Éditorial
Les princes de Monaco aiment la géographie
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Citer cet article
- PITTE, Jean-Robert,
- Pitte, Jean-Robert.
- Pitte, J.-R.
https://doi.org/10.3917/geo.1555.0003
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- Pitte, J.-R.
- Pitte, Jean-Robert.
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https://doi.org/10.3917/geo.1555.0003
1 En chemin pour l’Italie, le président Charles de Brosses traverse Monaco en 1739 et note : « Cependant, nous passâmes Monaco, méchante petite ville qu’on a tort de célébrer si ce n’est par rapport à un grand fort assis sur un rocher plat, où est aussi la maison du prince de Monaco, d’assez belle apparence. Le roi y tient garnison française. » Depuis, le palais s’est agrandi, mais Monaco n’a plus rien d’une « méchante petite ville », du petit port de pêche qu’elle est restée jusqu’au milieu du XIXe siècle. La principauté comprenait alors Roquebrune et Menton dont l’arrière pays était couvert d’oliveraies et de vergers de citronniers. La ville proprement dite comprenait 1 250 habitants en 1847, aujourd’hui 37 000 qui se partagent les 202 ha de sa superficie, ce qui en fait l’État le plus densément peuplé du monde. Tout a basculé avec la décision des Roquebrunois et des Mentonnais de se rattacher à la France en 1860. La famille Grimaldi dut alors imaginer d’autres ressources et le tourisme commençant à se développer sur la Côte d’Azur et la côte ligure, le choix s’est alors porté sur les jeux. On connaît la suite dont diverses facettes sont évoquées dans ces pages.
2 La presse mondiale consacre de nombreux articles à Monaco en ce tournant de l’année 2014 et de l’année 2015. Si nous avons décidé nous aussi de publier un numéro de notre revue sur la principauté, c’est surtout parce que la Société de Géographie entretient avec elle et avec ses princes régnants des relations privilégiées. Albert Ier (1848-1922), appelé le prince savant ou le prince navigateur, était membre de notre société, tout comme l’a été son arrière-petit-fils, Rainier III (1923-2005), et comme l’est aujourd’hui le prince Albert II, qui nous a témoigné de sa sollicitude à maintes reprises, en particulier en nous confiant le choix des lauréats du Grand prix des Sciences de la mer Albert Ier de Monaco. Chacun connaît le soutien qu’il accorde à la recherche, particulièrement sur les océans, et les combats qu’il mène pour que notre planète soit toujours mieux habitable.
3 Avec une telle ascendance, nul doute que le Prince héréditaire Jacques auquel nous souhaitons la bienvenue, ainsi qu’à sa soeur Gabriella, saura lui aussi aimer la géographie et œuvrer au service de la Terre des Hommes.