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Compte rendu

LA PART ANIMALE DE L’HOMME ESQUISSE D’UNE THÉORIE DU MYTHE ET DU CHAMANISME. Michel Boccara, 2002, Editions Anthropos, Collection “ Psychanalyse et pratiques sociales dirigée par Paul-Laurent Assoun et Markos Zafiropoulos

Pages 562e à 568e

Citer cet article


  • Lioger, R.
(2002). LA PART ANIMALE DE L’HOMME ESQUISSE D’UNE THÉORIE DU MYTHE ET DU CHAMANISME. Michel Boccara, 2002, Editions Anthropos, Collection “ Psychanalyse et pratiques sociales dirigée par Paul-Laurent Assoun et Markos Zafiropoulos. L'autre, 3(3), 562e-568e. https://doi.org/10.3917/lautr.009.0562e.

  • Lioger, Richard.
« LA PART ANIMALE DE L’HOMME ESQUISSE D’UNE THÉORIE DU MYTHE ET DU CHAMANISME. Michel Boccara, 2002, Editions Anthropos, Collection “ Psychanalyse et pratiques sociales dirigée par Paul-Laurent Assoun et Markos Zafiropoulos ». L'autre, 2002/3 Volume 3, 2002. p.562e-568e. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/revue-l-autre-2002-3-page-562e?lang=fr.

  • LIOGER, Richard,
2002. LA PART ANIMALE DE L’HOMME ESQUISSE D’UNE THÉORIE DU MYTHE ET DU CHAMANISME. Michel Boccara, 2002, Editions Anthropos, Collection “ Psychanalyse et pratiques sociales dirigée par Paul-Laurent Assoun et Markos Zafiropoulos. L'autre, 2002/3 Volume 3, p.562e-568e. DOI : 10.3917/lautr.009.0562e. URL : https://shs.cairn.info/revue-l-autre-2002-3-page-562e?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/lautr.009.0562e


L’ouvrage de ce collègue américaniste est stimulant et ambitieux. Même si le sous-titre se pare du terme prudent « d’esquisse », on sent que le travail entrepris prétend bien plus que ce que suggère ce terme, Michel Boccara n’hésitant pas, sous l’égide de la psychanalyse, à ressusciter la critique à l’anthropologie de Lévi-Strauss “ éradicatrice du sujet ”. Cette critique se pare de la pensée mythologique elle-même dont Boccara veut en quelque sorte retourner toute la force contre un structuralisme appauvrissant. Il le fait par exemple en mobilisant aussi bien l’œuvre d’Ernesto De Martino, chez qui il prend l’efficacité réelle du mythe en opposition à l’efficacité symbolique de Lévi-Strauss, la force d’Antonin Artaud ou de Bataille qui réévaluèrent aussi selon lui la pensée mythique. Il affirme que “ le mythe s’inscrit au fondement des rapports sociaux ” et constitue “ le rapport originel par lequel l’homme s’est senti puis pensé comme être social ”. La pensée artistique est celle qui continue la pensée mythique, comme le théâtre d’Artaud et la folie à laquelle s’était intéressée de manière originale Fernand Deligny. C’est cette mobilisation originale d’auteurs très différents qui permet à Boccara de fonder son anthropologie, où le mythe, on l’aura compris, tient la place centrale. Cette anthropologie commence d’ailleurs par reprendre la question de l’apparition du langage à partir du chant qui fut appris des oiseaux et perpétué par l’homme chaman et dont les langues tonales sont une réminiscence…


Date de mise en ligne : 27/02/2013

https://doi.org/10.3917/lautr.009.0562e

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