Agathe ou la jumelle occultée. La cure d’une petite fille autiste, Denis Vasse Paris : Bayard ; 2013
- Par François Giraud
Pages 256a à 261a
Citer cet article
- GIRAUD, François,
- Giraud, François.
- Giraud, F.
https://doi.org/10.3917/lautr.044.0256a
Citer cet article
- Giraud, F.
- Giraud, François.
- GIRAUD, François,
https://doi.org/10.3917/lautr.044.0256a
Notes
-
[1]
La grande menace, La psychanalyse et l’enfant, Paris : Seuil ; 2004.
Au moment où les querelles autour de l’autisme ont pris un tour si passionné, où la psychanalyse est clouée au pilori dans sa prétention à guérir ce trouble, il importe non seulement de revendiquer la pluralité des approches mais aussi de montrer ce qu’elle peut apporter à ces enfants pris dans des « troubles envahissants du développement » au point de s’exiler de toute parole et de toute relation. Si l’autisme reste encore très largement une énigme, même s’il est clair que pour certains la composante organique est déterminante, il ne résulte pas d’une telle constatation que l’enfant « autiste » soit irrémédiablement assimilé à n’être qu’un objet d’apprentissage, pas plus d’ailleurs qu’aucun autre enfant.
Aussi saura-t-on grâce à ceux qui, tel Denis Vasse, n’hésitent pas à s’exposer en fournissant des récits de cure d’autistes. Auteur de nombreux ouvrages cliniques, psychanalyste lacanien disciple de Serge Leclaire et de Françoise Dolto, il nous avait déjà donné un monumental récit de cure commentée et théorisée, La grande menace. Il réitère ici cet exercice avec l’exposé d’un cas où l’on peut encore trouver la transcription des séances, les dessins en couleur, des exposés théoriques. Le lecteur pourra y trouver un instrument de formation, mais plus largement l’histoire des cheminements par lequel ce type de patient peut retrouver un contact avec le monde et se réapproprier le langage.
Il n’est pas nécessaire pour suivre ce travail de partager entièrement les a prior…