Les frontières maritimes, lignes immatérielles de partage des ressources du futur
- Par François Bellec
Pages 24 à 29
Citer cet article
- BELLEC, François,
- Bellec, François.
- Bellec, F.
https://doi.org/10.3917/geo.1597.0024
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- Bellec, François.
- BELLEC, François,
https://doi.org/10.3917/geo.1597.0024
Walter Raleigh avait compris l’importance de la mer dans le destin des nations. Il ne songeait qu’à sa surface, alors qu’il prophétisait les promesses profondes de l’ère océanique. Les frontières maritimes dessinent une géographie rajeunie des vieux continents. Grâce à ses Outre-mer, les 105 frontières maritimes de la France délimitent la seconde zone économique mondiale après celle des États-Unis.
On peut faire remonter à 1493 le premier arbitrage relatif à une frontière maritime. La bulle Inter cætera d’Alexandre VI partagea la Terre entre Castille et Portugal de part et d’autre d’une ligne de pôle à pôle. La décision pontificale fut entérinée l’année suivante par le traité de Tordesillas fixant la démarcation à 370 lieues à l’ouest des îles du Cap-Vert. O ponto é sinal que convenh supposés matérialiser le partage de cette copropriété qui mettait François 1er en fureur étaient incantatoires, mais ils ont laissé une trace : le Brésil est lusophone en bordure d’une Amérique latine qui parle espagnol.
La notion d’eaux territoriales est apparue en Europe au XVIIe siècle comme un corollaire du développement du concept de liberté de la navigation. Il justifia le souci des États côtiers d’exercer dans leur mer bordière un droit souverain de police et de défense. La limite des eaux territoriales hésita entre le pragmatisme de la portée des canons et une distance arbitraire entre 3 et 12 milles marins. En 1945, les États-Unis se déclarèrent propriétaires de leur plateau continental…
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