ET L’INTOLÉRANCE, BORDEL !, Essai sur les limites de la tolérance, Pierre Zimmer, Palio, 2008, 182 p., 16,90 €.
- Par Irène Mainguy
Page VIII
Citer cet article
- MAINGUY, Irène,
- Mainguy, Irène.
- Mainguy, I.
https://doi.org/10.3917/cdu.046.0090h
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- Mainguy, I.
- Mainguy, Irène.
- MAINGUY, Irène,
https://doi.org/10.3917/cdu.046.0090h
1 S’appuyant sur de nombreux exemples contradictoires et des paradoxes que nous propose notre société, cet essai cherche à définir les limites de la tolérance et les frontières de l’intolérance.
2 Pierre Zimmer nous fait cheminer dans les champs mouvants et relatifs de la tolérance et de l’intolérance, dont il tente de cerner les limites possibles et les frontières de ces notions complexes, imbriquées, remplies à chaque détour de pièges et de chausse-trapes.
3 L’auteur constate que la tolérance telle qu’elle est pratiquée est « la vertu d’un monde dans lequel les hommes non seulement ne s’aiment pas mais s’ignorent tout simplement. Ce n’est plus de la tolérance, c’est de l’indifférence entre des étrangers ». C’est pourquoi il s’interroge : « Se montrer intolérant, ne serait-ce pas être d’une extrême vigilance ? Ne jamais baisser la garde, maintenir son attention en éveil constant ».
4 L’ensemble du livre repose sur ce paradoxe, balaie bien des idées reçues et amène à se demander dans tous les domaines, qu’il s’agisse du religieux, du politique, du social, du monde du travail et de l’entreprise, jusqu’où peut-on tolérer l’intolérable ? Dans cette analyse, l’auteur prône une tolérance de bon aloi, une manière de se comporter garante selon lui d’un vivre ensemble salvateur !
5 Cette lecture tonique permet de remettre en question les dictatures du « bien penser » et du « politiquement correct », un appel à la transgression bien sympathique.