Cuisines et santé
- Par Jacques Gonzales
Pages 41 à 43
Citer cet article
- GONZALES, Jacques,
- Gonzales, Jacques.
- Gonzales, J.
https://doi.org/10.3917/geo.1599.0041
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- Gonzales, J.
- Gonzales, Jacques.
- GONZALES, Jacques,
https://doi.org/10.3917/geo.1599.0041
Les apports alimentaires varient sur le globe
terrestre d’un territoire à l’autre. Si la flore et
la faune dépendent certes des sols, des mers,
des climats, des altitudes, l’art culinaire
relève aussi d’un environnement envisagé
dans son sens le plus large, de traditions, de
rituels, de croyances ou encore de rapports
au bien-être. Les humains ont ainsi mis au
point très tôt un ensemble de recettes pour
servir à la santé, « l’art d’apprêter les mets et
de les rendre agréables au goût » selon Brillat-Savarin.
Les premiers écrits médicaux le prouvent.
Hippocrate, il y a 2500 ans, a déclaré « Que
ton aliment soit ta seule médecine ». Galien
six siècles plus tard a lui aussi théorisé sur
l’importance de la nourriture sur la santé.
Dioscoride auparavant avait fait un inventaire de plantes aux vertus médicinales dans
son De materia medica, ce qui conduira au
Moyen Âge, à la multiplicité de « jardins des
simples » dans les monastères, une alliance
entre l’art des jardins et la médecine par
les plantes. À cette époque marquée par le
mysticisme, soigner s’appuyait en plus sur
la théorie des signatures. Dieu pour guider
les hommes à se traiter a conféré forme et
couleur aux fruits et légumes : ceux qui
sont rouges soignent le sang, les jaunes les
maladies urinaires..., le recours aux oignons
(orchis) sert en cas de maladies testiculaires,
d’orchites. Les apothicaires réalisaient ainsi
des mixtures complexes, la fameuse thériaque en étant l’exemple le plus connu ou
la mythique mandragore…
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