Alex Kerr Japon caché Villages préservés, sanctuaires antiques et forêts primaires. Éd. Nevicata, 288 pages, 25 €
Page 48
Citer cet article
- SCHILLING, Jean-Luc,
- Schilling, Jean-Luc.
- Schilling, J.-L.
https://doi.org/10.3917/geo.1598.0048
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L’auteur de ce Japon caché est déjà bien connu des publics japonais et anglo-saxon. Alex Kerr y passa une partie de son adolescence dans les années soixante lorsque son père, un offi cier de marine américain, était posté à Yokohama. Après de solides études asiatiques à Yale et à Oxford, le « besoin » de Japon reprend le dessus. Bilingue, Alex s’installe près de Kyoto et se spécialise dans la culture et les arts traditionnels nippons qu’il évoque régulièrement dans ses conférences et ouvrages.
L’un des plus remarqués fut Lost Japan, originellement écrit en japonais et publié en français chez le même éditeur (Japon perdu : un dernier aperçu du beau Japon, 2020). Kerr, qui a soigneusement restauré une maison ancienne abandonnée en pleine désertifi cation rurale, se désolait de la disparition quasi programmée du patrimoine classique de son pays d’adoption. Son plaidoyer fut récompensé du prix littéraire Shincho Gakugei, attribué pour la première fois à un étranger.
Ce Japon caché est moins nostalgique. En militant respecté de la préservation des paysages et des traditions, Kerr nous entraîne, du nord au sud de l’Archipel, vers dix lieux discrets, de charmants et délicats endroits heureusement escamotés par l’impatience sur-touristique. Son carnet de voyage, richement commenté, se complète d’un glossaire et de quelques illustrations. Le visiteur s’attarde sur l’intime poésie du site, la ligne d’un toit de temple, des rizières en terrasses plissées comme un vêtement d’Issey Miyake, un fl anc de montagne couvert d’arbres primaires, un atelier de chaume, la cuisin…
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