumière, un peu jaunies par la nicotine, des dents qui ont de la mémoire, pensait-elle à l’époque, des dents qui disent leur âge et les abus de la vie courante, l’expérience amassée et même la sagesse, allait-elle jusqu’à ajouter. Une matière riche de saveurs et de plaisirs en tout genre, et des sourires de bonheur, c’est ce qu’elle y avait vu au début, mais maintenant, hum, elle n’en mettrait pas la main au feu… il est certain qu’il a dû y avoir des moments de bonheur – il ne cessait d’évoquer les années vécues à Paris, si elle se rappelle bien – et puis quantité de sourires, mais des sourires embarrassés, et aussi une réflexion personnelle intense – en toute objectivité, Pétros était un homme profondément cultivé. En tête, elle ne gardait au tout début que ses dents – pas la présence d’esprit pour retenir autre chose – et son charme.

22Mais, maintenant qu’elle y pense, pourquoi Rodanthi lui a-t-elle parlé de problème hormonal ? Est-ce le fruit du hasard et parce qu’elle y croit vraiment ou voulait-elle plutôt insister sur le fait que ça y est, Maria glisse lentement, à reculons peut-être mais sûrement, bien conservée, certes, mais tout de même, vers la quarantaine et que, bien qu’il n’en paraisse rien pour l’heure, elle entrera bientôt à son tour dans l’âge critique et tout le toutim. Et ça lui fera une belle jambe, alors, d’avoir les lèvres pulpeuses et les dents longues et blanches ! Les appas à eux seuls ne suffisent pas. Pourquoi Rodanthi a-t-elle abordé le sujet sinon pour évoquer la ménopause ? Et que deviendra Maria, la petite Maria, sans ses hormones à une époque où le look juvénile fait tout ? Hélas. Quand l’époque vénère les hormones, quiconque en est dépourvu se retrouve comme un produit périmé oublié sur l’étal. Quel homme digne de ce nom à qui elle dirait qu’elle est ménopausée continuerait à la regarder sensuellement ? Aucun, si tant est même qu’il ait commencé ! C’est comme un commerce qui aurait baissé les stores : Messieurs, nous sommes fermées ! En rupture de stock ! Rien à vendre. Ou, dans le meilleur des cas, grande braderie juste avant la date de péremption, il n’y en aura pas pour tout le monde ! Imaginez seulement que vous êtes un écrivain, comme Photini par exemple – elles en discutaient, pas plus tard que l’autre jour ! Les écrivains écrivent grâce à leurs hormones, lui a dit un jour Pétros, et Photini, de son propre aveu, ne trouve rien à y redire – jusqu’à un certain point, évidemment, en réalité, elle ne sait pas vraiment, lui a-t-elle avoué, il est encore trop tôt pour l’affirmer, en tout cas pour ce qui est d’elle. Mais même Maria, qui n’a rien à voir avec l’écriture, le comprend aisément : est-il possible de restituer une histoire de manière vivante et convaincante quand le corps n’obéit plus, quand le corps ne travaille pas main dans la main avec les cellules grises ? Les hormones sur le papier, puisque plus personne ne parle d’encre – les hormones au clavier, les hormones sur l’écran de l’ordinateur ! Imaginez donc que vous êtes un écrivain, un écrivain professionnel s’entend ou aspirant écrivain, comme elle a fait croire à Pétros qu’elle l’était au début, et que vous vous retrouvez à court d’hormones ! En d’autres termes, à court de fécondité – plus de sève intellectuelle. Elle prendrait des substituts, elle ferait peut-être appel à sa mémoire. Pour se remémorer comment elle se sentait du temps où elle jouissait encore de son système hormonal, un souvenir en appellerait un autre… Mais ce ne serait pas la même chose. Peut-être que dans un avenir proche les écrivains, les femmes en particulier mais également les hommes – ces derniers connaissent aussi le retour d’âge, c’est ce qu’on dit en tout cas – contracteront une police d’assurance sur leurs hormones. Tout est possible.

23Quelle mouche l’a piquée pour qu’elle pense à tout ça ? Elle s’est réveillée en pleine forme, on dirait. Quoi qu’il en soit, elle n’a que trente-neuf ans, et encore pas tout à fait révolus, autrement dit, elle n’a que trente-huit ans et inutile de se vieillir quand toutes les autres sont là à pinailler, à quoi bon être aussi pointilleuse sur la question ! Trente-huit ans, donc, et pas quarante-cinq comme Rodanthi. Oui, c’est bien ça ! Tout de même, il y a une sacrée différence entre trente-huit ans et quarante-cinq ans, surtout à ces âges charnières. On raconte bien que les femmes entrent dans l’âge critique avant la quarantaine – pourquoi devrait-elle constituer une exception à la règle ? Evidemment, ça dépend aussi de l’hérédité, tout est une question d’hérédité, mais pour sa mère, comment savoir ? Son cas est loin d’être représentatif, puisqu’on l’a ménopausée avant l’heure.

24Allez ! Un brin de toilette l’aidera peut-être à faire surface – à l’eau froide, ça décongestionnera son visage…

25Ouf… ça va un peu mieux.

26(Extrait traduit du grec par Caroline Nicolas.)


Date de mise en ligne : 01/12/2008

https://doi.org/10.3917/lpm.024.0237