Les enjeux de la présidence française de l'Union européenne : opportunités et limites
Pages 161 à 168
Citer cet article
- CHARILLON, Frédéric,
- Charillon, Frédéric.
- Charillon, F.
https://doi.org/10.3917/ris.069.0161
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- Charillon, Frédéric.
- CHARILLON, Frédéric,
https://doi.org/10.3917/ris.069.0161
Notes
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[1]
De 1995 à 2020, la France n'aura présidé l'Union européenne que trois fois, en 1995, 2000, et en 2008.
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[2]
Après la Slovénie au premier semestre 2008 et avant la République tchèque au premier semestre 2009.
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[3]
Voir le discours de Nicolas Sarkozy sur l'avenir de l'Europe (Bruxelles, 8 septembre 2006, hhttp:// www. robert-schuman. org/ actualite/ bruxelles/ discours8sept.pdf).
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[4]
Le 9 juillet 2007, Nicolas Sarkozy a accompagné sa ministre des Finances, Christine Lagarde, à la réunion des ministres des Finances de la zone euro, afin d'expliquer le report à 2012 d'un retour à l'équilibre budgétaire initialement annoncé pour 2010.
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[5]
Il s'agit de Jean-Pierre Jouyet, qui fut notamment directeur adjoint du cabinet du Premier ministre Lionel Jospin, de 1997 à 2000, mais aussi directeur adjoint (de 1991 à 1994), puis directeur (de 1994 à 1995), de Jacques Delors, président de la Commission européenne.
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[6]
Accusées, avec un médecin palestinien, d'avoir inoculé le virus du sida à 438 enfants de Benghazi, cinq infirmières étaient détenues en Libye depuis 1999, où elles clamaient leur innocence. Elles ont été libérées le 24 juillet 2007.
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[7]
Cette critique ressortait en tout cas d'une partie de la presse européenne à l'époque, notamment allemande.
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[8]
Nicolas Sarkozy a critiqué, à l'été 2007, l'attitude de la Commission, qui selon lui protégeait insuffisamment les emplois européens.
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[9]
Th. Ferenczi, « Outrecuidance française », Le Monde, 17 janvier 2008.
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[10]
Voir F. Charillon, « La France dans l'Union européenne : une stratégie à redéfinir », Questions Internationales, no 6, mai 2004.
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[11]
Plusieurs mises en garde ont pu être entendues en janvier 2008, y compris de la part du commissaire européen aux Transports, Jacques Barrot, qui a évoqué des « conseils de méthode » pouvant être donnés à la présidence française, qui devrait savoir « jouer collectif », « quand bien même il y aurait une star dans l'effectif ».
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[12]
Claude Blanchemaison est à la tête du Secrétariat général de la présidence française de l'UE (PFUE), « rattaché au Premier ministre et ayant des compétences interministérielles », avec des « attributions budgétaires, d'organisation, de communication et de garantie de bonnes fins des opération de la présidence ». Interview de Claude Blanchemaison, sur le site wwww. touteleurope. fr. Il est grandement aidé dans cette tâche, au quai d'Orsay et principalement sur les dossiers relatifs à l'action extérieure, par Pierre Ménat, directeur de la coopération européenne.
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[13]
Lors de la conférence des ambassadeurs qui s'est tenue à Paris les 27-29 août 2007.
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[14]
« La présidence française sera citoyenne, marquée par la réconciliation entre les Français et l'Europe », a déclaré Jean-Pierre Jouyet le 20 septembre 2007, dans une conférence à l'Institut français des relations internationales (IFRI). Et à l'approche de la Présidence française de l'UE, le Quai d'Orsay a créé en décembre 2007 un « comité d'orientation sur les questions européennes » destiné à rapprocher l'Union des citoyens.
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[15]
Sur ces questions voir la communication de Jean-Pierre Jouyet, Secrétaire d'État auprès du ministre des Affaires étrangères et européennes chargé des Affaires européennes, présentée en Conseil des ministres le 19 septembre 2007.
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[16]
Comme, en matière de justice et d'affaires intérieures, l'européanisation des dispositifs « alerte-enlèvement », la protection consulaire commune en Europe, la sécurité civile coordonnée ou encore, en matière de relations extérieures, la préparation des sommets avec les principaux pays émergents (Chine, Inde, Corée du Sud). Ces points sont à l'ordre du jour de la présidence française.
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[17]
Du fait de la petite taille de l'appareil diplomatique de Ljubljana, la France représente déjà, au premier semestre 2008, la Slovénie dans près de 120 pays, où ses ambassades s'expriment ou effectuent des démarches au nom de la présidence slovène.
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[18]
Paris est même obligé de refuser de nombreuses demandes de sommets internationaux pour ce second semestre 2008, tentant d'en renvoyer certains (comme le sommet Canada-UE) à d'autres présidences.
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[19]
Qui a fait savoir avec une pointe d'amertume, par la voix de son Premier ministre Janez Jansa, que la présidence de son pays ne serait « pas aussi grandiose que celle de la France » mais se concentrerait sur « la substance ».
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[20]
Voir l'enquête menée par « EurActiv » sur les attentes vis-à-vis de la présidence française de l'Union : http:// www. euractiv. fr/ presidence-francaise-ue/ dossier/ enquete-euractiv-presidence-francaise-ue-sommaire-contributions-00038
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[21]
La France est attendue sur ce point notamment en raison de signaux lancés par elle-même à plusieurs reprises, sur le retour plein et entier des Balkans en Europe.
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[22]
Pour reprendre une expression de Hubert Védrine.
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[23]
Il l'avait déjà évoquée sous une autre forme à Rabat en 2005.
Résumé
La présidence française de l'Union européenne suscite des attentes chez ses partenaires, allant de la relance du débat sur les grandes questions, jusqu'à la promotion de politiques concrètes. La présidence française s'annonce ainsi ambitieuse sur la lutte contre l'immigration, la protection de l'environnement, la sécurité des approvisionnements énergétiques et la poursuite d'une Europe de la défense. Elle devra aussi se pencher sur le renouvellement des institutions européennes, la politique de voisinage, la politique industrielle... Si les partenaires européens attendent ainsi des avancées sur le fond, ils craignent une certaine arrogance de la France. La présidence sera ainsi l'occasion de mesurer l'aptitude française à faire preuve d'initiative, mais aussi de talents de négociations, pour aboutir à des réalisations précises.
Abstract
The Goals of the French Presidency of the European Union : Opportunities and Limits
The French presidency of the European Union has created expectations with its partners, from the re-launching of the debate on major questions to the promotion of concrete policies. The presidency seems to be ambitious on the struggle against immigration, environmental protection, security of energy supply and the pursuit of a European defence system. The presidency should also oversee the renewal of European institutions, the neighbourhood policy, and industrial policy... if European partners expect real advancements, they fear French arrogance. The presidency thus presents the opportunity to measure French aptitude and to prove their initiative, but also negotiation talents, in order to bring about precise realizations.