Trente-cinq ans de révoltes dans le monde arabe
- Par Philippe Rekacewicz
- et Brice Gruet
Pages 66 à 67
Citer cet article
- REKACEWICZ, Philippe
- et GRUET, Brice,
- Rekacewicz, Philippe.
- et al.
- Rekacewicz, P.
- et Gruet, B.
https://doi.org/10.3917/geo.1552.0066
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- Rekacewicz, P.
- et Gruet, B.
- Rekacewicz, Philippe.
- et al.
- REKACEWICZ, Philippe
- et GRUET, Brice,
https://doi.org/10.3917/geo.1552.0066
1 Une lecture rapide de la carte laisse apparaître des sortes de piles qui ne sont autres que les révoltes déjà survenues dans les différents pays arabes depuis les années 1970. Les plus touchés sont le Maroc, l’Algérie, la Tunisie et l’Égypte. Dans cette liste, deux d’entre eux ont résisté à tous les soubresauts, le Maroc et l’Algérie. Mais à quel prix ? Dans le cas de l’Algérie en particulier, on sait que le pays a connu l’une des guerres civiles les plus meurtrières de la région, avec plusieurs centaines de milliers de morts. Au Maroc, le changement de souverain a correspondu à une certaine ouverture du régime, et le pays a conduit certaines réformes en écho direct des révoltes proches. Mais rien n’a vraiment bougé…
2 Aujourd’hui, l’ Égypte et la Syrie souffrent l’une des suites du changement de régime, et l’autre d’un pouvoir usé jusqu’à la corde mais qui n’en finit pas de s’accrocher, quitte à mettre le pays en état de déréliction complète.
3 Le monde arabe se cherche donc encore, à travers des régimes autoritaires épuisés ou de nouveaux régimes sous pression. Les ressources naturelles empoisonnent un peu plus l’atmosphère politique de pays déjà très morcelés. Des intérêts étrangers s’invitent dans la danse, comme on l’a vu dans le cas des attaques d’Aqmi en Algérie. Mais c’est certainement un épisode historique crucial qui se déroule en ce moment dans la région.