Compte rendu

Jean-Pierre Brouillaud, Géographie mon amour. Une poésie du voyage, à compte d’auteur, 2023, 262 pages, 12 €

Pages 54e à 65e

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  • Gruet, B.
(2023). Jean-Pierre Brouillaud, Géographie mon amour. Une poésie du voyage, à compte d’auteur, 2023, 262 pages, 12 € La Géographie, 1590(3), 54e-65e. https://doi.org/10.3917/geo.1590.0054e.

  • Gruet, Brice.
« Jean-Pierre Brouillaud, Géographie mon amour. Une poésie du voyage, à compte d’auteur, 2023, 262 pages, 12 € ». La Géographie, 2023/3 N° 1590, 2023. p.54e-65e. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/revue-la-geographie-2023-3-page-54e?lang=fr.

  • GRUET, Brice,
2023. Jean-Pierre Brouillaud, Géographie mon amour. Une poésie du voyage, à compte d’auteur, 2023, 262 pages, 12 € La Géographie, 2023/3 N° 1590, p.54e-65e. DOI : 10.3917/geo.1590.0054e. URL : https://shs.cairn.info/revue-la-geographie-2023-3-page-54e?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/geo.1590.0054e


La Géographie a pu interviewer l’auteur sur son expérience de non-voyant voyageur. Ce livre, dont le titre ne pouvait pas nous laisser indifférent, est composé d’un recueil de poèmes qui chacun rappelle un moment, un fragment de vie en prise avec les territoires traversés, sentis, goûtés pourrait-on dire. Car, comme se plaît à le dire l’auteur, membre, rappelons-le, de la Société des Explorateurs Français, c’est l’illusion du handicap, c’est-à-dire l’idée que le fait d’être devenu aveugle n’empêche nullement de voyager – bien au contraire. Le recueil nous invite à une exploration renouvelée de la terre, à travers des expériences et des impressions dûment consignées sous forme de poèmes.
On peut lire dans le poème éponyme du livre : « Bobo-Dioulasso, sous un baobab un griot égrène des présages.
Pompéi, dans les capteurs de mes mains les murs suintent la colère du Vésuve.
Sanaa, au pied des maisons-tours, immersion troublante au Moyen Âge.
Amazonie, mémoire végétale en odyssée de cris et d’effluves ».
Mais ce n’est que le prologue d’une longue traversée du monde, racontée à travers ces poèmes en prose, mais aussi des récits très personnels, parfois au ton provocateur, presque punk, tout en conservant un attrait prononcé pour la teneur spirituelle des voyages. Nous sommes loin d’autres écrivains voyageurs plus tourmentés ou en quête d’un je-ne-sais-quoi insaisissable ou perdu pour toujours : si l’auteur reconnaît sa dette à l’égard de Christian Bobin, il trace aussi son sillon à sa manière et affirme avec force la beauté de la terre et redit comment au contact du monde, il a pu « transformer sa cécité en créativité »…


Date de mise en ligne : 12/09/2023

https://doi.org/10.3917/geo.1590.0054e

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